vendredi, 15 décembre 2017
 

RDC : un collectif de 13 ONG exige la libération de Diomi Ndongala

Le collectif de treize ONG de défense des droits de l’homme demande à l’Agence nationale de renseignement (ANR) de libérer le député Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne (DC), un parti de l’opposition. Au cours d’un point de presse à Kinshasa, jeudi 20 septembre à Kinshasa, ces ONG ont affirmé que ce dernier était gardé au secret dans un cachot de l’ANR, dans la capitale congolaise. Ces organisations en appellent également à l’ouverture d’une action judiciaire à charge de toute personne impliquée dans son enlèvement et détention.

Le secrétaire exécutif de l’ONG Ligue des électeurs, Sylvain Lumu Mbaya, a expliqué à Radio Okapi les péripéties de cette arrestation :

« Après investigations fouillée, il apparaitt que Monsieur Eugene Diomi Ndongala lorsqu’il fut enlevé a été amené sous haute surveillance par les services spéciaux de la RDC dans la nuit du 27 au 28 juillet 2012, où il a été soumis à un interrogatoire serré. Après cet interrogatoire, son dossier a été transmis à l’ANR dont les bureaux sont situés sur l’avenue Lemera ex- 3 Z en face de la Primature dans la commune de la Gombe à Kinshasa, lieu dans lequel l’infortuné est gardé jusqu’à ce jour ».

Le collectif d’ONG des droits de l’homme déplore le fait que « le dossier Diomi soit instruit au niveau du parquet de la République au moment où celui-ci se trouve entre les mains des services de sécurité ».

Il qualifie cette arrestation de violation de la Constitution qui, dans son article 18, stipule que :

« Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce, dans la langue qu’elle comprend…La garde à vue ne peut excéder 48 heures… ».

Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol de deux mineurs dans ses bureaux, était recherché par le Parquet général de la République pour arrestation. Entre-temps, la DC avait publié un communiqué indiquant que son président était porté disparu, depuis le mercredi 27 juin matin.

« Mon mari est détenu en tant que prisonnier politique sans que ni sa famille ni les militants de son parti ne sachent où il se trouve malgré toutes les recherches entreprises dans les lieux de détention tant officiels qu’extrajudiciaires », avait indiqué Patricia Diomi au cours d’une tribune organisée, vendredi 27 juillet, par l’ONG La Voix des sans voix qui réclame aussi la libération de l’opposant.

Source : http://radiookapi.net

 
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