mercredi, 20 septembre 2017
 

Jeudi, le jour où le peuple BURKINABE a trouvé l’antidote contre la tyrannie !

Le peuple Burkinabè s’est choisi jeudi pour se libérer d’une tyrannie agonisante, vieille de 30 ans, celle de Blaise Compaoré. Un matin du jeudi 30 octobre 2014 pour s’administrer lui-même l’antidote contre la tyrannie et accéder au rang des nations démocratiques du monde. Jeudi, coïncidence ou hasard du calendrier puisque c’était le jour préféré du regretté Thomas Sankara, le jour de sport pour tous les Burkinabés, le jour de la thérapie de masse !

Comme si le peuple Burkinabé voulait rendre hommage à Thomas SANKARA !

Ce jeudi matin à Ouagadougou, le peuple a trouvé son antidote contre Blaise Compaoré, un virus pire qu’Ébola qui plane sur leur tête depuis 27 ans. Le jour est symbolique, le lieu aussi. Les images parlent d’elles-mêmes : comme celle de ce jeune gamin défiant un militaire qui le vise. Nous observions les mêmes scènes à travers chaque ville, chaque village du Burkina-Faso. À Bobo-Dioulasso, ce fut plus violent, avec la mairie incendiée.

Cette image rappelle une autre, celle de la place Tiananmen, à Pékin en Chine, un printemps de 1989. Le décor est certes différent, les personnages aussi mais la réalité est la même : une jeunesse révoltée qui rejette les régimes liberticides. Le jeune étudiant chinois a défie la colonne des blindés chinois sur la place un printemps de 1989 à Pékin qui s’est soldé par un bain de sang.

Comme le Tank Man chinois, le jeune Burkinabè en fixant son bourreau droit dans les yeux, a finalement eu raison de gagner cette guerre qu’il s’était engagé de faire à mains nues, démontrant au monde entier que la liberté était une valeur supérieure à la vie, qu’il fallait mieux mourir que de vivre sous le joug de la tyrannie.

Cette image a quelque chose d’extraordinairement inouïe, et constitue un moment inoubliable de cette révolution Burkinabè qui est en même temps la révolution de toute l’Afrique noire désormais fière d’assumer son destin. Comme celle de Lassina Sawadogo qui choisit l’affrontement, qui préféra opposer sa sédition plutôt que sa reddition. Cette histoire Burkinabè est l’histoire d’une Afrique en mouvement, d’une Afrique décidée de se débarrasser de ses démons qui l’enchainent depuis la nuit des temps et contre lesquels elle n’avait pas, jusqu’à ce jeudi 30 octobre 2014, trouvé la solution.

Depuis cette révolution, l’Afrique aussi s’agite et à chaque résistance, le peuple Africain affronte courageusement ses oppresseurs en ayant dans sa pensée, cette image d’une révolution Burkinabè qui leur aura appris que pour se libérer il faut un minimum de courage, de fermeté et d’intransigeance.

Le Burkina-Faso a ouvert une brèche dans la citadelle des dictatures africaines : il appartient maintenant aux forces démocratiques Africaines, Togolaises,Djiboutiennes, Congolaises, Centrafricaines, Maliennes, Béninoises, Ivoiriennes, Gabonaises, Tchadiennes, Guinéennes, Nigériennes, Camerounaises d’élargir cette brèche et de faire tomber les derniers remparts des systèmes politiques minés par la corruption et l’injustice.

Qu’attendons-nous, Peuples d’Afrique Noire, pour nous mobiliser contre des chefs d’états et leurs régimes agonisants ?

Le Burkina-Faso a mis l’antidote à ta disposition pour te LIBERER AFRIQUE !

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Vive le peuple du Faso !

Vive le Burkina-Faso Libre !

Vive l’Afrique bientôt Libre !

Houssein IBRAHIM HOUMED Un Burkinabè de cœur

 
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