mardi, 21 novembre 2017
 

Cameroun : RDPC, le monstre en bout de course

Dans une interview reprise par divers fora kamerunais à la veille du dernier congrès du RDPC, M. Tobie Ndi récidive et rêve à nouveau de remplacer M. Paul Biya à la tête de leur parti. Et il dit, à haute et intelligible voix (oh le téméraire !), que son parti doit « devenir ce véritable cadre de débats où l’on pense plus que l’on ne danse, afin de recouvrer véritablement son rôle de force de proposition, d’évaluation et d’autocritique dans l’accompagnement du pouvoir dont les responsables sont issus de ses rangs. Enfin, il est temps de dessiner les options d’une relève au sommet du parti. » Surprenante lucidité dans une organisation où l’on danse davantage qu’on ne pense ! (Dixit le chef même du parti).

Et le glossaire du pourfendeur de ces us et coutumes abracadabrantes est à l’avenant : goulot d’étranglement ; textes de base adoptés à l’ère du Parti unique ; dysfonctionnement ; dispositions d’essence monolithique et qui sont à l’opposé des options démocratiques ; candidat à la présidentielle choisi dans le cadre des primaires lors du congrès ; dissociation des deux fonctions [de président du parti et de président de la république] ; etc.

Bigre ! Ce gars ne rêve pas de devenir ministre ? Quel maladroit !

Cependant, notre étonnement feint devant la relative sagacité de M. Tobie Ndi ne doit pas égarer notre lecteur, car ce militant du RDPC est bien dans son rôle de préposé à l’enfumage des braves Kamerunais que nous sommes ; il énumère les symptômes et ne dit rien de la cause profonde de la maladie, qui fait du RDPC un monstre politique en bout de course.

L’UNC DES ANNÉES 60, UN PARTI FASCISANT PLEIN D’ALLANT

L’Etat kamerunais, comme le montre à souhait Guillaume-Henri Ngnépi dans un texte du numéro 3 de la revue Alternative révolutionnaire, est un Etat fascisant. Cela signifie, entre autres, comme il l’écrit, une « autonomisation tendancielle de l’appareil d’Etat par rapport, certes à la société, mais aussi à la classe dominante bourgeoise.  » Ni par son fonctionnement ou son organisation, ni par son discours idéologique ou sa base sociale et les hiérarchisations de classes qu’elle manifeste, le parti fascisant (l’UNC dans les années 60) ne témoigne d’une quelconque normalité. Qu’il soit entendu ici que la « normalité » dont il est question ne renvoie à aucune essence dont les diverses pratiques politiques seraient les manifestations phénoménales. La normalité ici est celle, banale en capitalisme du centre, des partis bourgeois qui s’affrontent dans le cadre de règles relativement consensuelles.

Or à sa naissance, le parti fascisant néocolonial a pour fonction essentielle l’enrégimentement et la caporalisation (ils disaient « l’encadrement ») des populations, sur le fondement d’un aphorisme insultant : la multitude des ethnies (sauvages, barbares, querelleuses, cela va de soi !) fait désordre et impose la nécessité d’une organisation politique unique pour tout le pays. Et cette « unicisation » /« UNCisation » de la vie politique nationale se fait au mépris de la diversité des intérêts matériels ou moraux des diverses couches de la société. Ce qui prévaut dans l’enrôlement des militants (en réalité des captifs), ce n‘est pas tant qu’ils soient convaincus de quelque cause ou de quelque opinion. C’est tout simplement qu’ils s’alignent - et avec enthousiasme s’il vous plait ! - dans les rangs du « grand Parti National Unifié. » La carte du « parti » devient un document tout aussi officiel que la carte nationale d’identité.

