lundi, 15 octobre 2018
 

Défendre les droits syndicaux à la Sucrerie de Complant du Bénin

La Sucrerie de Complant du Bénin dans sa genèse a traversé trois grandes périodes :

-  La période de 2003 à 2008, caractérisée par les travaux de réhabilitation. C’est la période où tous les travailleurs de cette société ont subi tous les mauvais traitements qu’un esclave puisse subir de son maître : tantôt c’est des soufflets, des coups de pieds et même des crachats sur les travailleurs, tantôt c’est es mauvais traitements salariaux ne respectant aucun texte en vigueur ; le patriotisme des travailleurs aidant, tous ont accepté se sacrifier avec l’espoir que tout sera régulariser dès la reprise normale des activités de production sucrière.
-  La période de 2008 à 2012 est celle où une première convention collective a été élaborée avec comme objectif de corriger les irrégularités et insuffisance de la 1ère. Ce fut le contraire. Elle est venue plutôt envenimer le rapport de travail qui existait entre les travailleurs et le patronat, créant des disparités salariales, des de régularisation de catégories des diplômes d’apprentis non prises en compte …
-  La période de 2012 à ce jour c’est la période où la convention élaborée en 2008 devrait être relu. Ce qui a été fait devant le MTFP, le MIC, la DGT, la CSA-BENIN, la CSTB, la DG SUCOBE et représentants des travailleurs de SUCOBE.

Mais après la négociation de ladite convention, la DG de SUCOBE a rappelé en CHINE tous les membres de son administration qui ont négocié cette convention, laissant l’application des clauses de cette convention à une nouvelle équipe chinoise qui refuse de l’appliquer oubliant que l’administration est une continuité.

1-Donc cette menace que les sociétés chinoises font chaque fois qu’il y a manifestation de mécontentement de fermer la société ne peut intimider aucun travailleur. La grève ne peut être une cause de lock-out.

2- Le refus du MIC et de la PRESIDENCE d’inviter les responsables de la CSA-BENIN et de la CSTB ayant participé à la négociation de cette convention et de toutes nos revendications antérieures à cette convention collective n’est pas acceptable par les travailleurs de SUCOBE.

3 – Toute autorité qui prend faits et causes des entreprises étrangères qui briment les travailleurs nationaux est apatride. En conclusion,

Les revendications des travailleurs de SUCOBE qui conditionnent le bon déroulement des activités sucrières se résument comme suit :

A – Le rappel des moins perçus liés au DECRET 2000-162 ou 2003-201

B – La régularisation de la situation administrative des travailleurs saisonniers et occasionnels non déclarés depuis dix ans

C- L a satisfaction des seize (16) points d’accord consensuels

D- Par rapport à la nouvelle convention relue :
-  Le respect du plan d’exécution
-  La généralisation des primes de risque et de salissure

Nous voulons bien la paix à la SUCOBE mais on ne veut pas que les chinois battent les travailleurs nationaux.

Cotonou, le 03 août 2013

 
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