vendredi, 15 novembre 2019
 

Cameroun : « Nous demandons une période de transition consensuelle »

Il n’est jamais facile d’avoir raison trop tôt. Les graves évènements survenus au petit matin du 29 septembre 2011 à Douala confirment les inquiétudes que le MANIDEM a exprimées à propos du processus électoral et de la longue et grave crise politique qui secoue notre pays depuis de longues années. En effet, ce 29 septembre 2011, un groupe de militaires ont pris d’assaut le pont stratégique de Bonabéri sur le Wouri, déployant une banderole qui demandait le départ de M. BIYA, tenant en respect les populations en tirant les coups de feu nourris, bloquant la circulation des heures durant entre les villes de Bonabéri et de Douala.

Le MANIDEM, constatant :

- Les graves tensions qui alimentent la crise politique dans notre pays, crise qui s’est accélérée avec la modification constitutionnelle de 2008,

- L’impréparation et l’inexpérience d’ELECAM

- La réintroduction anticonstitutionnelle de l’Administration dans le processus électoral

- La violation flagrante par le pouvoir en place et son chef des lois et règlements qui régissent les élections et dont la plus récente est l’occupation illégale des panneaux publicitaires par le parti gouvernemental RDPC

- L’incapacité désormais avérée d’ELECAM d’organiser des élections apaisées et crédibles, ce qui pourrait créer des contestations postélectorales qui nous conduiraient aux émeutes et au chaos.

Constatant tout cela, notre Parti a préconisé une période de transition consensuelle pour donner de manière sérieuse et sereine des réponses à nos problèmes institutionnels, électoraux et économiques et sociaux.

Cette proposition sage et patriotique a été ignorée par le régime et son chef.

La situation actuelle nous conforte dans l’idée selon laquelle les conditions du chaos sont de plus en plus réunies.

Le régime de M. BIYA et M. BIYA lui-même seront tenus pour responsables de la situation chaotique vers laquelle le pays s’achemine.

Le MANIDEM a prévenu et proposé une solution de sortie de crise. Les évènements de Bonabéri sont d’un très mauvais présage. Il n’est pas tard pour arrêter le drame qui s’annonce. Il n’est pas tard pour sauver le Kamerun d’un bain de sang. Une fois de plus, nous demandons à M. BIYA d’instaurer immédiatement une période de transition consensuelle.

IL Y VA DE L’INTERET SUPERIEUR DE NOTRE NATION.

Pour le Bureau Politique du MANIDEM,

Le Président

ABANDA KPAMA

Le Porte-parole du Candidat

HILELA MATUG

Le Secrétaire à la Communication

Charles NGAH NFORGANG

 
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