dimanche, 19 août 2018
 

NON à la guerre française au Mali !

Rassemblement contre la guerre française au Mali mercredi 6 février 2013 Devant le siège d’AREVA, 33, rue de Lafayette, métro Le Peletier ou Notre-Dame-de-Lorette, le Samedi 9 février 2013 à 15H00.

Depuis plus de trois semaines, l’Etat français mène la guerre au Mali. La France, pompier pyromane, prétend pouvoir éteindre une situation qu’elle a largement crée. La société malienne a été laminée par des années de plans d’ajustement structurel imposés par le FMI pour le remboursement de la dette malienne, pour lequel la France est directement intéressée. C’est encore l’Etat français qui, par le biais de la CEDEAO dirigée par Monsieur Ouattara- dont on sait à quel point il doit beaucoup à l’armée française dans son accession au pouvoir en côte d’Ivoire en 2011- a alimenté le chaos politique au Mali, en représailles de la destitution en Avril 2012 de la présidence corrompue d’Amadou Toumani Touré que la France soutenait. Et privant aussi l’armée malienne de ses moyens logistiques.

Une forte partie de la population malienne et nombre de travailleurs maliens immigrés en France ont été soulagés par l’intervention de l’armée française face à l’oppression du fanatisme religieux au nord Mali. Mais l’armée française n’est en rien intervenue pour protéger la population mais pour ses intérêts impérialistes.

Ce ne sont pas des raisons humanitaires qui motivent la guerre française au Mali, mais des intérêts impérialistes, dans la plus pure tradition des agissements de la France Afrique. Comme un aveu, cette guerre permet à la France d’envoyer des troupes militaires pour sécuriser les mines d’uranium d’Areva Au Niger.

Cette mise en coupe réglée par les trusts français va de pair avec le maintien de gouvernements et d’appareils d’État alliés de l’impérialisme français et pour cela corrompus, plus soucieux de s’enrichir sur le dos de la population que de la défendre. On l’a vu au Mali où, lorsque les djihadistes sont arrivés, l’armée malienne a détalé sans demander son reste en leur livrant la population.

Aujourd’hui, alors que l’armée malienne reprend le terrain sur les traces de l’armée française, on apprend déjà qu’elle se livre à un certain nombre d’actions de représailles contre une partie de la population, en l’accusant d’avoir été complice des islamistes. Au point qu’on peut déjà se demander quelles nouvelles catastrophes, quels nouveaux massacres se préparent avec la reconquête du Nord-Mali par l’armée française et par les armées de pays africains dont aucune n’est réputée pour son respect des populations. Et c’est vrai bien sûr y compris de l’armée française. Que l’on se souvienne de son rôle au Rwanda !

Pour marquer notre solidarité avec le peuple malien, à travers toutes ses communautés, pour dénoncer une guerre impérialiste, qui comme toutes les précédentes – Irak, Afghanistan, Somalie…- n’alimenteront que le chaos, la guerre civile et ne renforceront que les extrémistes religieux, nous appelons à manifester devant le siège d’AREVA, 33, rue de Lafayette, métro Le Peletier ou Notre-Dame-de-Lorette, le Samedi 9 février 2013 à 15H00.

Premiers signataires : Alternative Libertaire, Lutte Ouvrière, le Nouveau Parti Anticapitaliste

 
A propos de Afriques en Lutte

Afriques en lutte est un collectif de militant(e)s anticapitalistes membres ou non de plusieurs organisations politiques. Ce site présente les articles parus dans le bulletin (envoi gratuit sur simple demande) ou d’autres publications amies. Notre objectif est de diffuser, à partir d’un point de vue militant, un maximum d’informations (politiques, économiques, sociales et culturelles) sur le continent africain et sa diaspora.

Si les articles présents sur ce site reflètent une démarche volontairement ouverte et pluraliste, leurs contenus n’engagent, bien évidemment, que leurs auteur-e-s. Tous les commentaires sont bienvenus. La rédaction se réserve toutefois le droit de les modérer : les propos injurieux, racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires, à caractère pornographique, pédophile, ou contenant des incitations à la haine ne seront pas publiés.

Pour nous contacter : afriquesenlutte@gmail.com

Fils de nouvelles RSS
Thèmes