jeudi, 23 novembre 2017
 

Cameroun : Non respect des droits syndicaux

Violence contre des syndicalistes et non-respect des conventions collectives : Le 8 novembre 2012, près de 500 membres du Syndicat camerounais des musicien(ne) s (SYCAMU) ont été violemment pris à partie par la police à Yaoundé. Des artistes, dont Anne-Marie Nzié, la « Reine de la musique camerounaise » âgée de 85 ans, ont été mis à terre et frappés. 63 musicien(ne)s ont été arrêtés et détenus plusieurs heures avant d’être relâchés. Les membres du SYCAMU protestaient contre la mauvaise application du nouvel accord sur le paiement des droits d’auteur aux artistes.

Discrimination antisyndicale : Depuis mai 2012, la direction de l’entreprise Orange s’en prend aux dirigeant(e)s syndicaux ; ces derniers ont reçu des notifications comportant des avenants unilatéraux à leur contrat de travail. La loi interdit la discrimination antisyndicale et prévoit des amendes pour les employeurs qui s’en rendent coupables mais elle ne prévoit pas, en revanche, de réparation sous forme de réintégration ou de dédommagement pour les travailleurs/ euses indûment licenciés.

Sanctions pour activités syndicales : Le Code du travail impose de lourdes amendes lorsque des activités syndicales sont organisées avant l’enregistrement officiel du syndicat. Dans le même temps, l’enregistrement des syndicats est soumis à l’autorisation préalable des autorités publiques.

Source : http://www.ituc-csi.org

 
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