La mission première du parti fascisant est donc de dompter l’ensemble de la société, y compris la bourgeoisie d’affaires naissante, et de l’assujettir aux intérêts économiques et géostratégiques d’une puissance extérieure. Que la durée ou les affres du processus de mise en place de ce système dictatorial soient différentes ici et là en Afrique est inessentiel pour notre propos. L’important est que le parti fascisant est une organisation aux missions extraverties, non nationales et antinationales. Et de quelle que manière qu’on puisse l’envisager, il ne peut générer la démocratie. Tout au plus contribue-t-il à renforcer la paix, la cohésion sociale, la démocratie et le progrès en France, grâce au surtravail de la néocolonie.

Aussi, l’organisation du parti fascisant reproduit-elle de façon quasi-mimétique les hiérarchies visibles et invisibles qui existent dans la société réelle. L’exemple du Kamerun au début des années 60 est fort illustratif à ce sujet.

Au sommet de l’échelle, camouflé par les nuages du discours démagogique sur « l’indépendance pleine et entière et la souveraineté nationale toujours réaffirmée », etc., se trouve la France gaulliste et foccartienne, auprès de qui Ahidjo prend des instructions et à qui il rend compte du fonctionnement de l’ensemble de la vie nationale, y compris de celui du « parti. »

Tout juste en dessous de cet olympe, la bourgeoisie bureaucratique locale, dont les salaires de certains des membres continuent pendant un bout de temps à être sur le budget de la France, et qui sont très bien « encadrés » par l’assistance technique, pour que le juteux Kamerun n’échappe pas aux griffes de l’impérialisme français. Chacun des membres de cette bourgeoisie bureaucratique locale se trouve, au sein de l’administration du « parti », quasiment au même niveau que dans l’administration publique. Il n’est pas bon qu’une tête dépasse dans cet équilibrage des ressources humaines, et la norme fascisante est faite pour être respectée ! N’est-ce pas, Monsieur Fochivé ?

En dessous de la bourgeoisie bureaucratique, une bourgeoisie d’affaires qui tente de survivre à l’étouffement financier et procédural de son homologue des bureaux. Mais parce qu’elle est essentiellement compradore, son rôle historique tient davantage de l’économie de services que de l’économie productive, et elle ne dispose pas de pouvoir politique autonome. Il ne lui viendrait même pas à l’idée de revendiquer pour elle-même la création d’un parti politique.

Au bas de l’échelle, la rude piétaille des militants de base, organisée en des structures parfois paramilitaires, avec les uniformes et le harnachement qui sied, et qui rappellent au souvenir les faisceaux nazis d’Adolf Hitler ou de Mussolini. Pour la petite histoire, on est surpris que le SDF ait adopté de tels oripeaux pour ses « vanguards ». Il n’y pas à dire, au fil du temps, la fascisation tendancielle de l’UNC et du RDPC a grandement déteint sur les autres partis politiques kamerunais, y compris (et c’est extraordinaire) certaines branches de l’UPC.

Au début des années 60, le discours idéologique de l’UNC fascisante tient du registre de la dévotion menaçante. On y parle, par exemple, de « mystique du développement » ; on y fait mille autres proclamations du même tonneau ; et le parti vit l’activité fiévreuse de la fourmilière. Le pays est en friche - dit-on - et prometteur de mille opportunités de créer, de s’élever à la gloire du pionnier. On vouera donc aux gémonies (et aux pelotons d’exécution, bien sûr) les inconscients qui, « aigres et jaloux » comme cela va de soi, croient au verbiage attardé des Ouandié Ernest, qui vivent en brousse comme des animaux (empruntons à André-Marie Mbida quelques années plus tôt).

En raison de cette « mystique » et d’autres sentences fortes qui tiennent lieu d’idéologie au parti fascisant, le culte du chef ne dévore pas encore totalement la vie politique nationale comme ce sera le cas avec le RDPC et Paul Biya. Cette relative timidité dans le culte de la personnalité tient également au fait que les joutes et combats politiques de l’époque plus relativement démocratique du colonialisme direct n’ont pas encore totalement perdu de leur vigueur. Aussi les discours du dictateur du jour durent-ils de longues heures monotones et, s’ils sont un supplice pour les oreilles et les cerveaux des patriotes, ils enflamment des populations désormais fanatisées au possible (ce qui est précisément la marque de fabrique des partis de type nazi).

