mardi, 21 novembre 2017
 

RDC : 4 ONG dénoncent les obstructions au droit de manifester

Quatre organisations de la société civile se disent très inquiètes des violations des libertés et droits fondamentaux reconnus aux citoyens en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué conjoint publié mercredi 14 janvier, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), la Ligue contre la fraude, Justicia et la Nouvelle société civile congolaise déplorent notamment la répression des manifestations politiques organisées par l’opposition. Les 4 organisations affirment avoir recensé cinq blessés graves par balles lors des manifestations de l’opposition qui ont lieu les 11 et 12 janvier derniers à Kinshasa.

Le dimanche 11 janvier 2015, indiquent ces ONG dans leur rapport, des militants de la plateforme « Sauvons la RDC » ont été violemment dispersés par la police à coup de balles réelles, gaz lacrymogènes, des balles à caoutchouc.

Ces organisations reviennent également sur les incidents du lundi 12 janvier. Des policiers ont dispersé une autre manifestation des opposants contre le projet de loi électorale. « A Kinshasa, nous avons relevé un bilan provisoire de 13 personnes blessées dont 5 graves.

51 personnes ont été enlevées dont 44 ont déjà été libérées. Et les personnes qui ont été touchées par des balles réelles, l’une d’entre elles court le risque de voir sa jambe amputée », a déploré Me Georges Kapiamba de l’Acaj, faisant le bilan de ces manifestations. Au sujet du projet de loi électorale, les 4 ONG demandent au président de la République de le faire retirer pour mettre fin à cette tension. Arrestations des opposants à la révision de la constitution

Dans leur communiqué, ces organisations dénoncent également la répression des manifestations pacifiques, l’arrestation et le mauvais traitement des personnes soupçonnées de s’opposer à la révision de la constitution ou au troisième mandat de Joseph Kabila au Katanga. « Depuis le retour du gouverneur Moïse Katumbi, nous avons constaté qu’à la suite de sa déclaration portant sur les 3 penalties, un certain nombre de citoyens qui portent des t-shirts ou des couleurs du TP Mazembe ou du parti de l’Unafec [le parti de Kyungu wa Kumwanza » sont enlevées, arrêtées ou tabassées », a affirmé le président de l’Acaj, Me Georges Kapiamba.

Le débat sur un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila agite le débat politique depuis plusieurs mois. Les opposants soupçonnent la majorité de vouloir prolonger le mandat de l’actuel chef de l’Etat. Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga, qui est rentré dans sa province en décembre dernier est soupçonné de s’opposer également à un prolongement du mandat de Joseph Kabila qui doit prendre fin en 2016.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), la Ligue contre la fraude, Justicia et la Nouvelle société civile congolaise disent prendre leurs dispositions afin de s’associer aux autres mouvements de forces vives de la nation afin de faire respecter les libertés et droits fondamentaux et empêcher un troisième mandat du président Kabila.

Source : http://radiookapi.net

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Thèmes