mercredi, 26 juin 2019
 

Djibouti : Construire la confiance en combattant le Coup d’Etat constitutionnel et en exigeant le départ du Dictateur.

Construire la confiance : - en combattant par tous les moyens le Coup d’Etat Constitutionnel, - en exigeant le départ immédiat du Dictateur renégat au pouvoir.

Note Liminaire.

Ce Tableau de Bord a pour mission de dénoncer

* la modification illégale et anticonstitutionnelle, * les ingérences dans la politique intérieure de la République de Djibouti, indépendante et souveraine en principe, qui sont commises par l’Ambassadeur des Etats-Unis et l’Equipe de l’USAID, à travers une mission d’observation électorale dans le contexte inadmissible de violation des textes fondamentaux, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, mais aussi de la Constitution Djiboutienne.

Ce sont ces violations, que la Fondation Américaine « Democray International », financée sur le dos des contribuables des Etats-Unis, essaie de colmater comme elle tente d’étouffer tous les crimes encore impunis.

Il est choquant de constater qu’en cette période de crise, où le chômage est à son stade le plus critique aux Etats-Unis, l’Administration d’Obama, hélas, contribue à apporter son soutien financier à une dictature sans nom et son soutien financier au Dictateur Ismaël Omar Guelleh connu pour :

* tous ses crimes organisés, * ses crimes de guerre, lorsqu’il était chargé de la Sécurité intérieure et Extérieure de 1978 à février 2000, contre les populations civiles Afar du nord et de l’ouest de notre pays, * ses crimes en général contre des civils qui ont été exécutés, des morts mystérieuses, des disparitions forcées etc…,

tout ceci dans un contexte d’impunité purement « géostratégique » ! Impunité pour protéger les intérêts de certaines puissances occupantes.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme face à cette situation qui ne peut qu’engendrer la révolte populaire, il est de notre Devoir dans l’unique souci de la Prévention des Conflits Armés, cette fois, il va s’en dire, dans notre capitale jusqu’à présent épargnée, car les dangers sont là.

Ce Tableau de Bord sera joint aux Mémoires de nos avocats, qui vont déposer notre plainte pour crimes contre l’humanité auprès des Tribunaux aux compétences Universelles car la Haute Cour de Justice Djiboutienne est totalement paralysée.

NOEL ABDI Jean-Paul


Tableau de Bord proprement dit.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a toujours suivi depuis sa création en 1999 les diverses situations des violations des Droits de l’Homme dans notre pays.

La LDDH est née dans un contexte de conflit et n’a jamais hésité à dénoncer les crimes de guerre dans le Nord et l’Ouest de notre pays, jusqu’à la signature des Accords de Paix du 11 mai 2001.

La LDDH continue encore à dénoncer les crimes Organisés en violation totale aux Pactes Politiques et Sociaux et ceux Economiques, Sociaux et culturels.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle les faits suivants :

* que, les forces combattantes ont renoncé les accords signés en mai 2001, car le Chef de l’Etat n’a jamais voulu appliquer les Accords de Paix, n’a jamais daigné répondre aux diverses lettres écrite par l’Opposition pacifique durant les onze dernières années ; * que, même si une Paix des armes semble provisoirement respectée, la Paix Sociale est inexistante, car le pays souffre tout simplement du fait de la corruption au plus haut niveau de l’Etat, qui avec l’accord de certains donateurs comme le PNUD et consorts qui n’ont jamais déposé des plaintes contre ces détournements mise à part celui choquant de la disparition de plusieurs milliards de francs Djibouti, plainte encore hélas sans suite ; * que l’usurpateur dictateur depuis son accession à la Magistrature Suprême ne fait que bafouer les droits et les devoirs de la personne humaine contenus dans la Constitution de 1992 ; * qu’en avril 2010, le Dictateur usurpateur en vue de se représenter a modifié à sa guise la Constitution référendaire par le biais de son Assemblée de sa Mouvance présidentielle, qu’il a immédiatement promulgué sans avoir consulté le Conseil Constitutionnel. * que, nous considérons cette modification de l’article 23 de la Constitution issue du Référendum du 4 septembre et publiée dans le journal officiel le 15 septembre 1992 comme une haute trahison, comme une violation flagrante des principes républicains et ceux de l’Alternance Démocratique ; * qu’il est criminel d’induire en erreur les électeurs (rices) Djiboutiens (nes) par des hommes politiques et administratifs avides d’argent et de postes ministériels, quelques soient leurs tendances politiques au sein de l’UMP.

Par ces motifs :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

1°) regrette les tentatives de l’USAID de prendre en charge le financement d’une administration corrompue au plus haut niveau de l’Etat ;

2°) dénonce avec vigueur la préparation d’un Coup d’Etat électoral en 2011 suite au Coup d’Etat constitutionnel par une Assemblée monocolore en avril dernier ;

3°) demande à tous les Organisations des Défenseurs des Droits fondamentaux des droits de l’Homme d’exiger de leur Gouvernement à prendre des mesures adéquates afin d’exiger l’annulation de la modification de l’article 23 de la Constitution fixant au maximum à deux (2) mandats électifs du Président de la République, conformément aux Principes Républicains, à l’Alternance Démocratique.

4°) lance un appel urgent aux parlementaires des Etats-Unis, pour mettre fin aux financements et dons à un régime dictatorial qui n’épargne même pas l’aide aux personnes handicapées en particulier aux personnes atteintes de Sida ;

5°) demande aux parlementaires Européens de condamner cette violation inadmissible en vue d’une présidence pratiquement à vie afin de maintenir un au pouvoir un dictateur criminel, détesté par la majorité des populations Djiboutiennes et actuellement dont deux procès sont en cours auprès des juridictions françaises.

NOEL ABDI Jean-Paul

 
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