L’UNC À BOUT DE SOUFFLE

L’avènement de Paul Biya au pouvoir en 1982, au-delà du complot dit « des médecins », qui aurait mis Ahidjo hors-jeu, était la face visible des craquèlements qui se faisaient de plus entendre dans l’édifice de l’UNC fascisante depuis son congrès à Bafoussam en 1978. Malgré la poigne de fer d’Ahmadou Ahidjo, les classes et catégories sociales embrigadées de gré ou de force dans son « parti » avaient progressé en nombre et en qualité de leur conscience politique. De manière plus fondamentale, la situation économique du pays laissait à désirer, malgré les apparences. Des modifications visibles du contexte international auguraient d’un changement (au moins cosmétique) des méthodes de domination des pays du tiers-monde par l’impérialisme. En un mot comme en mille, nombreux étaient les Kamerunais qui se sentaient déjà trop à l’étroit dans la camisole de force de l’Etat UNC. C’est aussi pour cela que l’avènement de Paul Biya à la présidence de la République suscitera tant de ferveur et d’espoir.

Paul Biya installé à Etoudi, les fissures au sein de l’UNC se transforment au jour le jour en fractures, et il y a des dissensions jusque dans le sérail de l’ancien dictateur qui voit, ahuri certainement, son bras droit Moussa Yaya prendre position contre lui dans sa querelle contre Paul Biya. La tentative de putsch du 6 avril 1984 viendra consacrer la rupture du contrat d’intérêts entre la branche la plus conservatrice de l’UNC, et une aile que nous dirons « progressiste » (davantage par carence de vocabulaire que pour exprimer la vérité).

PAUL BIYA, LE GORBATCHEV KAMERUNAIS ?

La création du RDPC à Bamenda apparaît pour beaucoup de Kamerunais comme une formidable bouffée d’oxygène. Les intellectuels s’y engouffrent en masse pour y faire valoir leurs compétences et leur savoir-faire, convaincus qu’ils tiennent là, comme leurs devanciers dans les années 60, mille opportunités de créer et de s’élever à la gloire du pionnier. Des appels de pied sont même faits aux « égarés » de l’UPC ! Le RDPC et Paul Biya apparaissent à plus d’une personne comme les messies promis, qui viennent délivrer le Kamerun de sa longue traversée du désert. Les slogans de « rigueur » et de « moralisation » sonnent comme des appels à l’engagement sans réserve. Et, dit-on sans sourciller, la glasnost et la perestroïka kamerunaises tiennent la chandelle à leurs pâles homologues de l’Union soviétique.

Mais le désenchantement n’est pas loin. Et plus d’un s’aperçoivent qu’il y a autant de vieux vin dans le RDPC nouveau qu’il y en avait dans le vieille outre de l’UNC. Le clan des conservateurs (parmi lesquels figure Paul Biya lui-même) a tenu contre les premières bourrasques démocratiques au sein du parti monolithique, et s’agrippera désormais plus fermement à l’appareil de l’Etat (au détriment du « parti ») quand, en 1990, une monstrueuse vague de colère soulèvera les populations kamerunaises, y compris dans le cadre des villes mortes.

DÉSINTÉRÊT POUR LE RDPC ET PERSONNALISATION DAVANTAGE ACCENTUÉE DU POUVOIR

En tant que parti politique, et précisément à cause de son anormalité (ou monstruosité) originelle, le RDPC sort très affaibli de l’épreuve des luttes pour la démocratisation de notre pays au début des années 90.

Il a perdu son hégémonie sur la société, et il ne peut plus caporaliser les citoyens avec la même facilité. Or, il conserve paradoxalement le fonctionnement, l’organisation et la hiérarchisation militante (reflet de la hiérarchisation sociale) qui caractérisaient son ancêtre de l’ère du parti unique.

