lundi, 23 octobre 2017
 

Le Tribunal pénal international doit accélérer ses investigations sur les crimes sexuels en RDC

La CSI demande que le Tribunal pénal international accélère ses recherches et investigations sur les crimes perpétués dans l’Est du pays, en particulier les crimes sexuels, et que des poursuites contre les criminels soient engagées. Par ailleurs il est urgent que la Communauté internationale renforce le système judiciaire Congolais ainsi que les capacités des magistrats en matière de droit pénal international.

La CSI est encore une fois sous le choc de l’horreur de la violence perpétrée contre les femmes dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon les Nations Unies, le mois dernier, 121 femmes ont été violées. Ces faits atroces survenus dans la localité de Nyakiele au Sud-Kivu, illustrent à quel point les violences sexuelles restent un problème récurrent dans ce pays.

D’autres viols en masse avaient eu lieu en janvier dernier dans la localité de Fizi au Sud-Kivu. A cela, il convient d’ajouter toutes les violences sexuelles perpétrées dans les villages, dans les champs, sur les routes et lieux de travail et qui ne sont jamais dénoncées par peur de représailles, par honte ou simplement parce que les victimes sont convaincues que les coupables ne seront de toute façons jamais punis.

La CSI travaille avec ses organisations affiliées en RDC, la CSC, la CDT et l‘ UNTC sur le thème de la violence faite aux femmes en organisant des ateliers de formation sur la prévention, la prise en charge des victimes et la dénonciation des crimes sexuels devant les autorités. En participant à la Marche Mondiale des Femmes au mois de Novembre dernier à Bukavu, la CSI avait également marqué sa solidarité avec toutes les femmes assassinées et violentées dans cette région depuis des décennies.

« La violence sexuelle contre les femmes dans l’Est du Congo est une horreur, un crime contre l’humanité, que rien ni personne ne semble capable de faire cesser. Nous demandons encore une fois que les coupables, qu’ils soient civils ou militaires, soient arrêtés, jugés et punis pour ces crimes atroces. Il est urgent de faire cesser l’impunité pour mettre fin à la cruauté et aux souffrances insupportables que vivent ces milliers de femmes » a déclaré Sharan Burrow, la Secrétaire Générale de la CSI.

Source : http://www.ituc-csi.org

 
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