lundi, 11 décembre 2017
 

Cameroun : Election présidentielle, Ekane Anicet veut rompre avec l’ordre colonial

Le bureau politique du Manidem a déposé les dossiers de leur candidat, en grande pompe, vendredi dernier à la délégation régionale d’Elecam pour le Littoral. Siège de la délégation régionale d’Elecam pour le Littoral, ce vendredi 02 sept 2011, il est 15 heures. Quelques journalistes ont pris position à l’entrée de l’immeuble situé au quartier Bonantone à Deido, ils ont été prévenus du dépôt du dossier de Candidature de Ekane Anicet. Le Secrétariat national à la communication du Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie) a voulu manifestement frappé un coup médiatique en faisant de cet instant un moment solennel qui annonce les couleurs de ce que pourrait être la campagne de leur champion. 10 minutes plus tard, le bureau politique du Manidem, conduit par le Président Abanda kpama arrive sur les lieux. Quelques militants ont également effectué le déplacement, ils arborent des tee-shirts rouges ou blancs à l’effigie d’Ekane Anicet ; On peut y lire qu’il est « le candidat de la rupture avec l’ordre néocolonial ». Après quelques échanges avec la presse, la chemise verte contenant le dossier du candidat du Manidem est acheminé par Abanda Kpama au premier étage de l’immeuble où, après quelques formalités, Justin Enonguene, le chef de service des opérations électorales délivre un récépissé de dépôt de candidature qui est immédiatement présenté aux journalistes ; de même que la déclaration de candidature. « Je soussigné Ekane Anicet, né le 17 avril 1951 à Douala …. Domicilié à Bonadibong-Akwa Douala –profession : homme politique. Je certifie n’être pas frappé d’inéligibilité et m’engage sur l’honneur à respecter la constitution du Cameroun », écrit le candidat du Manidem. Est également mis à la disposition de la presse, le certificat de versement de la somme de 5.000.000 de francs Cfa par Ekane Anicet auprès du trésorier payeur général de Yaoundé.

Programme

Interrogé au sujet de son engagement à l’élection présidentielle du 09 octobre prochain, ce malgré le constat effectué par le Manidem , de ce que « les conditions d’une élection juste transparente et démocratique ne sont pas réunies aujourd’hui dans notre pays », Ekanet Anicet insiste sur le fait qu’Elecam est à la solde d’un « régime dictatorial qui ne peut pas organiser des élections pour les perdre ». Il appelle néanmoins les Camerounais à prendre leurs responsabilités. « Tout dépend de vous » rappelle-t-il, comme en 2004. « Le jour où les Camerounais voudront qu’il y ait un changement dans ce pays, ce sera chose faite ; si Biya a 2%, ce qui risque d’arriver, comment va-t-on faire pour l’imposer président. Si Fru Ndi a 2% et le candidat du Manidem 48%, vous voyez qu’on est déjà à Etoudi. », Pense-t-il avec optimisme. Ekane Anicet pourra alors, si les Camerounais l’entendent, mettre en œuvre le programme politique économique, social et culturel du Manidem (TRANSIPEC) qui s’appuie sur des « mesures réalistes, applicables durant les trois premières années du mandat présidentiel. » Il s’agira, précise le TRANSIPEC « de permettre à notre pays et à notre peuple d’entrer dans la modernité, en sortant progressivement mais résolument de la division, de l’obscurantisme et de la pauvreté »

Georges Ekane Anicet regrette cependant que l’une des propositions majeures de ce programme politique n’ait pas été pris en compte par le Président sortant. « Nous avons dit que pour une fois qu’on peut avoir l’occasion d’organiser des élections de façon consensuelle, dans un pays apaisé, qu’il y ait un report et que cette période de transition soit géré par un gouvernement de transition consensuel. Mais nous ne pouvons pas imposer à l’ensemble de la nation notre point de vue, encore moins au président de la République, encore moins aux caciques du Rdpc qui l’ont poussé à précipiter le calendrier. Mais nous avions déjà décidé depuis notre dernier congrès que nous devions aller aux élections ; et vous voyez bien que nous étions prêts, contrairement à ce que les gens pensaient, nous sommes les premiers à déposer notre dossier », relève-t-il, déçu.

L’on notera cependant qu’Anicet Georges Ekanet n’est pas le premier sur la liste des candidats ayant déposé leurs dossiers au siège régional d’Elecam pour le Littoral. Avant lui, Albert Ndzongang était passé ; ils seront suivis par Nsoh Fone Daniel du Parti Socialiste Unifié et Mbem Jean de l’Egalité socialiste et démocratique du Cameroun. Nous y reviendrons

Ive TSOPGUE

Source : http://www.camnews24.net

 
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