mardi, 20 août 2019
 

Cameroun : Nouvelle explosion d’humeur à l’usine à gaz de Logbaba

Les riverains déguerpis ont à nouveau investi l’accès du site ce lundi pour se faire entendre

On remet ça !

Nouveau coup de gueule des populations riveraines et des habitants déguerpis du champ gazier de logbaba et des alentours. Quatorze jours après le mouvement d’humeur effectué sur le site de l’usine à gaz de logbaba et un mois trois jours après le lancement officiel des travaux de construction de ladite usine par le ministre de l’industrie, des mines et du développement technologique (Minimidt), ces derniers ont à nouveau manifesté pour exprimer leur ras le bol : ils nous disent qu’ils ne savent rien de nos dossiers, pour eux nos dossiers sont à la primature déclare Mme Vicky Rose Simo l’une des contestataires de ce lundi 25 juillet 2011 qui met en exergue l’un des deux arguments fondateurs de leurs revendications. En effet l’état alarmant de la route et le processus d’indemnisation à la traine laissent ces habitants dans le désespoir total. Comme c’était déjà le cas le 11 juillet dernier, les manifestants avaient pour seules armes des pancartes sur lesquelles des messages exprimant leurs revendications étaient inscrits : réparez les routes, approvisionnez nous en eau, donnez nous notre argent… Mais le mode opératoire était le même c’est-à-dire l’obstruction de l’accès du chantier. Pendant plusieurs heures aucun mouvement de véhicules et engins n’était possible en ce lieu ce lundi pendant le blocus.

Encore des promesses

Il a fallu l’intervention du Sous-préfet de Douala 3e pour calmer les ardeurs des frondeurs, Njoya Zakariaou en a profité pour apporter certaines réponses aux mécontentements dévoilés : je suis venu vous écouter, comprendre vos problèmes pour qu’ensemble nous essayons de trouver des solutions à ces problèmes, je ne sais pas de quoi il s’agit et je vais vous donner la parole pour que vous m’expliquiez de quoi il s’agit. Je suis venu ici il y a deux semaines, il était question de refaire les routes endommagées et je ne sais pas quel est le niveau d’évolution des travaux. Ensuite il était question de l’indemnisation des riverains et ici j’ai rassuré les riverains que le dossier suivait son cours, tout le monde devrait être indemnisé. Le Cameroun est un état de droit, nous ne pouvons pas faire autrement que d’indemniser ceux qui le méritent ; le dossier est en ce moment au niveau des services du premier ministre et les décrets seront signés. On m’a posé des soucis par rapport aux élèves et la rentrée scolaire qui arrive, c’est normal que les parents soient inquiets. Moi je dis que l’indemnisation va suivre son cours, maintenant est ce que les parents doivent inscrire leurs enfants ici ou est ce qu’ils vont déménager ? C’est une question que nous devons résoudre avant la rentrée scolaire qui arrive. A sa suite les responsables de Rodéo ont tenté de rassurer les réfractaires c’est du moins ce qui ressort des propos de Dairou chargé de la Communication du groupe : Rodéo prend l’engagement de remettre les voiries en l’état, la seule difficulté qui se pose en ce moment c’est la saison pluvieuse mais on vous assure que de ce coté toutes les mesures sont prises pour réhabiliter les routes En guise de caution, le sous-préfet de Douala 3e a promis de revenir ce mardi matin pour s’assurer du démarrage des travaux, toute chose qui n’a pas semblé rassurer les habitants en colère, néanmoins ceux-ci ont levé l’ancre en se donnant rendez-vous ce 26 juillet 2011.

Dipita Tongo

Source : http://journalducameroun.com

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes