mardi, 15 octobre 2019
 

DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE GABONAISE SUR LA TRANSPARENCE ELECTORALE AU GABON

Suite à l’engagement du gouvernement à organiser des élections transparentes avec l’implication des toutes les parties prenantes au processus électoral y compris la société civile.

Les organisations de la société civile intervenant dans la gouvernance démocratique réunie ce jour samedi, 18 juin 2011 à l’Hôtel LAICO ont adopté les conclusions suivantes en rapport avec la transparence des futures élections législatives, locales, sénatoriales et présidentielles :

Sur la liste électorale

- Celle-ci doit être basée à la CENAP et non au Ministère de l’intérieur ;

- Ladite liste doit être disponible et consultable sur internet à l’instar des pays voisins comme le Congo Brazzaville et la RDC ;

- Intégrer les données biométriques pour identifier les électeurs ;

- Procéder au redécoupage électoral.

Dans les bureaux de vote

- Mettre en place des outils de transparence (fax, internet, téléphone mobile avec connexion et installation d’un écran central à la CENAP qui recevra les données de tous les bureaux de vote. Lesquelles seront transmises simultanément à tous les états majors des partis politiques et à toutes les institutions impliquées dans le processus électoral en temps réel pour une proclamation rapide des résultats.

- Scanner les procès verbaux électoraux afin de garantir la fiabilité des résultats transmis à la CENAP, éléments de preuve pouvant servir en cas de contestation.

- Proclamer les résultats dans les bureaux de vote en présence des électeurs et des médias.

Sur la réforme des institutions

- Réformer fondamentalement la cour constitutionnelle notamment dans le mode de désignation de ses membres ;
- Réformer le Conseil National de la Communication, institution essentielle dans la promotion des principes démocratiques et la manifestation de la liberté d’expression.
- Réformer la CENAP en intégrant les membres de la société civile ;
- Ramener le mandat présidentiel à cinq (5) ans renouvelable une seule fois ;
- Revenir aux élections à deux(2) tours ;
- Modifier la constitution par voie référendaire pour intégrer toutes les réformes nécessaires à la transparence électorale ;
- Faire voter les militaires hors des casernes comme tous les citoyens et en civil ;
- Fixer le plafonnement du financement de la campagne d’un candidat. Toutes ces priorités, énoncées par la société civile sont des conditions sine qua non de leur participation au processus électoral. Le cas échéant, la société civile se réserve le droit d’entreprendre des actions d’envergure, visant à amener le gouvernement à adopter les mécanismes de la transparence électorale.

Fait à Libreville, le 18 juin 2011

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes