samedi, 17 novembre 2018
 

Silence ! On opprime à Djibouti…

Là-bas, la piraterie dans le golf d’Aden bat son plein, sur la mer, on prend des otages dans des bateaux à la barbe et au nez des agents de sécurité hautement outillés à coût de milliards par des multinationales pour y protéger biens et personnes.

Et pourtant… ! Des groupuscules a peine sorties de l’amateurisme arrivent à faire mains basse sur le personnel des équipages et se font payer à coût d’autres milliards.

De qui se moque-t-on ? Si on ose croire que personne n’a comprit le deal de ce marché de dupe !

Ce crime innommable à son jumeau sur le sol Djiboutien sous une forme autrement vicieuse, il consiste à prendre en otage des vies des personnalités politiques et celles de paisibles citoyens.

L’occasion a été donné de sortir du silence assourdissant de Djibouti, au franco-djiboutien et président du FRUD (Front pour La Restauraton de l’Unicité et la Démocratie, le plus ancien mouvement d’opposton du pays) lors du congre du MIRA (Mouvement pour l’indépendance, la Renaissance et L’intégrité Africaine) qui s’est tenu le week-end dernier à Ségou au Mali.

Ainsi Mohamed Kadami tente de faire entendre l’oppression silencieuse du régime de Djibouti.

Pour Kadami, rien ne semble arrêter ou atténuer la rage répressive quasi pathologique du président Ismael Omar Guelleh qui porte comme un étendard cette propension de brutalité, d’inhumanité et de violence à l’endroit des civils innocents.

Cet Escalade de la répression à Djibouti date du 20 octobre dernier ou, plusieurs personnes ont été raflées par l’Armée Djiboutienne à Hilou et à Syarou (Nord ouest de Tadjourah) et sont détenues à la gendarmerie de Tadjourah après avoir été brutalisées et torturées au seul motif qu’elles sont les proches parents (père, mère, frère et sœur ou cousins) des combattants du FRUD.

Certaines d’entre elles ont pu être identifiées, Mohamed Kadami cite de mémoire :Badoul Mohamed Ahmed, Ahmed Kamil, Hamadou Ali, Borito Cheik Mohamed, Ali Ahmed, Badoul Moussa Issé.

« Les soldats ont exercé des violences contre les habitants de Hilou et de Syarou, brutalisé plusieurs femmes (sœurs et mères des combattants) et violé quatre d’entre elles. Plusieurs points d’eau ont été détruits à Daleyta à 10 km d’Assal, à tel point que plusieurs familles commencent à souffrir gravement de la pénurie d’eau », soutient le président du FRUD.

« Cette escalade de la répression est la conséquence des déboires de l’armée ces derniers mois face au FRUD qui est clairement visé par le pouvoir », ajoute encore Kadami.

Plusieurs autres personnalités proches du FRUD estment que le pouvoir très furieux du peu de succès de l’armée face aux combattants du FRUD a décidé de mener une politique de terreur à l’égard des populations civiles du Nord et sud-ouest du pays, manifestement ciblées et accusées de faire cause commune avec le FRUD.

Des ratissages, arrestations arbitraires, tortures, viols des femmes ont ainsi, selon plusieurs sources ont pu être constatés :

- - A Ardo, Ripta et Boli en mars 2014 ;

- - A Sismo, Gal Ela et à Medeho dans les Mablas en juin et juillet 2014 ;

- - A Obock ville qui est isolée du reste du pays par les barrages de l’armée, depuis septembre

- - A Syarou, Hilou, Garabtissan et Daoudaouya en octobre de cette année.

Cette recrudescence de la terreur s’inscrirait dans une politique de fuite en avant du chef de l’Etat, qui vient de mettre fin aux timides pourparlers avec l’USN, spoliée de sa victoire aux législatives de février 2013, pensent des personnes proches du Front de Mohamed Kadami.

Mohamed Kadami ne supporte plus le silence au tour des répressions faites contres ses militants et des civiles des villes pré citées. Il en appel donc à la communauté internationale afin de prendre toutes ses responsabilités face à la répression subit par une catégorie de djiboutien.

Sadio Kante

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/sadi...

 
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