lundi, 11 décembre 2017
 

Burkina Faso : CONFERENCE DE PRESSE DE L’UNIR/PS

Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS)

Mesdames et messieurs les journalistes,

Très chers invités,

Les 21 et 22 mars 2009, se tenait à Ouagadougou le Congrès constitutif de l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS) sous le thème : unité sankariste, arme ultime pour le changement au Burkina Faso.

A l’occasion de ce deuxième anniversaire, notre formation, qui se veut le creuset des forces révolutionnaires sankaristes, voudrait saluer le courage légendaire du peuple burkinabé et louer la persévérance des militantes et militants du parti, en particulier sa frange jeune, ainsi que les femmes qui viennent d’ailleurs de célébrer la date historique du 08 mars.

Faut-il le rappeler, en créant l’UNIR/PS comme point de convergence et de ralliement des forces de progrès, notre ambition clairement exprimée et sans ambages a été que la marche irréversible de notre peuple vers son bonheur et son destin nous impose un idéal de vérité, de justice, de démocratie, toutes choses qui sont des valeurs partagées par les burkinabé et défendues en tout instant par notre parti, l’UNIR/PS. En revanche, nous ne sommes nullement surpris ni par le contexte international actuel ni par le contexte national en ébullition depuis la grave crise financière qui a mis à nu les limites du système mafieux de l’impérialisme international dont les derniers retranchements se retrouvent à l’ONU et à l’OTAN. Ces derniers, en dernière analyse, se révèlent être des instruments au seul profit des puissances occidentales qui régentent le monde, placent des dirigeants de pays à leur solde et kidnappent d’autres, malheureusement et presque toujours accompagnés d’un massacre aveugle des innocentes populations qui ne demandent qu’à vivre dans la paix et la quiétude et ce, quand les plans de la Banque Mondiale et du FMI ont échoué. C’est pourquoi, l’UNIR/PS prend acte de la Révolution de Jasmin survenue en Tunisie et en Egypte, félicite les peuples tunisien et égyptien qui offrent à l’Afrique un autre exemple de combat et de réussite comme c’est également le cas pour le Niger. Quant à la Libye, notre parti ne peut qu’exprimer toute sa compassion à ce peuple frère et ami.

Le parti reste persuadé que le peuple libyen, soumis aujourd’hui à une extrême épreuve d’ingérence et d’invasion étrangères pro impérialistes triomphera indubitablement de la barbarie moyenâgeuse que veulent lui imposer des pirates venus de loin.

Nous adressons au peuple ami du Japon toute notre compassion pour les épreuves qu’il traverse après le séisme destructeur et le tsunami qui s’en est suivi. Qu’il veuille bien trouver ici l’expression de notre profond soutien pour la lutte qu’il mène afin de surmonter ces dures épreuves. Mesdames et messieurs les journalistes,

Au plan national, l’UNIR/PS en tant que chef de file de l’opposition politique est réaffirme son profond engagement avec tous les autres partis politiques des déclarations faites le 25 février et 18 mars 2011 sur la situation nationale. De même il réitère son, profond engagement au combat pour une information juste et équitable, débarrassée de toute gangrène. Du reste la lettre ouverte adressée à Madame la Présidente du Conseil Supérieure de la Communication (CSC) en est le témoignage.

De même, l’UNIR/PS condamne avec force toute forme d’agression faite aux journalistes et en appelle au bon sens des populations dont le parti comprend l’amertume et la révolte quand certains média se complaisent à camoufler la vérité pour magnifier l’injustice et nourrir, au péril de la déontologie de leur noble profession le mépris et la haine. Mesdames et Messieurs les journalistes,

Très chers invités,

Les derniers événements consécutifs à la mort de l’élève ZONGO Justin et à la décision du Tribunal militaire de Ouagadougou illustrent éloquemment et si besoin était encore de le rappeler la quasi-totale démission du gouvernement de Tertius ZONGO avec à sa tête le Président du Faso laissant ainsi l’Etat dans une totale déliquescence. Pendant ce temps, la justice assiste impuissante ou complice, à la tyrannie du pouvoir qui s’en sert comme pour régler des comptes à d’honnêtes citoyens. Cela est inadmissible en démocratie où la séparation des pouvoirs a pour rôle de garantir les droits de tous les citoyens. Mais, hélas !

