vendredi, 24 novembre 2017
 

Les conflits et la militarisation au centre du débat

Il s’est tenu à Brazzaville le 15 février 2012 au Centre international de traduction des langues, le Forum des jeunes féministes d’Afrique Centrale. Parmi les thèmes qui ont été présentés et débattus par des participantes, il y a le thème sur les conflits et la militarisation.

Après une présentation orale sur la question des conflits et la militarisation faite par Philomène Mukendi et Josepha Pumbulu de la RDC ; les participantes se sont retrouvées en groupes pour approfonfir la compréhension sur ce sujet.

Les conflits sont des désaccords ou des mésententes entre les parties ou groupes de personnes. Dans nos pays, il y a eu plusieurs conflits qui ont eu de l’impact sur la vie des femmes et des filles, elles ont payé le lourd tribu. Mais, elles sont souvent absentes des négociations, des arènes de prise de décision, et cela même quand les missions d’observation ou de maintien de la paix sont décidées et l’absence des actions de prévention et de promotion de la culture de la paix.

Dans notre groupe, nous avons énuméré les différents types de conflits Quant aux conflits, ils sont d’ordre social (conflits familiaux, ethnique, de génération et religion) ; conflits économiques (conflits des ressources) ; et politiques (conflits frontaliers, cas du conflit Cameroun- RCA, conflits de leadership politique, conflits électoraux).

En ce qui concerne la militarisation, elle se rattache à une stratégie de sécurité de défense pour le peuple de l’Etat ; le développement de la force militaire et les dépenses en armement, la préférence de l’option militaire plutôt que la non violence et le dialogue, l’achat des armes pour l’armée et la police. Les rébellions ont aussi été cites ainsi que le phénomène des enfants soldats.

En plénière, des amies ont déclaré qu’il y a une tendance des Etats à dépenser davantage d’argent pour les dépenses militaires que pour les besoins de la population. Tandis que la sécurité pour la population inclut des questions de sécurité économique, alimentaire, sanitaire, individuelle, communautaire et politique.

Et que la sécurité humaine doit être redéfinie. Il y a des femmes et des filles qui sont enrôlées dans les groupes rebelles ou l’armée régulière, le problème des enfans soldats, l’esclavage sexuel des femmes pendant les conflits ; et aussi comme espionnes. Le problème de la circulation illégale des armes a été pointé en insistant sur son lien avec la violence faite aux femmes et aux filles.

Les conflits du Congo au Pool en 1998 ; de la RCA avec le Bagnamoulégués en 2002-2003 ; l’entrée du Président du 15 Mars 2005 (RCA) ; et le cas de la RDC avec Kabila en 1997, illustrent bien cette situation.

Il convient donc de trouver les stratégies pour une utilisation contrôlée des armes. Les programmes de démobilisation, le désarmement et réinsertion des ex-combattants ont été faits au Congo, en RCA et en RDC. Cependant, les femmes et les filles qui vivaient dans les zones de conflits n’ont pas été souvent pris en compte dans les projets et pas associées à la définition des stratégies.

Les stratégies pour y remédier comprennent :

- le plaidoyer auprès des pouvoirs publics, des leaders influent tels que : les leaders communautaires, religieux, politique ;

- la mobilisation des féministes ;

- l’information, éducation et communication sur ce sujet et la formation des féministes ;

- développer des stratégies dans les pays et au niveau sous-régional pour renforcer le travail déjà réalisé sur le terrain sur les conflits et la militarisation.

Ida Moussa

Source : http://fr.africanfeministforum.com

 
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