Et le problème qui lui est instamment posé est celui-ci : compte tenu des nouveaux rapports réels de force au sein de la société kamerunaise, et compte tenu des pressions des puissances étrangères pour la « démocratisation » des régimes dictatoriaux africains, comment continuer à fonctionner, en période de multipartisme même purement administratif, avec des méthodes qui ne siéent qu’à un univers de monolithisme absolu ? L’anachronisme ici est total. Et la quadrature du cercle est telle que Tobie Ndi, notre ami rencontré plus haut, n’hésite pas à dénoncer l’existence, dans son parti, de « textes de base adoptés à l’ère du Parti unique. » Pour M. Biya, toute tentative de rédemption de son parti pour le conformer à la nouvelle donne serait mortifère. Qui ne se rappelle l’aventure de Gorbatchev qui, pour avoir voulu démocratiser le stalinisme de ses prédécesseurs, a causé l’effondrement du bloc soviétique ? Ce n’est pas pour rien quand même que les guides interdisent aux visiteurs des ruines de la Pompéi ancienne de toucher aux murs ! Aussi Paul Biya s’est-il personnellement opposé, y compris par le silence méprisant, à toute tentative de donner une nouvelle vie et de nouvelles orientations au RDPC. Les rénovateurs fondamentalistes et autres modernistes en savent quelque chose. Mais avant eux, Senghat Kuo et d’autres rédacteurs de Pour le libéralisme communautaire s’étaient déjà eux-mêmes éjectés du « grand parti national. »

L’inertie du RDPC, qui déteint sur l’ensemble de la vie publique et sur l’administration kamerunaise, doit donc être comprise comme une forme de résistance des conservateurs de ce parti aux « menaces » des jeunes loups et de la base militante. Cette inertie est devenue le mode même de fonctionnement du RDPC. Et l’on comprend que l’idéologie s’y soit réduite comme peau de chagrin. Le libéralisme communautaire est tombé en désuétude, et il ne reste plus au peu de militants encore enthousiastes qu’à chanter à tue-tête : « Paul Biya, toujours chaud gars. »

Dans son état actuel, le RDPC n’est plus, pour Paul Biya, un outil politique fiable et susceptible, par quelque vitalité retrouvée, de perpétuer ses missions originelles de contribution à la fascisation du pays. Et Paul Biya s’en est détourné depuis belle lurette, comme le montrent plusieurs faits : il ne se présente plus à l’élection présidentielle par l’entregent de ce parti ; il n’en réunit plus les instances dirigeantes, dont les membres sont statutairement forclos depuis si longtemps qu’on n’y pense plus ; les congrès ordinaires du RDPC ont été, depuis, renvoyés aux calendes grecques ; et même les congrès extraordinaires, qui ont pour unique point à l’ordre du jour « l’élection du président national » (c’est-à-dire en réalité celle du candidat « naturel » à la présidentielle), ne l’enthousiasment guère. Et le RDPC n’est plus en réalité, ainsi que l’a dit Paul Biya lui-même, que le parti « proche » du pouvoir.

Mais comment M. Biya continue-t-il à tenir en laisse (et en joue) les populations de notre pays ? Pourquoi la dictature néocoloniale reste-t-elle en place ?

M. Biya s’est totalement replié sur l’appareil d’Etat, et a désormais personnalisé le pouvoir à un point tel que ses alliés internationaux s’en inquiètent et commencent à faire ouvertement pression sur lui pour que le Kamerun ne se transforme pas en tombeau pour leurs intérêts économiques divers. Que Paul Biya ne tienne des conseils des ministres qu’au lance-pierre ne s’explique pas tant par sa paresse légendaire que par de machiavéliques calculs pour rester « l’homme fort » du pays. Toutes les décisions importantes sont prises au niveau de la présidence, sans consultation d’aucune instance, même pas l’Assemblée nationale, qui continue vaillamment à jouer son rôle de chambre d’applaudissement. Et les « petites affaires » sont laissées à la discrétion, sans contrôle non plus, des ministres et de divers supplétifs et autres chefs de terre, prêts à mourir pour le « chef suprême », c’est-à-dire en réalité pour leurs prébendes. Il s’ensuit une organisation quasi-féodale de la société qui n’a plus ni véritable guide, ni guidon. Et tout ceci fait du Kamerun un pays bloqué.

