jeudi, 13 décembre 2018
 

Bénin : Chasser les enfants des pauvres de l’Université.

Alerte à l’opinion publique

Aux étudiants, Aux parents d’étudiants, Au peuple Béninois

Les autorités de l’UAC et de la FADESP veulent chasser les enfants des pauvres de l’Université.

Les résultats de la 2e session à la FADESP viennent de tomber. En 1ère année, sur 7594 étudiants, 977 sont déclarés admissibles, soit seulement 12,79%. En 2ème année, sur 3036 étudiants, seulement 652 sont admissibles, soit 21,48%. En 3ème année, option 1, 12 étudiants sur 29 sont admissibles soit 41,38% ; Option 2, 40 étudiants sur 87 sont admissibles et en Option 3, seulement 470 étudiants sur plus de 1000 sont admissibles soit un taux de 44% environ. En 4ème année, Option 1, 28 étudiants sur 50 sont admissibles soit 50,91% ; Option 2, 22 étudiants sur 68 sont admissibles soit 32,68%, Option 3, sur 1254 étudiants seulement 498 sont admissibles, soit 39,71%.

Face à bun tel résultat catastrophique, bien de questions se posent : Est-ce seulement la faute des étudiants ou celle des enseignants ? Ne faudrait-il pas plutôt interroger le système qui produit de tels déchets plutôt que de vouer aux gémonies les étudiants comme certaines langues enseignantes tendent à le faire ? Plutôt que d’être tristes, ces résultats catastrophiques, assassins pour le peuple béninois, semblent faire la joie de certains enseignants. Il en est ainsi particulièrement de la commission mise sur pied par le doyen à la FADESP pour organiser les sessions cette année. Composée de ZANOUVI Agnès, KOUGNIANZONDE Christophe, HOUESSOU Jérôme, cette équipe se transforme en véritable machine à broyer l’étudiant. Tout à leur joie de voir échouer ces enfants de pauvres, ils vont jusqu’à rejeter la possibilité d’un rachat ne serait-ce que d’un ½ point ou d’un point.

Cette situation ne semble pas isolée. Elle s’inscrit dans un plan jusque là combattu par les étudiants et le peuple béninois appelé « Contrôle de flux étudiant sur le Campus », autrement dit, l’application du fameux ¨Numérus Clausus¨ pendant longtemps prôné par AMOUSSOUGA G. Fulbert. Il est déclaré ouvertement dans les milieux proches des autorités décanales de la faculté qu’on veut limiter le nombre d’inscrits à l’Université et notamment en faculté de droit. Le recteur SINSIN aurait déjà donné son accord dans ce sens. Le prétexte trouvé, c’est qu’il y a aujourd’hui des centres universitaires tels que Tchaourou, Savè, Aplahoué et autres comme si ces nouveaux centres sont capables d’absorber un grand nombre d’étudiants. C’est la nouvelle situation que veulent imposer les autorités rectorales et décanales à notre peuple.

Etudiants, nous ne pouvons accepter cet état de fait que des enseignants dont certains ont mis soigneusement leurs enfants à l’abri dans les universités étrangères, torturent les enfants des pauvres et les mettent à la rue. La direction de l’UNSEB vous appelle à bander vos énergies pour les prochaines luttes dans ce sens et vous appelle d’ores et déjà aux différentes Assemblées Générales qui se tiennent pour dire :

- Non au ¨Numerus Clausus¨ sur le campus !
- Non à l’assassinat de l’enseignement supérieur !
- En avant pour une université au service de notre peuple !

Le Président du BEN/UNSEB

André ASSE

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