vendredi, 24 novembre 2017
 

Cameroun : LE FONCTIONNEMENT DU MANIDEM EST BASÉ SUR LE CENTRALISME DÉMOCRATIQUE AVEC UNE PRISE DE DÉCISION COLLÉGIALE »

Dieudonné YEBGA est, depuis le 2 Aout le président du Mouvement Africain Pour La Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM). Il remplace à ce poste Pierre Abanda Kpama décédé récemment. Certes son nom n’est pas sous les projecteurs de la politique active et envahissante.

Pour autant, le nouveau président du MANIDEM ne sort pas de la cuisse de Jupiter. Il est bel et bien un notable dans le microcosme politique Camerounais. D’ailleurs, pour emprunter une terminologie jetée aux oubliettes de l’histoire et exhumée dans le jargon politique, il est fils de « maquisard ».

C’est dire si Yebga s’est abreuvé à la source politique dans le sein de sa « maquisarde » de mère. TOUT AZIMUT, il s’est prêté aux questions de camer.be, avec la précaution qu’on connait aux politiques de son écurie.

Vous venez d’être porté à la tète du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et le Démocratie (MANIDEM). Qui est Dieudonné Yebga ?

Le tout nouveau president du MANIDEM est agé de 56 ans, originaire de Matomb dans le Nyong et Kellé, province du centre. Chef de Division du Système d’information depuis juin 2005, il est Employé à la Sonel, devenue AES Sonel depuis 1984. Chef de famille et marié.

Secrétaire Général du SYNATEEC (Syndicat National Autonome des Travailleurs d’Energie et Eau du Cameroun) Promoteur des activités sportives, sociales et culturelles au sein de l’association « Challenge jeunes de Matomb ». Membre de plusieurs autres associations d’élites, de famille et d’amis.

Votre parcours politique

Comme tous les ressortissants de ma région natale, la politique est une religion. D’ailleurs ma mère était une agente de liaison entre les nationalistes qui habitaient la forêt et ceux qui, discrètement animaient certains réseaux. Cette éducation a cultivé certains reflexes en moi. Telles que la confidentialité et la discrétion pour ne citer que celles-là.

Ces qualités amèneront le responsable de l’UPC clandestine à me copter dans l’organisation en lutte pour la démocratisation du Kamerun. Mon parcours politique débute donc en 1989 : 1989 : Militant de l’UPC Clandestine, 1991 : Militant de l’UPC-Manidem, 1995 : Membre fondateur du Manidem, 1995 : Secrétaire National à l’organisation du Manidem 2009 : Membre du bureau politique élu au 2è congrès du Manidem, 2009 : Secrétaire aux affaires économiques, 2010 : Candidat malheureux à l’élection du Président du Manidem, 2011 : Directeur de campagne du candidat du Manidem à l’élection présidentielle,2011 : Membre de la commission nationale de recensement général vote (Election Présidentielle) 2013 : Tête de liste du Manidem aux élections municipales dans la circonscription électorale de Matomb, 2013 : Membre de la commission nationale de recensement général vote (Elections Législatives) 02 Août 2014 : Président du Manidem.

Concrètement, ou et comment s’est passé votre élection ? Aviez-vous un challenge ?

Le Comité National de Coordination (CNC), initialement prévu le 26 juillet 2014 à Bafoussam a été reporté au 02 Août 2014 dans la même localité. L’article 25, alinéa a) des Statuts du Manidem, stipule que : Le Comité National de Coordination (CNC) élu par le Congrès, est la plus haute instance du parti entre deux sessions du Congrès.

C’est à ce titre que le CNC, après l’analyse de la situation nationale, a fait le constat suivant : Depuis plus de deux ans, notre pays est le théâtre de multiples attaques contre les hommes et les biens ; les agressions contre nos forces de défenses, les dégradations des biens et les prises d’otages se multiplient. Toutes ces attaques terroristes prétendument attribuées à la secte terroriste Boko Haram semble être une stratégie de déstabilisation du Kamerun suivant le schéma de la Lybie ou de la Côte d’Ivoire. Face à cette situation, le MANIDEM, force d’avant-garde, ne saurait rester indifférent.

Le CNC a donc pris ses responsabilités en organisant l’élection du Président du parti. Trois candidats ont été proposés, il y a eu un désistement et ma candidature a été soutenue par le maximum des membres du CNC présents.

Quel est votre programme politique ?

Le fonctionnement du MANIDEM est basé sur le centralisme démocratique avec une prise de décision collégiale. Suivant l’article Articles 52 des Statuts du Manidem, Le Président National est le principal responsable politique et est chargé entre autres de la supervision de l’organisation, de la structuration et de la mobilisation. A ce titre, le programme politique ci-dessous est la vision du Manidem. Pour y parvenir, il faut restaurer la confiance avec les masses populaires. Cette restauration ne sera possible que si ces sont encadrées et formées.

La crise économique et sociale est l’expression la plus manifestement incontestable du bilan d’un demi-siècle de gestion économique du système AHIDJO-BIYA. Bilan négatif dans sa globalité et dans sa généralité. Le chaos de l’économie Kamerunaise traduit la nature économiquement fossoyeuse de l’Etat UNC-RDPC, entièrement voué à servir les intérêts occidentaux et étrangers.

L’essence de la crise économique au Kamerun se déploie sous 13 formes concrètes appelées ici "13 faillites du régime BIYA", et que l’on peut résumer en 3 inaptitudes graves : Inaptitude à promouvoir une politique sociale d’épanouissement et de développement, Inaptitude à promouvoir une politique de production, monétaire et financière de développement, Inaptitude à promouvoir une politique d’intégration régionale et africaine.

Le but ultime de la lutte que mène le peuple Kamerunais est l’instauration d’un Etat socialiste, seul capable de promouvoir l’indépendance réelle de notre pays et l’épanouissement de nos populations. Cependant, la réalisation de cette étape ultime nécessite une période de transition au cours de laquelle nous devrons conquérir notre indépendance économique et préparer les bases objectives et subjectives d’un dépassement ultérieur.

Au terme de cette transition, la base économique de la nation sera articulée autour de quatre composantes : Création d’un secteur d’Etat, Création d’un secteur coopératif, Délimitation du secteur privé, Renforcement de la coopération régionale et internationale.

Source : http://www.camer.be

 
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