vendredi, 20 octobre 2017
 

Cameroun : Répression de 17 militants du CNR en détention à Douala

Il s’agit de : Teteg Eric, Yamben Dieudonné, Hongla Adolphe, Happy Fréderic sont depuis le mardi 04 octobre 2011 détenus à la légion de gendarmerie de Bonanjo et Siakam Cedrick, Ndigno Debonheur, Mewe Hamidou, Yon Daniel, Siakam Thomas, NGeumaleu Gerald, Bekotto François ; Lappi Marius, Njoya Mania, Tcheuffa Vatis, Donfack Bouba, Ngansop Roger. Tous sont militants et sympathisants du CNR (Conseil National de la Refondation).

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale, (REDHAC) est profondément préoccupé par l’arrestation, la détention arbitraire et les traitements inhumains et dégradants que subissent 17 Camerounais, arrêtés par les éléments de la légion de gendarmerie de Bonanjo depuis le mardi 04 octobre 2011 à 14 heures au quartier Bonabéri au lieu dit « entrée Bojongo ». Selon les informations de sources dignes de foi qui son parvenues au REDHAC. Monsieur MBoua Massock coordonnateur du Conseil National de la Refondation à prévu un meeting à Bonabéri le 06 octobre 2011 à 12H en vue de faire appel au boycott de l’élection présidentielle du 09 octobre 2011.

Violations

Pour cette préparation, 53 jeunes de son parti ont été mobilisés pour la distribution des tracts appelant les citoyens à assister à ce meeting. La distribution des tracts qui a commencé en face de la Société Nestlé Cameroun de Bonabéri fut interrompue au lieu dit entrée Bojongo par les éléments de la légion de Gendarmerie de Bonanjo qui ont interpellés 17 parmi les 53 militants et les ont roué de coups de matraques en leur intimant l’ordre de s’asseoir à même le goudron en plein soleil pendant 1 heure. Ils ont été conduits dans un pick-up pour la légion de gendarmerie de Bonanjo où ils ont passé la nuit dans des conditions dégradantes et inhumaines et le lendemain 13 furent transférés à la Brigade de Gendarmerie du Port de Douala. Ils devaient être présentés ce jour le 07 octobre dernier devant le procureur pour trouble à l’ordre public et perturbation de la tenue de l’élection présidentielle.

Le Redhac condamne avec fermeté cette arrestation arbitraire et la détention de ces jeunes. Il exprime son inquiétude quant au non respect des lois de la République qui garantissent le droit de manifester pacifiquement. L’association rappelle que La liberté d’expression, la liberté de manifester pacifiquement, d’appartenir à une association ou un parti politique sont des droits qui sont inscrits dans le préambule de notre constitution.

Aussi, le Redhac demande aux autorités de la République du Cameroun de laisser les avocats, parents et organisations de défense des droits de l’homme de communiquer avec les supposés mis en cause et de les libérer à l’immédiat et sans condition ces personnes, au vue des délais de détention préventive dépassés.

 
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