dimanche, 24 juin 2018
 

La Convention de la société Civile Ivoirienne (CSCI) propose la reprise de l’élection présidentielle

A la recherche d’une solution à la crise post-électorale ivoirienne. La Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI) propose la reprise de l’élection présidentielle, conformément à l’article 64 du code électoral, en cas d’échec des négociations et de médiations en cours en Côte d’Ivoire.

Réunie mercredi et jeudi en convention générale extraordinaire (CGE), la Convention de la société Civile Ivoirienne (CSCI) propose, pour dénouer la crise de bicéphalisme constaté au sommet de l’Etat, la reprise du scrutin présidentiel si, d’ici fin janvier, les négociations et médiations en cours n’arrivent pas à trouver une solution à la crise postélectorale qui paralyse le pays depuis début décembre.

Pour la bonne organisation de ce scrutin, la CGE suggère la reconstitution entière de la CEI et l’administration de cette institution par la société civile, le remaniement partiel du Conseil constitutionnel en vue du renforcement de sa crédibilité et de son impartialité, le désarmement total de tous ceux qui détiennent illégalement des armes en Côte d’Ivoire, la réunification effective de l’armée ivoirienne.

En attendant, la CGE propose une médiation nationale composée de représentants de la société civile, des organisations professionnelles et syndicales, de la chefferie traditionnelle et des confessions religieuses.

Pour la Convention de la société civile ivoirienne, les médias, les partis politiques, les forces armées et les populations sont les principales sources des tensions politiques et sociales auxquelles le pays est confronté depuis un certain moment.

Elle recommande donc, pour un apaisement du climat social postélectoral, que les organes de régulation reprennent leur travail avec beaucoup plus de rigueur, de vigilance et de professionnalisme, en arrêtant « la propagande politique et la diffusion de messages de haine et de violence dans les médias publics, un traitement équilibré et impartial de l’information dans les médias publics, notamment la RTI, l’accessibilité des médias publics à toutes les personnes physiques et morales, la couverture de toute l’étendue du territoire national par la RTI et des tranches horaires dans les programmes de la RTI pour l’éducation civique et citoyenne »

La CGE demande également aux partis politiques d’éviter le recours aux considérations ethniques, régionales ou religieuses, l’usage d’armes et de la violence comme moyens d’expression et d’action, l’usage des moyens de l’Etat (finance, personnel, matériel, force publique) dans les actions, de faire preuve de modération dans leurs prises de position politique, de respecter le code de bonne conduite des partis politiques, d’éduquer les militants à la tolérance et aux valeurs démocratiques.

Tout en demandant aussi à MM. Gbagbo et Ouattara d’adresser des messages d’apaisement à leurs militants qui devront être diffusés dans les médias publics, la convention générale extraordinaire de la CSCI conseille à la jeunesse de ne pas céder à la manipulation et de refuser de servir de chair à canon, aux chefs traditionnels et aux leaders religieux, d’éviter les positions partisanes prises en public.

La CSCI n’a pas oublié les forces armées qui, selon elle, devront cesser toutes hostilités et réactiver le Centre de commandement intégré (CCI) doté de moyens conséquents pour accroître son efficacité.

La deuxième convention générale extraordinaire de la CSCI qui a réuni à la Bibliothèque nationale 64 organisations membres avait pour objectif principal de proposer des solutions pouvant aider à sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse post électorale actuelle.

Fait à Abidjan, le 27 janvier 2011

La 2ème Convention Générale Extraordinaire

 
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