mardi, 16 juillet 2019
 

Djibouti : Répression constante malgré une reprise de dialogue officieux

Article 10 aliéna 1 « Toute personne privée de sa liberté doit être traité avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine. » (Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, ratifié par Djibouti en 2002)

- Omar Hassan Waberi et Farhan Meraneh Aden condamnés à 45 jours de prison ferme

Parmi les 12 jeunes militants de l’USN placés en mandat de dépôt à Gabode le 30 janvier 2014, deux (2) ont été condamnés à 45 jours de prison ferme alors que les dix (10) autres se sont vus infliger des peines d’emprisonnement avec sursis. Il s’agit d’Omar Hassan Waberi, étudiant à l’Université de Djibouti en 3ème Année de Sciences et de Farhan Meraneh Aden. D’ailleurs, selon les dernières nouvelles nous avons appris que l’état de santé du jeune étudiant, Omar Hassan, nécessite une prise en charge médicale suite aux violences qu’il aurait subies lors de son garde à vue.

Nous rappelons une fois encore que la prison de Gabode reste par sa vétusté et sa surpopulation un lieu où le respect des droits des prisonniers et de la dignité humaine n’existent pas. Les conditions de détentions sont d’une extrême violence car inhumaines : proximité, absence de sanitaire, isolément, mélange des condamnés des droits communs et des criminels,….

- Mahdi Ali Waberi, arrêté arbitrairement par la gendarmerie à Ali-Sabieh

Nous avons appris que le 7 février 2014 à Ali-Sabieh-ville, chef-lieu de la Région d’Ali-Sabieh, Mahdi Ali Waberi, candidat à la députation sur la liste de l’opposition a été arrêté et détenu arbitrairement environ 9h. Par ailleurs, au même moment les gendarmes sont entrées par effraction (sans mandat) au domicile de Madame Fathia Djama Mihileh, militante de l’USN (coalition de l’opposition) pour y confisquer son ordinateur.

L’ODDH appelle au pouvoir public :

1.A la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques, à la cessation des poursuites et des harcèlements aux associations et aux citoyens soupçonnés pour leur proximité hypothétique à l’opposition,

2.A l’aboutissement d’un dialogue politique sincère et franc,

3.A la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable Etat de droit.`

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.

Le Président de l’ODDH

Farah Abdillahi Miguil

 
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