mardi, 21 novembre 2017
 

Grève de la faim des prisonniers politiques à Djibouti depuis le 18 septembre

COMMUNIQUE de l’ORDHD

Quatre prisonniers politiques ont entamé la grève de la faim depuis le 18 septembre 2011, ils entendent protester contre leur incarcération arbitraire depuis le 1er aout 2011, sous un faux prétexte de « participation à l’ insurrection armée » et les conditions épouvantables de leur détention ainsi que de tous les autres prisonniers politiques à Gabode.

L’accusation de participer à une subversion, est un montage grossier (2 – Abdo Haïssama et OmarAli- des 7 détenus ont d’ailleurs été libérés) qui vise à criminaliser toute action de défense des droits Humains et toutes activités politiques pacifiques.

En réalité il s’agit d’un défenseur des droits de l’Homme et des militants politiques :

Hassan Amine arrêté à son domicile à Randa d’une manière musclée entraînant une fausse couche de son épouse enceinte de 6 mois, est un défenseur des droits humains et membre de la direction du parti djiboutien pour le développement (PDD),

Il est en réalité poursuivi, harcelé et détenu

- pour avoir rendu visite aux prisonniers politiques et en particulier d’avoir fourni des médicaments à Mohamed Ahmed dit Jabha, privé de soins,

- soupçonné d’avoir informé sur les arrestations arbitraires et tortures des civils dans le Nord

- et enfin pour avoir joué un rôle actif dans la manifestation de 18 février dernier.

Ismaël Hassan Aden dit Madheedh (militant du PND), poursuivi parce qu’il a été très actif dans la mobilisation pacifique contre le pouvoir, a été torturé par les gendarmes.

Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin : il distribuait le seul journal d’opposition La République du PND d’Aden Robleh Awaleh,il est constamment harcelé par la police et a subi des tortures à la SRD de la gendarmerie.

Abdi Osman dit Indhabuur cadre de l’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ), arrêté en février suite à la manifestation, a joué un rôle actif dans la mobilisation contre le 3ème mandat, a été aussi torturé par les agents de la gendarmerie.

L’ORDHD

- demande comme l’a fait l’Obsevatoire des Défenseurs des Droits Humains, la libération immédiate de Hassan Amine et de ses codétenus ;

- exhorte les autorités djiboutiennes à se conformer aux dispositions de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée Générale des N U le 9 décembre 1998, notamment à son article 1 selon lequel « chacun a le droit, individuellement ou collectivement avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international. »

Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti

(ORDHD)

17 rue Hoche 93 100 Montreuil Sous Bois, Courriel : ordhd@hotmail.com

Montreuil, le 22 septembre 2011

A. COLOMBA

 
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