samedi, 16 décembre 2017
 

Gabon : Grève à la SEEG le 9 octobre prochain

Le personnel de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) pourra entrer en grève dès le 9 octobre prochain si l’administration ne donne pas satisfaction à son cahier de charges relatif à l’amélioration de la distribution de l’eau et de l’électricité, a annoncé le syndicat maison dans un communiqué.

Le syndicat des personnels du secteur eau et électricité du Gabon (SYPEG) dénonce une mauvaise application par la direction générale de l’entreprise du procès verbal conclu lors de la dernière grève il y a deux ans. Selon le syndicat, la direction générale a modifié certaines dispositions et applique les recommandations du procès verbal à sa guise.

Un tel comportement a pour conséquence la pénurie d’eau et d’électricité constatée un peu partout à Libreville et à l’intérieur du pays, selon le syndicat.

Les patrons de l’entreprise « en mal de statut social », selon le communiqué, se détournent des missions fondamentales de la SEEG pour privilégier leurs intérêts personnels au détriment des clients, dénonce le texte rendu public par Gabon Télévision (service public).

Ancienne société d’Etat, la SEEG a été concédée au groupe français Vivendi devenu Véolia eau pour une durée de 20 ans (1997 - 2017).

La qualité des services n’a pas été radicalement améliorée mais les prix de l’électricité ont considérablement augmenté, selon les chiffres du dernier conseil d’administration de l’entreprise. Plusieurs quartiers de Libreville sont privés d’eau depuis près ou plus d’un an mais l’entreprise reste bénéficière du fait d’un réajustement à la hausse du prix du kilowatt heure d’électricité, précisait le communiqué du dernier conseil d’administration.

En novembre 2010, le syndicat de la SEEG avait déclenché une grève pour dénoncer la mauvaise gestion de l’entreprise. Le syndicat avait particulièrement déploré le recours systématique aux prestataires de services pour tous les travaux même d’installation des compteurs d’eau et d’électricité. Les maisons de prestation de services choisies seraient des entreprises créées par les cadres de la maison, fustigeait le syndicat. Ce que la direction générale a nié affirmant que le recours aux prestataires de services vise à amoindrir les charges de l’entreprise.

Le SYPEG déplorait aussi les mauvaises conditions de travail, la mauvaise politique de gestion de l’entreprise engagée dans des projets et contrats hasardeux et non justifiés, l’emploi des expatriés sans nécessité et sans transfert de compétence, la mauvaise politique de gestion entraînant un climat social infect au sein de l’entreprise, la pléthore des effectifs au niveau de la direction générale, le clientélisme, l’ethnisme, l’affairisme favorisant des groupes d’intérêts au sein de la société.

Martin Safou

Source : http://www.gabonactu.com

 
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