lundi, 23 octobre 2017
 

RDC : RSF exige des explications sur la détention du journaliste Tumba Lumembu

(RSF/IFEX) - Le 11 octobre 2010 - Le 8 octobre 2010, Reporters sans frontières a écrit au Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la République démocratique du Congo, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, pour exprimer son inquiétude sur le sort du journaliste Tumba Lumembu, détenu depuis trois semaines par les autorités.

L’organisation demande au ministre des explications quant aux motifs de l’arrestation du journaliste, détenu depuis le 15 septembre dernier dans un cachot de l’ANR (Agence nationale de renseignements), à Kinshasa. Cette incarcération est restée secrète pendant près de deux semaines, au terme desquelles les autorités de l’ANR, suite à l’insistance de la Division des droits de l’homme de la mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), ont finalement admis détenir le journaliste.

Le motif de l’inculpation demeure à ce jour inconnu et le sort de Tumba Lumembu inquiète vivement ses collègues de La Tempête des Tropiques ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme. Sa détention arbitraire scandalise Reporters sans frontières qui exige l’instruction de son dossier dans les plus brefs délais ou, dans le cas contraire, sa libération immédiate.

Reporters sans frontières rappelle qu’en République démocratique du Congo, l’ANR est régulièrement responsable d’arrestations arbitraires, d’interrogatoires musclés et de détentions au secret. Pour cette raison, l’organisation avait envisagé en mai dernier d’inclure cette agence dans sa liste des prédateurs de la liberté de la presse.

Le 7 octobre dernier, dans l’est du pays, un autre journaliste a été arrêté par trois agents de l’ANR. Kasereka Taipa, journaliste de la radio Moto Oïcha dans la ville d’Oïcha, et correspondant pour la radio Victoire Horizon à Butembo, avait mis en cause les agents de l’ANR d’Oïcha lors d’une émission diffusée par Victoire Horizon. Il les a accusés de prélever une taxe de 20 dollars sur toute personne désirant construire en dur. Kasereka Taipa est à ce jour toujours en détention. Il aurait été transféré du siège de l’ANR Oïcha à celui de l’ANR Béni.

SOURCE : Reporters sans frontières

 
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