mercredi, 22 novembre 2017
 

Mali : Partis de la Gauche en Afrique / Conférence pour sceller une union sacrée au service du continent

Amener tous les partis politiques d’Afrique qui ont choisi de faire la rupture avec l’impérialisme à se donner la main pour un véritable développement du continent en fonction de l’aspiration de ses peuples. Tel est l’objectif de la 3ème Conférence du Forum du réseau de la gauche africaine qui s’est tenue du Bamako du 25 au 27 novembre 2011, sous la houlette du parti SADI.

Les partis politiques de la gauche en Afrique sont à la recherche d’un nouveau souffle, afin de faire face aux forces capitalistes qui n’ont que trop exploité le continent africain. Présidée par Cheick Oumar Sissoko, Président du parti SADI, la cérémonie a enregistré la participation de plusieurs personnalités, notamment de Ann Margarete Livh, Présidente du forum international de la Gauche ; Lotta Fornarve Johnsson, membre du bureau politique, chargée des relations extérieures du parti suédois de Gauche ; Amadou Seydou Traoré dit Djicoroni, de Chris Maytlhako, secrétaire chargé des relations extérieures du Parti communiste Sud africain et de Dr Oumar Mariko, secrétaire général, chargé des relations extérieures du parti SADI. Etaient aussi présents les ambassadeurs de Palestine, de Brésil, du Venezuela et de la chargée d’affaire de l’ambassade de Cuba.

Dans son mot de bienvenue, Cheick Oumar Sissoko Cheick Oumar Sissoko a indiqué que la rencontre n’a d’autres objectifs que d’amener les forces de gauche à unir leurs forces et à créer les conditions pour que l’Afrique se prenne en charge. « Il faut une solidarité agissante entre les forces de gauche, les altermondialistes, les nationalistes pour une mobilisation de nos peuples contre l’injustice sociale, la domination de nos pays par des bourgeoisies parasitaires soumises à l’impérialisme, pour la définition des nos moyens d’action », a-t-il déclaré. Il a rappelé que bien que l’Afrique vient de fêter en grandes pompes ses cinquante ans d’indépendance, il n’en demeure pas moins qu’elle continue de vivre une situation de domination économique, financière, culturelle qui n’a aucune commune mesure avec les espérances nées de la fin de la colonisation et son cortège d’exploitation et d’humiliations.

L’impérialisme attaque à visage découvert

Selon lui, l’Afrique qui ploie déjà sous le poids de la domination, de la dette et des programmes d’ajustement structurel connaît plusieurs crises qui hypothèquent son avenir immédiat. Parlant de la guerre, il a rappelé qu’il y a à peine un mois que s’est déroulée sous nos yeux une tragédie humaine en terre africaine de Lybie, à l’allure d’ une occupation coloniale préparée et cautionnée par les Nations Unies, au nom de la mission humanitaire, dans le bruit assourdissant, mensonger et ignoble des médias occidentaux, des dirigeants et idéologues du capitalisme.

« N’ayant plus aucune force militaire en face depuis la fin de l’URSS, née de la Révolution Bolchévique d’octobre 1917, l’impérialisme attaque à visage découvert et décide directement qui doit gouverner dans chaque pays du Sud », a-t-il déclaré. Cheick Oumar Sissoko a levé le voile sur la longue liste des leaders nationalistes qui ont été victimes de l’impérialisme. « Ces crimes vont continuer encore longtemps, si nous ne réagissons pas, parce que le capitalisme est en crise, parce que l’Afrique avec ses richesses, ses marchés est devenue le coffre-fort du monde. Et tout est fait pour qu’elle soit en situation de marginalisation par rapport au reste de la planète en matière d’investissements productifs, de recherche pour l’innovation, d’impact des révolutions technologiques », a-t-il indiqué.

Les participants ont invité la Gauche à travers l’Afrique et à travers le monde à se donner la main pour le triomphe des idées de Gauche. Mais de tous les intervenants, Amadou Seydou Traoré dit Djicoroni, a été le plus applaudi. Après avoir salué l’initiative des partis de la gauche africaine de se rencontrer à Bamako, Amadou Seydou Traoré a estimé qu’elle soulevait un grand espoir : celui de l’élaboration d’une stratégie et de tactiques justes pour la victoire des peuples africains sur leurs exploiteurs de tous genres, la victoire de la justice sur l’oppression, la victoire du progrès sur la réaction, la victoire de l’Afrique sur les forces impérialistes qui la menacent. L’élaboration du règlement intérieur du Réseau, la détermination des critères d’adhésion, la rédaction du manifeste, l’élaboration de la stratégie de communication et la mise en place d’un mécanisme de réponse rapide, sont autant de points inscrits à l’ordre de jour de cette rencontre.

Assane Koné

Source : http://www.maliweb.net

 
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