mercredi, 22 novembre 2017
 

Mali : Communiqué du GREN

Le Groupe de Réflexion et d’action sur les industries Extractives au Niger (GREN) a appris avec une grande consternation mais sans réelle surprise que les gouvernements français et américain ont décidé de l’installation imminente, si ce n’est déjà fait de bases militaire dans notre pays.

Il s’agit apprend – t- on pour les forces américaines de renforcer les opérations militaires en cours au Mali. Quant aux militaires français leur objectif serait d’ " assurer la sécurité des principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger".

Rappelons-le, la France s’est arrogé le droit de prendre les devants dans l’intervention armée au Mali en lieu et place des forces de la CEDEAO en vue de :

1.s’ériger en défenseur d’une démocratie qu’elle a contribué à corrompre.

2.S’octroyer les marchés de la reconstruction d’un pays qu’elle détruit elle-même,

3.Tester toute sorte d’armes sans aucun contrôle ;

4.S’accaparer des richesses naturelles et du sous- sol malien ;

5.Réaliser son vieux rêve de posséder les richesses minières du sahel dont le Niger et ses ressources uranifères sont parties intégrantes.

Cette décision intervient au moment où les nigériens continuent à s’interroger sur le sens qu’il faut donner aux accords secrets signés entre AREVA et le directeur de cabinet du président de la République ;

Que le ministre d’état, ministre des Mines et du développement industriel affirme être désigné par le gouvernement pour conduire les négociations entre l’industriel français et notre pays ;

Et que l’Observatoire du nucléaire français est assigné en justice le 1er février au Tribunal de Grande Instance de Paris pour avoir accusé Areva de pratiquer la corruption auprès des dirigeants du Niger ;

C’est la preuve que la France agit au Niger comme en pays conquis et que les ressources naturelles du Niger lui appartiennent dans les faits comme au temps de la colonisation ;

Au vu de tout ce qui précède, le GREN apporte son soutien indéfectible à l’observatoire du nucléaire et à son dirigeant Monsieur Stéphane Lhomme dont le seul tort est d’avoir informé l’opinion sur les pratiques de AREVA ;Dénonce cette décision de l’état français et le silence coupable des autorités nigériennes .Appelle la société civile à se mobiliser pour une action d’envergure en vue de protéger l’intérêt des populations nigériennes.

Fait à Niamey, le 31 janvier 2013

La Coordonnatrice Nationale

Groupe de Réflexion et d’action sur les industries Extractives au Niger

GREN BP 11923, Niamey, Niger

Tél. +227 91 49 33 81/99 97 24 04

greninitiative@yahoo.fr

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Thèmes