lundi, 11 décembre 2017
 

RDC : Mobilisation syndicale massive pour lutter contre les violences faites aux femmes

Marche mondiale des Femmes de Bukavu

Lancée pour la première fois en 2000, la Marche mondiale des Femmes va clôturer sa troisième édition du 14 au 17 octobre 2010 à Bukavu, dans la province du Sud Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Vaste mouvement mondial qui mobilise des groupes et organisations qui luttent pour l’élimination des causes de la pauvreté et de la violence envers les femmes, la Marche mondiale des Femmes va réunir à Bukavu une délégation internationale de 250 femmes venues de plus de 160 pays, aux côtés de plus de 900 femmes congolaises en provenance des dix régions du pays.

La CSI, lors de son dernier Congrès mondial à Vancouver en juin dernier, a réaffirmé sa priorité à combattre les violences qui entravent les droits des femmes à participer pleinement à la société. Les femmes de cette région de l’Est du Congo sont particulièrement victimes de violences extrêmes perpétrées à large échelle. Depuis plus de dix ans, le viol et la violence sexuelle ont été systématiquement utilisés dans la région en tant qu’arme de guerre pour répandre la terreur et l’épuration ethnique. A de nombreuses reprises, la CSI a déploré qu’en dépit de missions et de rapports de haut niveau successifs, les actes de violence extrême contre les femmes n’ont fait qu’augmenter au fil des années, dans la regrettable impuissance complète des autorités congolaises comme de la communauté internationale.

Au Congo, les femmes syndicalistes de la CDT, CSC et UNTC sont engagées depuis plusieurs années, en collaboration avec d’autres acteurs de la société civile, dans un large travail de campagne pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Les femmes syndicalistes réunies à Bukavu pour participer aussi aux activités de la Marche mondiale des Femmes vont également participer à une conférence syndicale les 14 et 15 octobre. Cette conférence aura pour objet le renforcement de la participation des femmes au dialogue social, en tant qu’instrument privilégié de prévention et résolution des conflits, et en particulier de protection des femmes victimes de guerre.

Parallèlement à sa participation à la Marche mondiale des femmes, le mouvement syndical congolais organise également à Bukavu, avec le soutien et la participation du mouvement syndical international ainsi que des centrales syndicales belges (CGSLB-CSC-FGTB) et suédoise (LO-TCO) un séminaire tripartite sur le rôle des syndicats comme facteur de paix dans la région des Grands Lacs à travers le dialogue social, du 11 au 13 octobre.

Des représentants du gouvernement congolais, de l’OIT, ainsi que de l’UNIFEM participeront à ces deux activités syndicales.

«  Il y a un besoin urgent de consolider la paix dans l’est de la RD du Congo. Cela ne sera possible que si l’on s’attaque au conflit sous tous ses aspects, y compris l’exploitation illégale de ressources naturelles, les nombreuses déficiences au plan de la gouvernance, la pauvreté endémique et le manque de débouchés en matière de travail décent pour les hommes et les femmes. Le dialogue social est un élément fondamental du combat pour la paix et pour que cessent les intolérables violences faites aux femmes », a déclaré Sharan Burrow.

Contact presse CSI à Bukavu : Natacha David, tel. ++ 32 474 99 24 44, natacha.david@ituc-csi.org

Source : http://www.ituc-csi.org

 
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