mardi, 19 juin 2018
 

Soudan : Trois employés d’un hebdomadaire d’opposition libérés, trois autres restent incarcérés sans raison

English version below

15 février 2011

Trois employés d’un hebdomadaire d’opposition libérés, trois autres restent incarcérés sans raison SOURCE : Reporters sans frontières

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières a appris avec un certain soulagement la remise en liberté, le 12 février 2011, de trois employés de l’hebdomadaire d’opposition "Al-Midan", journal du parti communiste soudanais, incarcérés depuis le 2 février après leur couverture des manifestations du 30 janvier.

L’organisation reste cependant très inquiète pour leurs trois autres collègues toujours en détention. Tortures, électrochocs, passages à tabac, privations de sommeil, etc. Leurs geôliers ne leur épargnent rien.

"La libération de trois employés d’’Al-Midan’ détenus depuis dix jours ne prouve qu’une chose : aucune charge ne pèse contre eux et rien ne leur est officiellement reproché. Pourquoi donc tous n’ont pas été libérés en même temps ? Nous réclamons la remise en liberté immédiate de tous les employés d’’Al-Midan’, ainsi que celle des autres journalistes emprisonnés dans le pays. Enfin, nous dénonçons avec la dernière énergie les maltraitances, tortures et traitements dégradants que subissent les détenus des prisons soudanaises", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Kamal Karar, assistant du rédacteur en chef d’’Al-Midan’, Ibrahim Mirghani, responsable du service politique, et Moawya Abu-Hashim, chauffeur, ont été relâchés le 12 février. Khalid Tawfig, graphiste, Mohamed Aldirderi, journaliste stagiaire, et Mohamed Rahama, réceptionniste, demeurent à ce jour emprisonnés.

Le 13 février, des journalistes ont organisé une manifestation pacifique de soutien à leurs confrères d’’Al-Midan’. Les forces de sécurité et de police ont durement réprimé le mouvement et ont interpellé plusieurs photojournalistes après avoir effacé leurs clichés.

"Les forces de sécurité soudanaises utilisent l’incarcération comme un moyen pour intimider des journalistes. La liberté de la presse, la liberté d’expression et d’association ainsi que le droit de manifester pacifiquement, pourtant garantis par la Constitution de 2005, sont actuellement mis à rude épreuve par le régime de Khartoum", a regretté Jean-François Julliard.

Pour tout renseignement complémentaire : Reporters sans frontières 47, rue Vivienne 75002 Paris France rsf (@) rsf.org tél : +33 1 44 83 84 84 téléc : +33 1 45 23 11 51 http://www.rsf.org


15 February 2011

Three employees of opposition weekly freed, three others still held without charge SOURCE : Reporters Without Borders

(RSF/IFEX) - Reporters Without Borders is relieved that three employees of the opposition weekly "Al-Midan", who had been arrested on 2 February 2011, were released on 12 February. But it is very concerned about the three who are still being held. The detainees have been beaten and subjected to torture, including electric shocks and sleep deprivation.

They were arrested because of the coverage that "Al-Midan", the Sudanese Communist Party’s mouthpiece, gave to street protests on 30 January.

"The release of three ’Al-Midan’ employees after being held for 10 days proves just one thing, that they have not been charged and that there is nothing the authorities can officially reproach them for," Reporters Without Borders secretary-general Jean-François Julliard said.

"We call for the immediate release of all the ’Al-Midan’ employees and all the other journalists detained in Sudan and we strongly condemn the mistreatment, torture and other forms of degrading treatment that detainees undergo in Sudan’s prisons."

The three employees released on 12 February were Kamal Karar (an assistant to the editor), Ibrahim Mirghani (the head of the newspaper’s political section) and Moawya Abu-Hashim (a driver). The three still held are graphic designer Khalid Tawfig, trainee journalist Mohamed Aldirderi and receptionist Mohamed Rahama.

Police and security agents used force on 13 February to break up a peaceful demonstration by journalists in solidarity with their "Al-Midan" colleagues, arresting several news photographers after deleting their photos.

Julliard added : "The Sudanese security forces are using imprisonment as a means to intimidate journalists. Media freedom, freedom of expression and association, and the right to demonstrate peacefully are all being trampled on by this government although they are guaranteed by the 2005 constitution."

For more information : Reporters Without Borders 47, rue Vivienne 75002 Paris France rsf (@) rsf.org Phone : +33 1 44 83 84 84 Fax : +33 1 45 23 11 51 http://www.rsf.org

 
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