lundi, 11 décembre 2017
 

Cameroun - Grève Sitrafer : Abanda Kpama propose une porte de sortie

Le président du Manidem dénonce l’attentisme de l’Etat, et lui demande de choisir une solution qui donne satisfaction aux nationaux.

Après une longue période de grève observée par les employés de la société internationale des travaux ferroviaires depuis le mois de mars dernier, pour réclamer sept mois de salaires, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, Abanda Kpama, se dit surpris de la situation qui y perdure. Ce dernier ne comprend pas qu’une société dans laquelle l’Etat est actionnaire, puisse connaître les problèmes de trésorerie. Y a-t-il un problème de trésorerie ou de gestion dans cette entreprise ? S’interroge-t-il, avant d’ajouter qu’on peut s’étonner de ce qu’il aurait fallu attendre sept mois pour que le directeur général de Sitrafer s’expliquât. D’après l’homme politique, pense que s’il s’agit d’un problème de gestion, le conseil d’administration doit tirer les conséquences qui s’imposent. Subvention à tête chercheuse de l’Etat

On se souvient que dans une démarche menée par le gouvernement pour confronter les parties en conflit, Sitrafer avait reçu une subvention pour payer trois mois de salaire. « Qu’a-t-on prévu pour les autres mois qui restent impayés ? », se demande-t-il. Comment expliquer qu’une entreprise puisse bénéficier d’une subvention de l’Etat ?, Est-ce à dire que toutes les Pme pourraient désormais bénéficier des prêts de l’Etat lorsqu’elles auront les problèmes de trésorerie ?

Maintenir l’activité de Sitrafer

Pour le Manidem, Sitrafer est utile sur deux plans : L’entreprise emploie près de 700 personnes qui ont des milliers de bouches à nourrir ; sur le plan technique, une expertise avérée. Le président du Manidem pense qu’on ne peut pas souhaiter la fermeture de cette structure qui, pour l’instant détient le monopole sur le plan national. Pour qu’elle continue de fonctionner, pense le président Abanda, la gestion doit être saine et transparente ; le conseil d’administration doit faire le plus tôt un bilan et tirer des conséquences. Si la direction générale a un problème avec son client(Camrail), étant donné que l’Etat est actionnaire et qu’il est garant du bien-être des camerounais, l’opposant demande que l’activité de Sitrafer soit maintenue afin que des emplois soient sauvés.

Sur les trois mois d’arriérés de salaire que devrait couvrir la subvention de l’Etat, le personnel en grève dit avoir perçu seulement un mois. Dans l’édition du quotidien Mutations du 23 juillet 2012, le délégué du personnel dit son amertume, en annonçant que si les deux mois ne sont pas épongés le 24 juillet, ils entameraient une nouvelle grève. Jacques Bimaï, directeur général de Sitrafer, contacté par téléphone, a plutôt laissé la possibilité à l’un de ses collaborateurs de réagir : « Les employés sont entrain de passer à la caisse pour les deux mois de salaire qui restaient dans la subvention ». Cette information n’a pas été confirmée par le délégué du personnel, Nyemb Bidjocka, que nous n’avons pas pu joindre au téléphone.

Bernard Tchami

Source : http://www.lanouvelleexpression.info

 
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