lundi, 25 septembre 2017
 

En Côte d’Ivoire, les enseignants poursuivent leur mouvement de grève

C’est toujours la grève dans le secteur de l’éducation en Côte d’Ivoire. Les enseignants du secondaire et des filières techniques réclament des arriérés de salaires et la suppression de ponctions administratives sur leurs salaires pour des jours de grève. Des prélèvements qu’ils jugent abusifs.

La situation est tendue dans les collèges, les lycées et même dans certaines maternelles, d’autant plus que l’exaspération d’un conflit qui traîne depuis près d’un mois pousse à des actes de violence ou d’intimidation à l’encontre de certains grévistes.

« Nous attendons simplement que le gouvernement réponde favorablement aux préoccupations des enseignants de Côte d’Ivoire. Si ce n’est pas fait, l’école sera toujours fermée, prévient Jean-Jacques Abonga, le porte-parole du Mouvement des syndicats de l’enseignement général et technique. Surtout que l’insécurité grandit dans les villes contre les enseignants de Côte d’Ivoire. Et ces causes-là, c’est le non-respect des engagements que l’Etat prend envers les enseignants de Côte d’Ivoire. »

Au centre des revendications, des arriérés de salaires vieux de 2009 qui représentent des sommes pouvant aller, selon les grévistes, de 500 000 à 1 million de francs CFA (760 à 1 500 euros) en fonction des grades des fonctionnaires. Le gouvernement dit avoir conscience de la difficulté et affirme plancher sur des solutions.

« Ces grèves qui se sont intensifiées ces derniers jours ont paralysé l’administration scolaire et occasionné des actes de vandalisme et des troubles à l’ordre public, notamment à Abobo, à San-Pedro où l’on déplore malheureusement des pertes en vies humaines. C’est l’occasion pour le gouvernement d’appeler à la vigilance et au sens de la responsabilité, à la patience et de rassurer l’ensemble des travailleurs que les engagements pris par l’Etat de Côte d’Ivoire seront tenus », promet la ministre de la Communication, Affoussiata Bamba, également porte-parole du gouvernement.

Mercredi 29 avril, un conseil interministériel conduit par le ministre de la Sécurité intérieure était en cours dans la foulée du Conseil des ministres pour trouver une issue à ce conflit qui a démarré le 19 mars dernier et qui concerne 17 000 fonctionnaires sur tout le territoire.

Source RFI

 
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