lundi, 17 décembre 2018
 

SUR LA SITUATION POST-ELECTORALE QUI PREVAUT EN REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

DECLARATION DE L’ORGANISATION AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL (AHVI)

L’Organisation AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL / AFRIQUE VOIX HUMAINE INTERNATIONALE (AHVI/AVHI) suit avec une attention toute particulière l’évolution de la situation postélectorale qui prévaut en République de Côte d’Ivoire.

AHVI/AVHI prend acte de la réaction spontanée, immédiate, des pays membres de l’ONU qui, retranchés derrière le vocable de « Communauté internationale », tente d’imposer, sans retenue et sans aucun brin d’intelligence, leur volonté à un peuple meurtri par une longue crise intérieure orchestrée depuis l’étranger avec le concours et l’appui des forces et puissances étrangères.

Cependant, dans le cas spécifique de la République de Côte d’Ivoire, AHVI/AVHI s’étonne de la rapidité et de la violence avec lesquelles la « Communauté internationale » prétendue (ONU, Union Européenne, Union Africaine, etc.) est intervenue dans cette situation, sans retenue, consacrant et sacralisant ainsi, urbi et orbi, le déni des lois et de souveraineté d’un Etat membre sous le fallacieux prétexte que celui qui l’incarne, est de facto proclamé « hors-la-loi », parce que n’ayant pas respecté « la volonté du Peuple Ivoirien », c’est-à-dire le verdict des urnes.

Par conséquent, AHVI/AVHI s’interroge sur le sérieux et la crédibilité de cette même « Communauté internationale » et voudrait savoir où était-elle, qu’a-t-elle fait et quelles ont été ses réactions, elle qui se dit « respectueuse de la volonté des peuples » africains :

 Quand, au TOGO, la Françafrique a éhontement installé le fils à la place du père décédé, suite à une mascarade d’élection où l’on voyait des militaires s’enfuir en pleine rue avec des urnes sous les bras ?

 Quand, au BURKINA FASO, le président Thomas Sankara fut lâchement assassiné ? Quelle sanction avait-elle prises contre le ou les criminels aujourd’hui au pouvoir ?

 Quand, il y a huit ans, en CÔTE D’IVOIRE, la rébellion partie d’un pays voisin, a provoqué la partition du pays à l’issue d’un coup d’Etat manqué et dont les principaux acteurs, qui se présentent aujourd’hui en victimes, sont couverts et protégés par une « Communauté internationale » aveugle devenue juge et partie voire complice de génocide et de crimes contre l’humanité ? Devrait on fermé les yeux sur les crimes commis par les rebelles depuis 2002 ? La Cour pénale Internationale (CPI) n’est-elle guérie que maintenant de ses cécités d’aveugle et de mal entendant ou de sourd ? Les Ivoiriens suppliciés à cette époque par les rebelles devenus « Forces Nouvelles  », milices privées de MM. OUATARA et SORO, sont-ils moins humains, moins Ivoiriens que les partisans des chefs de guerre soutenus par la « Communauté internationale » (ONU, UNION EUROPEENNE, UNION AFRICAINE, la France y comprise) ?

 Quand, au GABON, en 2009, la Françafrique a falsifié et inversé les résultats du scrutin, faisant du perdant le gagnant et du vrai gagnant le perdant ? Cette Françafrique, n’a-t-elle pas ainsi, par ce comportement, par cette pratique, fabriqué un véritable usurpateur ? Quelle peut être la crédibilité et le poids d’un tel individu sur l’échiquier international ? N’est-ce pas rabaisser la dignité d’une nation et humilier un peuple entier ? La Communauté internationale a-t-elle levé son petit doigt ? A-t-elle fait respecter « la volonté du peuple gabonais » qui avait pourtant voté massivement pour un homme autre que celui promu par la magouille et la mafia françafricaines ? Africa Human Voice International / Afrique Voix Humaine Internationale (AHVI / AVHI) E-mail : asso.ahvi@gmail.com "La seule chose de bien à l’action de la violence, c’est l’action des hommes de biens"

 Quand, au CONGO-BRAZZAVILLE, en 1997, la Françafrique a réinstallé au pouvoir, dans les conditions que l’on sait, un homme mondialement reconnu d’une violence extrême, comme étant un dictateur sanguinaire, un criminel impénitent doublé de kleptocrate ? En effet, la situation de la Côte d’Ivoire n’est-elle pas le remake du scénario de Brazzaville, en 1997, entre Lissouba et Sassou Nguesso, à la seule différence que cette fois-ci, c’est l’ONU, L’UE et l’UA qui parrainent l’opération ?

