mardi, 14 août 2018
 

Mali : Le parti Sadi contre les chefs d’Etat ouest africains

Oumar Mariko, le Médecin pourfendeur de la Cedeao ne veut pas changer

Ce révolutionnaire de mars 1991 est toujours en colère contre la Cedeao.En effet, le Dr Oumar Mariko, puisqu’il s’agit de lui, trouve toujours un prétexte pour être au centre du monde. Reconnu pour sa critique à la fois acerbe et aiguë contre la Cedeao, le Dr Mariko était aussi, celui qui prétendait diriger la Transition, avec une volonté politique bien affichée. Fort malheureusement ! Cet homme politique qui se fait passer pour la perle des Maliens aurait-il eu le même courage de dénoncer les pratiques qu’il reproche à la Cedeao, si le dévolu était jeté sur lui ? Non content, son jeune parti (SADI) a introduit une requête, le 19 juillet dernier auprès de la Haute Cour de justice de la Cedeao. Et le verdict est attendu le 10 décembre prochain, au Nigeria.Wait and see.

Depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier, le Secrétaire général du Sadi, s’attire fréquemment les foudres de la Cedeao et plusieurs autres citoyens, le jugeant trop radical, au regard de ses prises de positions. En effet, le Dr Oumar Mariko ne veut pas mettre de l’eau dans son vin .Autant les pratiques qu’il reproche à la Communauté des Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(Cedeao) créée le 28 mai 1975 à Lagos au Nigeria. Autant, la démarche de cette Institution perturbe la conscience politique du médecin révolutionnaire, autant tire-t-il à boulets rouges dans la presse nationale et internationale contre tous ceux qui ne sont pas convaincus de sa logique et de ses calculs politiciens. Aujourd’hui, aux rangs d’hommes politiques, il s’illustre comme le meilleur ennemi juré de la Cedeao.

Ainsi, le 19 juillet dernier, le parti de la Solidarité Africaine, la Démocratie et l’Indépendance(SADI) a saisi au Nigeria la Haute Cour de justice de la Cedeao.Celle de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’Ouest que le Docteur critique sans cesse à cause de ses tâtonnements et autres méthodes jugées, peu orthodoxes, dans la gestion de la crise malienne. En effet, le pourfendeur de la Cedeao, voit au moins quelque chose de positif en la Cedeao lorsqu’il accepte de se confier à elle. Il faut avoir le courage de le dire. Oumar Mariko qui n’est pas toujours content que le Pr Dioncounda soit président de la République par intérim, sur désignation de la Cedeao, est dans l’espoir de l’attente du verdict de son procès contre la Cedeao, lequel tombera le 10 décembre prochain. Wait and see !

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’entre le leader estudiantin de 1990 et l’espace sous régional(Cedeao), c’est le désamour au plus haut point. Mariko Oumar garde sa ligne et renforce au quotidien les traits. Une ligne faite de barbarie iédéologique, d’un nationalisme souffrant de réalisme et d’un radicalisme à la croisée des chemins. Une analyse qui trouve sa parfaite illustration dans les termes d’un de ses collègues (député) à l’Assemblée nationale du Mali. « Je ne suis plus dans cette logique. Je ne suis plus étudiant », intervenait-il ainsi sur Rfi, au mois de mars quand Oumar Mariko criait sous tous les toits d’engager un bras de fer contre la Cedeao.

Aussi mauvaises que puissent être les idéaux de la Cedeao à travers ce qu’on lui reproche, rien ne justifie l’attitude empreinte de haine du Dr Mariko, lequel commence à tourmenter la grande majorité des populations maliennes. Qui l’a une fois entendu dire à Dioncounda Président de la République ? Toute chose que le leader et député du Sadi ignore, c’est que les Maliens veulent finir avec tous ces jeux politiques et de faire face aux questions les plus brûlantes de l’heure : la libération des zones occupées du Mali. En dépit de vaines remontrances dont la Cedeao fait l’objet de la part d’un politicien avide de diriger le Mali, il reste tout à fait clair que l’Institution est bien dans son rôle. Qui ne sait pas que la Cedeao doit développer la coopération internationale et intervenir dans les domaines comme l’économie, la culture, le social, la paix et la sécurité ?

En tout état de cause, la Cedeao aux côtés du Mali est plus une solution que le verbe d’O. Mariko qui se fait passer pour la perle des Maliens. Que pourrait-il dire demain aux Maliens si Dieu lui favoriserait un destin présidentiel. ? Siégerait-il à la Cedeao ou demanderait-il au peuple malien de débarquer ? A la méthode du Français Jean Marie Le Pen du Front National lequel avait proposé aux Fançais de quitter la maison européenne. Ce qui est sûr, le Dr du Sadi se trouve toujours dans une logique d’isolement du Mali sur le plan diplomatique.

Moussa Wélé DIALLO

Source : http://www.malijet.com

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