vendredi, 24 novembre 2017
 

Tchad : Les fonctionnaires rejettent une augmentation de 20% des salaires

Au cours d’une assemblée générale tenue vendredi, les travailleurs du secteur public au Tchad ont rejeté la proposition faite la veille par le président Idriss Déby Itno d’augmenter leurs salaires de 20%, tout en suspendant la grève générale pour la reprendre le 9 novembre prochain.

Jeudi dernier, lassé de voir la grève des fonctionnaires de l’Etat tchadien tirer en longueur, le président tchadien a décidé de s’en occuper personnellement. Aux responsables des deux plus grandes centrales syndicales, il a proposé une revalorisation de la grille salariale de la Fonction publique de 20%, expliquant que compte tenu des possibilités financières de l’Etat, le gouvernement ne peut pas faire davantage.

La proposition faite par le président de la République est insignifiante, ont estimé les membres de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) et la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad ( CLTT), réunis vendredi matin à la Bourse de travail de N’Djaména. Quelques jours auparavant, ils avaient déjà décliné la même offre, faite par le biais de deux ministres.

Relever les salaires de la Fonction publique de 20% aura une incidence de 2,5 milliards par mois sur la masse salariale de l’Etat estimés mensuellement à 33 milliards. "Si nous satisfaisons entièrement aux revendications des fonctionnaires, la masse salariale de l’Etat passera à 49 milliards de francs CFA par mois, soit 588 milliards par an. Or l’actuelle masse salariale engloutit déjà les recettes non pétrolières de l’Etat estimées à 390 milliards de francs CFA", a déclaré le Premier ministre Emmanuel Nadingar, la semaine dernière devant les députés.

Mercredi, l’UST et la CLTT avait entamé une grève générale (la deuxième en une semaine) pour réclamer l’application immédiate de la nouvelle grille salariale dans le secteur public et l’octroi des allocations familiales. Le mot d’ordre de grève, largement suivi, a paralysé des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé et les finances.

Source : Xinhua

 
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