 Quand, en 1999, suite à un accord tripartite entre le Bureau du HCR de Kinshasa, le gouvernement de la République du Congo et la République du Congo(Brazzaville), M. Sassou Nguesso supplicia plus de 500 Congolais au Beach de Brazzaville ? C’est aujourd’hui l’affaire dite des « Disparus du Beach ». L’un des principaux acteurs, si ce n’est le principal, neveu de M. Sassou Nguesso, se cache dans une des Ambassades du Congo à l’étranger, en Europe et plus précisément en France. Demain, quand il s’agira de l’interpeller, la Françafrique fera prévaloir son immunité diplomatique, même si celle-ci peut être levée à la demande de la France. Elle l’a déjà fait en d’autres temps pour les diplomates de l’ancien Zaïre et du Qatar.

Au regard des cas ci-dessus rappelés et dont la liste n’est pas exhaustive, AHVI/AVHI fait remarquer que l’ONU, qui s’appelle désormais « COMMUNAUTE INTERNATIONALE », prête à couvrir, soutenir, protéger les crimes des Chefs de guerre et leurs milices privées, n’est plus ce refuge, ce havre de paix vers lequel tous les peuples opprimés du monde devraient se tourner ; celui-ci étant devenu un cercle partisan de défense des intérêts particuliers occidentaux. Son comportement en République de Côte d’Ivoire est patent et en constitue la preuve irréfutable.

En conséquence, AHVI/AVHI félicite l’ONU, l’UE et l’UA d’avoir foulé aux pieds tous les Traités, toutes les Conventions et Chartes internationaux qui les régissent pour faire place à la cupidité, l’avidité et la concussion voire l’anarchie. Ce qui fait de ces Institutions et organisations des plateformes mafieuses, aussi criminelles les unes que les autres, dès lors qu’elles cautionnent et protègent les pratiques d’organisations terroristes comme les « Rebelles » dites « Forces Nouvelles » qui sont à l’origine de la crise et de la déstabilisation de la République de Côte d’Ivoire et, in fine, se mettent à leur service.

AHVI/AVHI félicite l’ONU d’avoir été incapable de désarmer les rebelles ivoiriens avant d’organiser les élections présidentielles, foulant ainsi aux pieds l’une des clauses et principales conditions, sinon la condition sine qua non, devant être appliquée avant toute organisation du scrutin.

Enfin, AHVI/AVHI se réjouit de la jurisprudence politique créée par la « Communauté Internationale » prétendue (ONU, UNION EUROPEENNE, UNION AFRICAINE et leurs supplétifs, etc.) qui consacre la contestation des scrutins de la part de celles et ceux qui se sentent usurpés ; ainsi, les cas d’usurpation de pouvoir par la Françafrique au profit de ses pantins et autres « Sous-préfets », ne seront plus possibles et que nul, pas même l’ONU, l’UE et l’UA réunies en concert, ne pourra plus s’y opposer. La voie est ouverte… Il reste aux Peuples africains de se débarrasser des sangsues imposées par des prédateurs, des faucons et des vautours occidentaux. A l’adresse de tous les peuples d’Afrique, AHVI/AVHI lance le vibrant APPEL d’un grand Rassemblement autour des vraies valeurs qui régissent l’être humain pour faire entendre sa voix.

Et AHVI/AVHI incarne ce grand rassemblement au sein duquel tout le monde pourra lutter, se battre contre les prédateurs et les fabricants d’usurpateurs de type Ali Bongo dont la situation vient d’être révélée dans le film de Patrick Benquet sous le titre : « La Françafrique ».

Le 25 décembre 2010

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de AHVI / AVHI

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes