mardi, 26 mars 2019
 

Mali : Grève des travailleurs du secteur minier

Après avoir trouvé un terrain d’attente avec l’Untm, le gouvernement à travers le ministère des mines a du mal à satisfaire les revendications des contractuels du secteur des mines. Ceux-ci, à travers leur section syndicale ont voulu se faire entendre par l’observation de 48 h de grève.

Cet arrêt de trois jours de travail intervient après 5 mois d’arriérés de salaire impayés aux contractuels du secteur des mines. Eux, ce sont les contractuels du secteur minier, précisément de l’autorité pour la prospection de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), du programme de développement des ressources minérales(PDRM), de la cellule de la planification et statistique (CPM), de la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM).

Les points faisant l’objet de discorde entre le Département et les travailleurs sont entre autres :

- l’élaboration et l’adoption de plans sociaux en cas de licenciement pour motif économique et fermeture dans les secteurs des mines et industries, de l’administration minière et pétrolière ;

- la reprise immédiate des activités d’exploitation minière à wassou l’or, la poursuite et la relance des activités d’exploitation et de recherche pétrolières à l’Aurep ;

- le paiement immédiat des arriérées de salaires et le maintien des emplois à wassou l’or et au Pdrm.

A ces points s’ajoutent l’application intégrale de la convention collective des sociétés et entreprises minières, géologiques et hydrogéologiques aux travailleurs de la cimenterie de Dio ; l’annulation de la procédure de licenciement en cours à la Somika Sa ; le respect intégral des termes de l’accord intervenu le 2 juin 2010 entre le gouvernement du Mali, le Cnpm et le Synacome et la mise en place d’une régie spéciale pour le financement des activités de recherche minière.

L’AUREP, n’a pas d’autonomie financière et dépend des appuis financiers des exploitants miniers. A cause de la crise, ces sommes qui font fonctionner ces structures minières ne tombent plus régulièrement a expliqué le secrétaire général de la Section Nationale des Mines et des Industries (SECNAMI) M. Abdoulaye Kanté. Avant d’ajouter que c’est au ministère qu’il revient de voler au secours des travailleurs contractuels. Sollicité à plusieurs reprises, « le ministre des mines Boubou Cissé n’a pas su répondre aux doléances des travailleurs » a déploré le secrétaire général. A la suite de M. Kanté, le trésorier de ladite section syndicale M. Mamadou Diakité n’a pas manqué d’avouer son regret face au silence du ministère par rapport à leur situation. Alors que, il avait été convenu de faire un suivi trimestriel pour décanter la situation. Mais depuis ce jour poursuit M. Diakité, la situation n’a connu de progrès depuis le mois d’aout.

Quant à la réponse de la patronne de l’Economie et des Finances Mme Bouaré Fily Sissoko, n’a fait qu’empirer la situation. Aux dires de ces responsables syndicaux, elle aurait proposé de réduire leurs salaires de 50% avant d’ajouter que si le problème persistait, il faudrait procéder à un licenciement des contractuels en remplacement, car ils émargent dans le budget de l’Etat. Cette proposition de Mme le ministre a provoqué la colère des contractuels : « Nous sommes des contractuels, on ne peut pas réduire nos salaires, ni nous licencier ainsi. »

Source : http://maliactu.net

 
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