C’est pourquoi, l’UNIR/PS comprend la légitime réaction des élèves et étudiants du Burkina Faso ainsi que celle des militaires tout comme celle de tous les autres citoyens, victimes d’injustice, de mépris, d’arrogance surtout quand cela provient des dépositaires de l’autorité de l’Etat. C’est pourquoi également notre parti salue le courage et la lucidité des magistrats, greffiers, avocats et agents de la justice, regroupés autour de leurs syndicats respectifs, dont la décision de protester est pleinement justifiée.

En revanche, le parti, tout en exprimant sa compassion à toutes les victimes, exprime sans ambages son soutien aux élèves, étudiants, militaires et commerçants, bref c’est-à-dire au peuple burkinabè en lutte au sein de ses différentes organisations telles la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC), le SNESS, le SYNTER, etc.

Maintenant que des hommes en armes, des armes de guerre et des armes lourdes s’en mêlent, détruisent des biens privés comme publics pendant que le premier responsable à savoir le Chef suprême des forces armées nationales vaque paisiblement à d’autres occupations, il n’y a-t-il pas lieu d’en tirer la conséquence évidente que le Président du Faso est définitivement empêché et de façon absolue à pouvoir remplir ses fonctions constitutionnelles ?

Pour l’UNIR/PS, il n’y a aucun doute, il y a vacance de la Présidence du Faso et l’article 43 de notre Constitution devrait trouver immédiatement application si l’on veut éviter le pire à notre pays.

Aussi, notre parti qui, depuis sa création suit attentivement la situation nationale, dans un contexte sous régional particulièrement difficile et conscient du rôle prééminent de la stabilité, de la paix comme gage de renforcement de notre démocratie conclut qu’il faudrait sauver les institutions et les rendre plus crédibles afin qu’elles soient instruments de progrès et non des outils aux mains d’individus sans scrupule qui ne pensent qu’à leur propre destin et aux honneurs.

En conséquence, l’UNIR/PS exige la démission pure et simple de Blaise COMPAORE. Cet acte éminemment patriotique permettra à notre peuple de se réconcilier avec lui-même et d’engager les réformes politiques et institutionnelles adéquates à même d’offrir à notre pays plus de sérénité dans son développement.

En tout état de cause, l’UNIR/PS rappelle que Blaise COMPAORE n’a ni légitimité ni légalité et que les Présidents des commissions de l’Union Africaine et de la CEDEAO en sont pleinement informés pour avoir été régulièrement saisis suite à l’élection calamiteuse du 21 Novembre 2010 qui fait de Blaise COMPAORE un Chef d’Etat auto proclamé.

Il reste entendu qu’il est impérieux :

de rouvrir sans délai et sans condition les écoles et les universités ainsi que toutes œuvres ou services y relatifs ; de libérer les étudiants ou toutes personnes détenues dans le cadre des manifestations consécutives à la mort de l’élève ZONGO Justin ; de procéder aux dédommagements conséquents des victimes collatérales ; de rendre surtout la justice, la vraie justice. C’est pourquoi, l’UNIR/PS lance un appel pressant au peuple burkinabé, aux démocrates et aux patriotes de ce pays à se mobiliser conséquemment pour faire aboutir ces exigences qui sont nécessaires et indispensables pour déverrouiller notre processus démocratique et le mettre à l’abri d’une grave crise.

Dénonçons les tracasseries, les tentatives d’intimidations et les arrestations arbitraires exercées sur nos militants comme cela a été le cas de nos camarades Samdpawendé OUEDRAOGO à Kaya et OUEDRAOGO Tarballé à Titao.

L’UNIR/PS soutient toutes les luttes en cours et invite ses militantes et militantes à s’engager activement dans ces combats.

Appelons enfin nos militantes et militants à se tenir prêts pour tout mot d’ordre que le parti viendrait à lancer.

Ouagadougou, le 25 mars 2011

Le Président Maître Bénéwendé S. SANKARA

 
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