mercredi, 24 mai 2017
 

France : M. Ayrault, décalé face à l’histoire et face aux exigences démocratiques en Afrique centrale et au Gabon.

Nous répondons à M. le ministre des Affaires étrangères, Jean -Marc Ayrault :

M. Ping a gagné l’élection présidentielle. Il a été demandé par l’Union européenne, par la France et par les Etats Unis un recomptage des bureaux de vote dans la province du Haut Ogooué, qui a été refusé par le régime qui savait que sa fraude serait découverte.

Sur demande de la communauté internationale, et bien que nous savions que la Cour constitutionnelle était adossée aux intérêts du clan Bongo, un recours a été déposé, et comme attendu, les résultats ont été défavorables au respect du suffrage démocratique et a validé le putsch électoral.

Des massacres ont été commis par les forces armées du régime. On compte au minimum 50 morts.. Une enquête internationale est en cours à notre demande avec constitution de parties civiles par les avocats de M. Ping auprès de la Cour pénale internationale et non pas à la demande du régime gabonais en place. Il est donc faux qu’une certaine presse fasse croire que la démarche vienne de la part de M. Bongo, comme si les partisans de M. Ping s’étaient entretués entre eux après leur victoire électorale. C’est d’ailleurs tout l’objet de la journée de deuil du 6 octobre 2016, demandée par le Président élu de la République gabonaise.

Nous avons participé au deuil des Français lors des différents attentats de l’année 2015. Nous attendons de la France qu’elle ne banalise les crimes commis par le régime de M. Bongo après sa défaite aux élections présidentielles. Le temps où l’on doit entériner les dictatures au pouvoir est fini. Les générations ne l’accepteront pas. On en peut encenser les révolutions de jasmin au maghreb, et vouloir le maintien des dictatures illégitimes en Afrique noire.

Il en résulte que nous ne reconnaissons aucune « victoire » de M. Bongo, qui reste accroché au pouvoir malgré sa défaite et veut s’imposer par la force. Nous ne participerons à aucun dialogue sous la contrainte militaire ou armée de la part d’un pouvoir illégitime. La seule négociation possible se portera sur les conditions de départ du Gabon de M. Bongo.

Nous demandons qu’une force militaire internationale sous mandat de l’ONU procède à l’arrestation de M. Bongo et de son clan, comme ce fut le cas avec M. Gbagbo lorsque cette communauté internationale estimait qu’il ne respectait pas la démocratie dans son pays, la Côte d’Ivoire. La même situation se présente au Gabon depuis le non respect du vote du 27 août 2016.

Nous regrettons que le Gouvernement français ait exprimé une telle position alors que la forfaiture, la violation des droits démocratiques, et les crimes de M. Bongo viennent à peine de se dérouler sous les yeux de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, qui les ont dénoncés, sous ceux des pays composant les Nations Unies, et sous les yeux des Etats Unis, qui ont fait de même.

Une chose est simple et claire : Jean Ping est le Président de la République gabonaise.

NOUS RESISTERONS !

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping, en charge des Affaires étrangères, de la Communication du Président élu de la République gabonaise,

Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama,

Présidente du conseil exécutif du mouvement Civique du Gabon,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes.

 
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