mardi, 21 novembre 2017
 

Tchad : Amers lendemains postélectoraux pour l’opposition

En acceptant de participer aux élections législatives du 13 février dernier, les 74 partis de l’opposition Tchadienne avaient assurément eu tort de penser qu’Idriss DEBY Itno laisserait le peuple s’offrir une nouvelle et honnête « Assemblée Nationale » à travers un scrutin transparent.

Las ! Le jour même du vote aura consacré toutes les forfaitures, même les plus grotesques. Ainsi, en plus des électeurs « nomades » - incroyable spécificité absolument incongrue qu’on ne voit qu’au Tchad – le pouvoir en place n’a rien laissé aux vestiaires : multiplicité des bureaux de vote fictifs, fournées entières d’urnes sorties de nulle part bourrées jusqu’à la fente, électeurs en possession de plusieurs centaines de cartes d’électeurs dont la mission était de voter à répétition dans des dizaines de bureaux de vote le même jour, listes électorales fantasques et sans aucun rapport avec les bureaux locaux de vote, plusieurs milliers d’électeurs en possession de cartes d’électeurs mais sans bureau de vote affichant leur nom, etc… C’est une mascarade électorale.

A l’heure où nous sommes, aucun des 74 partis de l’opposition ayant participé au scrutin intégralement truqué du 13 Février n’est content. Ils broient tous du noir.

Il est même certain qu’ils n’attendent que la proclamation des résultats – qui se fait d’ailleurs curieusement attendre – pour faire pleuvoir un tsunami de contentieux. Il est évident que le MPS, parti au pouvoir, s’est organisé - toute honte bue - avec sa goujaterie habituelle pour s’octroyer une écrasante et scélérate majorité à l’« Assemblée Nationale » sur les 188 sièges ayant été mis en jeu.

C’est pour cela que l’on note une vive et inquiétante tension au Tchad, et particulièrement à N’djamena, Sarh et dans plusieurs villes de la zone méridionale du Pays où des manifestations sont prévues contre les fraudes, dans l’attente de la proclamation des résultats prévus le 27 Février.

Conclusion : l’élection présidentielle suivra certainement le même sillage. Et l’opposition Tchadienne de se demander - au vu de ce qui vient de se passer et qui annonce la présidentielle – à quoi cela sert-il de participer aux élections au Tchad ?

A rien, puisque les sultans, nulle part au monde, n’ont aucun besoin d’élections.

Pauvre « démocratie » Tchadienne !

Par D.D | Ndjamena-matin

Source : http://www.ndjamena-matin.com

 
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