samedi, 25 novembre 2017
 

Guinée Équatoriale : conférence de presse de la CORED

Ce jeudi 7 avril, à Paris, à l’institut Iremmo, le nouveau lieu partagé avec la Maison de l’Afrique, la Coalition pour la Restauration de l’Etat Démocratique en Guinée Equatoriale (CORED), organise une conférence de presse. Elle est animée par Makaila Nguebla, l’éminent blogueur tchadien.

Le secrétaire général de la CORED, Raimundo Elang présente le contexte et les enjeux de l’élection présidentielle du 24 avril 2016 en Guinée Equatoriale, devant une dizaine de journalistes et sympathisants.

Selon lui, c’est parce que sa « dictature » est en en grande difficulté que le président Obiang vient d’avancer la date de la présidentielle, pour qu’elle coïncide avec celles du Congo Brazzaville, du Tchad et de Djibouti. Il a peur de la nouvelle vague démocratique et de se retrouver dans la position de Sassou Nguesso. Son plan de transmission monarchique à son fils est aussi périlleux.

L’élection elle-même traduit un retour 30 ans en arrière, à l’époque du parti unique, plus exactement du candidat unique. La répression est maximale : impossibilité pour la société civile de se réunir, aucune liberté de la presse et de manifester. L’opposition boycotte et il ne reste que six candidats faire-valoir attiré par le financement distribué pour la campagne. Le pouvoir va jusqu’à cibler une répression dosée sur certains partis pour les désigner comme partis d’opposition, pour choisir ses opposants. Il duplique aussi les partis.

La CORED demande à la communauté internationale de ne pas accepter l’élection. La participation très faible risque d’être gonflée.

La population est mécontente. La tension augmentera avec le nouveau mandat de Téodoro Obiang. La Cored se donne comme objectif de « transformer le mécontentement en expression politique ». Pour cela, la Cored, comme nouveau parti politique, s’implante actuellement très rapidement en Guinée Equatoriale, après s’être fait connaître dans ses actions en exil. Elle continue les relations avec les décideurs et diplomates souvent inquiets de l’avenir du pays.

Bien que la CORED ne participera pas à l’élection, elle possède un programme qui lui permettrait de le faire si les conditions le permettaient :
- un pacte de « vivre ensemble » contre les divisions ethniques renforcées par la dictature,
- la réforme des institutions : diminution du nombre de ministres, réformes de l’armée, de la police, de la justice,
- des réformes économiques, la lutte contre la corruption, la restauration du climat des affaires,
- la réforme de la politique d’éducation, de culture, de santé,
- une nouvelle politique étrangère pour redorer l’image du pays après le retour à la démocratie

Le secrétaire général de la CORED pense que le peuple guinéen se libérera seul et souhaite une « lutte non-violente ». Selon lui, « l’Afrique centrale bouillonne » entre désespoir et pauvreté. La population sait que la Guinée équatoriale est liée à l’occident par le pétrole.

Régis Marzin

Source : http://regismarzin.blogspot.fr

 
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