lundi, 11 décembre 2017
 

Mali : 3ème Congrès ordinaire du SADI : Dénonciation de la trahison, l’aliénation, la corruption, la perte de souveraineté

Le 3ème congrès ordinaire du Parti de la solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance s’est tenu les 4 et 5 décembre derniers, dans la salle Mieru Ba de Ségou. A l’ouverture du congrès, le secrétaire général du parti, le docteur Oumar Mariko a expliqué les raisons de l’absence de Cheikh Oumar Sissoko, président du parti, bloqué par la fermeture des aéroports en Côte d’Ivoire où il était parti en visite privée.

Donc, c’est au cours de l’ouverture du congrès que le discours du président du parti venait de leur parvenir par l’Internet. Le secrétaire général Oumar Mariko était, entre autres, entouré de Mme Oumou Coulibaly, député ; Mohamed Ag Akeratane, secrétaire administratif ; Moussa Coumbéré, député ; Oumar Bocoum, président de la section SADI de Ségou ; Cheikné Konaté, représentant des militants SADI de France et le doyen Adama Kouyaté dont le vœu avait été que ce congrès se tienne à Ségou.

Oumar Mariko a fait état de la progression du parti depuis le congrès de 2007. Le parti, selon lui, devrait normalement occuper la 3ème place sur l’échiquier politique, si des fraudes massives n’avaient pas eu lieu lors des élections. Le parti, a-t-il rappelé, est entré au gouvernement en 2002, sans perdre ses convictions. Il a, de ce fait, situé SADI dans la mouvance de la défense des intérêts des démunis, notamment les paysans, artisans, éleveurs, pêcheurs et dans la lutte contre le bradage de nos unités industrielles.

Plusieurs pommes de discorde existaient entre le gouvernement et SADI qui s’est retrouvé à l’opposition parlementaire avec le Parena et le RPM. Oumar Mariko a précisé que parmi les objectifs visés par le congrès figurent la relecture des statuts et règlement intérieur afin de les adapter à la vie du parti. Les textes, a-t-il dit, doivent être capables de répondre aux aspirations des militants et des populations pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Le président de la section SADI de Ségou, Oumar Bocoum, a indiqué : ‘’qui dit congrès dit évaluation sans complaisance, il veut aussi dire restructuration, organisation et clarification des orientations du parti.

Cela est d’autant plus vrai que le SADI est né des contradictions des options prises à la suite de la révolution du 26 mars 1991, révolution au demeurant confisquée par les intellectuels, souvent se réclamant de la gauche, mais, en réalité petits bourgeois au service du néocolonialisme excepté la liberté de presse, qui, d’ailleurs, avait déjà commencé avec Moussa Traoré, mais ne suffit pas à exprimer la démocratie dans sa plénitude. Ces néolibéraux se sont livrés à cœur joie à la restauration pure et simple du régime de Moussa Traoré. ‘’ Il a ajouté qu’ils ont affaibli l’Etat au profit d’une classe politico-économico-intellectuelle experte à la corruption systématisée, au bradage des unités de production, à l’endettement effroyable, à l’expropriation des terres, au sabotage de l’éducation, de la santé publique et au pillage des ressources naturelles, en connivence avec les multinationales.

Tout cela, a-t-il dit, a débouché sur une paupérisation des masses qui, du coup, a entraîné la perte de la souveraineté, voire l’indépendance de la Nation. Oumar Bocoum a ajouté : ‘’Le SADI se détache d’une telle politique de trahison et d‘aliénation et propose des solutions réelles aux problèmes des masses populaires et s’inscrit en faux contre la perte de la souveraineté nationale et opte pour un socialisme conforme aux réalités maliennes. ‘’ Il a ajouté que ce congrès sera l’occasion, pour le parti, de se réarmer idéologiquement en vue de pénétrer davantage le peuple.

Baba Dembélé

Source : http://www.maliweb.net

 
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