Une telle organisation du pouvoir et de la société, fondée essentiellement sur un appareil d’Etat féodalisé et sur un laxisme machiavélique, ainsi que sur la concentration de l’essentiel des pouvoirs de coercition entre les mains d’un seul homme, prépare résolument le terrain pour une guerre civile en cas d’un éventuel élan des luttes des masses populaires. Qu’on se rappelle la répression féroce et hors de proportion des émeutes de février 2008. Encore une fois, le RDPC n’est pas au pouvoir. C’est M. Biya qui est au pouvoir, et presque tout seul (perspective effrayante pour les gens sensés). Sous les coups de boutoir des luttes populaires inachevées (malheureusement), la fascisation du Kamerun, depuis l’époque d’Ahidjo, a fini par mener à l’annexion presque totale de l’appareil d’Etat par un seul individu, au détriment de ses « compagnons. »

C’est pour cela, également, que le Renouveau est le stade final du néocolonialisme français au Kamerun, comme on l’affirme au Manidem.

QUELQUES CONCLUSIONS

1. Dès lors qu’il appert que le RDPC n’est pas au pouvoir, et qu’il a même perdu toute fonction historique essentielle, et dès lors que le véritable centre du pouvoir et de l’organisation de la vie du pays se situe au niveau de la fonction présidentielle (le nouveau monstre), M. Paul Biya devient un facteur mille fois plus important qu’il n’en a l’air, et qui doit être inscrit dans le viseur des stratégies de la lutte pour la destruction du système néocolonial.

2. Il s’en suit que l’idée d’un débat ou de négociations entre des partis d’opposition et le RDPC, comme lors de la tripartite, est une futilité et une absurdité. Aucun débat et aucune négociation n’auront de substance que fait directement avec Paul Biya lui-même.

3. L’idée d’un changement démocratique qui, à l’heure actuelle, consisterait en une simple alternance au sommet de l’Etat, même avec sous le bras le programme le plus parfait du monde, est un leurre. On ne passe pas de la monstruosité d’un système fascisant et extraverti à la démocratie, même de type bourgeois, sans une escale thérapeutique (pour emprunter au langage de la médecine).

4. D’où la nécessité d’un gouvernement consensuel de transition démocratique pour remettre le pays sur les rails d’une certaine « normalité », c’est-à-dire, pour ce qui nous concerne (et disons-le tout haut), sur les rails d’un système où les luttes sociales ne seraient plus totalement entravées par un tribalisme omni-dévirilisant. Les luttes ouvertes ou larvées des différentes franges ethniques de la bourgeoisie entre elles, avec l’évidente hégémonie de la bourgeoisie béti sur les autres (dixit Anicet Ekane), constituent un danger dont beaucoup de nos compatriotes, y compris au sein du pouvoir, ont une conscience de plus en plus aigüe.

5. Un tel gouvernement consensuel de transition démocratique suppose la totale implication des masses populaires dans les processus politiques de notre pays, sauf à courir le risque de confier à nouveau le pouvoir à quelques nouveaux monstres, et de retomber ainsi en monstruosité.

6. Cela suppose également que l’on accepte, au sein de l’opposition patriotique, de se départir d’un révolutionnarisme de mauvais aloi, et que l’on constate qu’il y a, au niveau de l’appareil d’Etat et dans le RDPC, des Kamerunais qui se demandent avec angoisse comment en finir avec ce régime effrayant.

Par Ghonda Nounga et Faustin Cabral Bekolo

 
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