mercredi, 21 août 2019
 

Côte d’Ivoire : LE PCB PROTESTE CONTRE LA DEPORTATION DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE

Selon le quotidien "La Nation" en date de ce jour 30 novembre 2011 rapportant l’AFP, « Le procureur a notifié un mandat d’arrêt international au Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Il va s’agir de le transférer à la Haye, je ne sais pas quand, ça peut être aujourd’hui, demain au plus tard » (sic). Ainsi, ce jour mercredi, deux jours après l’audition qui a débuté le lundi 28 novembre et dix jours avant les élections législatives auxquelles le parti de Laurent Gbagbo, le FPI a décidé de ne pas participer, les puissances étrangères qui ont agressé la Côte d’Ivoire, bombardé le Palais présidentiel et ont réduit le pays en un protectorat, sous mandat de l’ONU, transformée en agence de couverture des agressions et de recolonisation des pays pauvres, notamment ceux d’Afrique, les puissances étrangères déportent l’ex chef d’Etat avec la complicité de celui qu’on ne peut pas ne pas qualifier de pantin des puissances étrangères, Alassane Ouattara.

Ainsi, sous nos yeux, se répète le scénario de déportation des rois et chefs de communautés qui ont, pour une raison ou une autre, résisté à la volonté des colons. Que les auteurs des crimes qui ont endeuillé la Côte-d’Ivoire et semé la mort dans les populations doivent être jugés, il n’y a aucun doute là-dessus. Et le PCB qui en appelle au jugement et au châtiment des criminels politiques l’a toujours exigé dans notre pays et partout. Mais cela doit l’être dans chaque pays, et en occurrence ici, en Côte-d’Ivoire avec la législation ivoirienne afin qu’un terme soit mis à l’impunité par le peuple ivoirien et non par des puissances étrangères. Il y va de la souveraineté, de la dignité et de l’honneur de chaque peuple et de l’Afrique.

C’est sur la base de ces principes que les Etats-Unis refusent le jugement de leurs citoyens en dehors de leur territoire et ont refusé de ratifier jusqu’aujourd’hui le traité de la CPI. La France également joue des pieds et des mains pour ramener sur son territoire ses citoyens accusés de crimes comme on l’a vu dans la ténébreuse affaire Arche de Zoé au Tchad. Ainsi les grandes puissances défendent leur dignité et s’acharnent à humilier les peuples africains et leurs dirigeants, à les traiter comme des esclaves. C’est inadmissible, inhumain. Le PCB élève une vive protestation contre l’humiliation de l’Afrique, de ses fils et dirigeants. Il répète qu’il n’appartient à aucune puissance étrangère de juger les criminels politiques d’un autre pays. Il invite toutes les organisations démocratiques à protester contre les puissances étrangères et leur complice, Alassane Ouattara au pouvoir en Côte-d’Ivoire. Gbagbo doit être ramené en Côte-d’Ivoire pour y être jugé pour ses crimes.

Cotonou, le 30 novembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

 
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