lundi, 23 juillet 2018
 

Djibouti : Non au troisième mandat, non à la modification de la Constitution !

NOTE D’INFORMATION de la LDDH

Hier 10 octobre 2010, les lycéens (nes) du Lycée Industriel et Commercial (LIC) de Dikhil ont manifesté. Immédiatement les Forces de Sécurité (Police et militaire) ont réprimé sauvagement cette manifestation pacifique dans les locaux du Lycée blessant plusieurs lycéens et détruisant du matériel et des outils de travail.

Depuis la rentrées, ces adolescents n’ont pas de professeur. Tôt le matin, ils arrivent à l’école pour passer le temps dans la cour, sous le soleil, sans n’avoir rien à faire.

Leurs ainés ont fini par les considérer comme des chômeurs. Mineurs et déjà chômeurs ! Ils n’ont même pas la possibilité d’étudier pour préparer leur avenir. Qu’importe au régime puisqu’à Djibouti il faut être issu des familles au pouvoir pour se forger un avenir.

Quel désastre ! Depuis dix ans, la fuite des enseignants s’amplifie d’année en année, avec un record cette année : une centaine d’enseignants se sont exilés car leur fonction est totalement dégradée. Pendant ce temps, les enfants des ministres sont inscrits soit à l’étranger soit à l’école Dolto, soit au lycée Kessel.

C’est la preuve que même les irresponsables djiboutiens qui ont été nommés Ministres Djiboutiens et les hauts fonctionnaires n’ont plus aucune confiance dans le système éducatif de notre pays.

Mais pourquoi les enseignants(es) fuient-il leur pays et leurs élèves ?

Ils quittent leur responsabilité car beaucoup d’entre eux qui sont aussi des parents d’élèves souhaitent assurer l’avenir de leurs enfants !

Les problèmes que doivent affronter les enseignants à Djibouti sont devenus insupportables et inadmissibles.

* problèmes financiers sans solution, compte-tenu du salaire qui est insuffisant et qui est payé parfois avec des mois de retard ; * problèmes d’endettement insolubles, * problèmes de paiement des factures d’énergie, dont le prix ne cesse d’augmenter en parallèle d’une diminution au moins équivalente de la qualité et de la régularité de la livraison, * problèmes pédagogiques insurmontables, avec l’augmentation du nombre d’élèves par classe ou du nombre d’étudiants par amphi..

En un mot, il est temps que ce Président usurpateur et les membres de son gouvernement quittent le pouvoir pour laisser la place à d’autres responsables Djiboutiens, qui seront élus au suffrage universel sans interférence étrangère.

Au Peuple Djiboutien, il est temps de manifester son mécontentement face à ce régime criminel, qui détourne sans vergogne les fonds et les biens sociaux. Même les handicapés n’échappent pas à la razzia des irresponsables à la tête de l’Etat – comme c’est le cas, par exemple, des fonds destinés aux personnes infectées par le SIDA

NOEL ABDI Jean-Paul

Source : ARDH

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes