jeudi, 21 mars 2019
 

Le terrorisme institutionnalisé des femmes et des enfants par Ismael Omar Guelleh à Djibouti

Tirés de leur sommeil profond à 1 heure du matin, sans raison valable et justificative si ce n’est qu’il s’agit de ma famille, ce sont des enfants sans aucun rapport avec la politique qui ont bien été emprisonnés dans les sinistres locaux du SDS (service de documentation et de sureté djiboutien) et libérés le lendemain soir. Arrêtés sans mandat du Procureur de la République et au mépris des droits les plus élémentaires de l’Homme, le Président Guelleh a donné l’ordre à ses services spéciaux de terroriser des enfants. Ils garderont pour toujours les séquelles de cette brutalité qu’on leur a imposée.

Cette honteuse "rafle" rappelle celle de notre sinistre période en France, "la Rafle du Vél d’Hiv" dont nous connaissons les fins tragiques. Le terrorisme institutionnalisé des femmes et des enfants par Ismael Omar Guelleh à Djibouti est devenue monnaie courante, son menu quotidien, perçu comme une normalité par le régime qui, dans sa soif de vengeance a bien voulu montrer ses muscles, encore une fois, en s’en prenant à ces êtres innocents et fragiles, candides et sauvages : les enfants. Ma mère âgée de 80 ans n’a pas été épargnée non plus par l’humiliation et les interrogations musclés.

Cette violence policière à l’endroit de ma famille m’encourage encore plus dans la détermination du combat contre l’oppression que mène le régime contre le peuple djiboutien. Décidé à entraver par tous voies et moyens mes actions en faveur des droits de l’Homme, Ismael Omar Guelleh cherche à m’intimider pour que je cesse toute action. S’il pense me faire taire ainsi, c’est peine perdu.

Se sachant désormais impuissant pour m’atteindre physiquement après ses deux tentatives d’assassinats avortées sur ma personne à Rennes grâce à l’excellente et rapide intervention de la Police Nationale (de la Brigade Anti-criminalité), convaincu que je suis pour toujours protégé par ma douce France grâce à l’impressionnant dispositif de sécurité qu’elle a mise en place, Ismael Omar Guelleh n’a eu d’autres alternatives que celle de se retourner contre ma famille.

S’il a l’habitude de trahir ses ressortissants, de les déchoir de leur nationalité, de les bannir ou tout simplement de les éliminer, la France au contraire est celle qui veille et protège jalousement, telle une mère, ses ressortissants. Le citoyen djiboutien Mohamed Daher Robleh a été non seulement déchu de la nationalité djiboutienne sur ordre de Guelleh mais surtout extradé vers la Somalie, Etat qui n’existe que de non.

http://www.afriquesenlutte.org/afri...

En attendant, Guelleh pourra toujours s’acharner mais plutôt que de négocier ma reddition, je lui promets ma SÉDITION !!!

La guerre contre le Président autoproclamé de Djibouti, détenteur du palmarès en matière de crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité ne fait que commencer.

Le sang du peuple djiboutien ne se monnaye point. Dites non à la barbarie et faisons tous le pari de la promotion des droits de l’Homme et non de la servitude volontaire si chèrement dénoncé par Etienne de la Boétie dans son Discours.

Cordialement.

Houssein IBRAHIM HOUMED

Les personnes arrêtées sont :

- Dahabo Guedi Sahal-ma mère, âgée de 80 ans
- Abdoulkader Ibrahim Houmed-mon frère
- Kadiga Ibrahim Houmed-ma soeur
- Goumati Mohamed Houmed-ma cousine

mes nièces et neveux orphelins de père et de mère

- Aboubaker Houmed Ibrahim -Lycéen-17 ans
- Mohamed Houmed Ibrahim-Lycéen-16 ans
- Abdoulkader Houmed Ibrahim-Lycéen-15 ans
- Amina Houmed Ibrahim-7 ans
- Mako Houmed Ibrahim- 6 ans
- Hasna Houmed Ibrahim- 5 ans
- Ibrahim Houmed Ibrahim- 4 ans

Dernière minute

Dans la nuit du samedi 22 Février 2014 à 1 heure du matin, ma mère Madame Dahabo Guedi Sahal âgée de 80 ans et malade a été violemment tirée de son lit, en plein sommeil et conduit dans un centre dont elle ignorait totalement l’existence et qui était en réalité les sinistres locaux du Service Djiboutien de Sûreté (SDS).

Au même moment et dans une pièce adjacente, les hommes de Hassan Saïd jubilaient autour des cris et des pleurs d’enfants (mes neveux), violemment réveillés et embarqués dans ces lieux qui leur étaient étrangers, qui étaient impressionnants. Hassan Saïd, le Directeur de la Police Politique qui supervisait personnellement cette opération les aurait contraints à dormir à même le sol.

Ma mère et des enfants de moins de 10 ans ont subi un interrogatoire musclé.

Quel aveu peut-on avoir d’une personne âgée de 80 ans qui a de surcroît des problèmes de santé ?

Quel aveu peut-on avoir auprès des enfants de 4-5 ans qui ne comprennent ni leur présence dans les locaux des services spéciaux ni les interrogatoires qu’ils subissent ni leurs privations de leur liberté ?

A quoi sert-il d’emprisonner arbitrairement des personnes âgées et des petits enfants ?

Houssein IBRAHIM HOUMED

 
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