mercredi, 22 novembre 2017
 

Quelle guerre mène la France au Mali ?

Une opération militaire ponctuelle pour stopper l’offensive des jihadistes ? Beaucoup plus ambitieuse pour les « éradiquer » du Sahara ? Partie prenante d’une nouvelle version de la « guerre globale contre le terrorisme » ? Une opération militaire pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale ou une participation à une guerre civile contre les minorités arabo-touarègues ?

Une opération politico-militaire pour rétablir un Etat malien défaillant ? Ou pour assurer la stabilité dans la région et protéger l’accès au ressources naturelles stratégiques (en particulier l’uranium exploité au Niger et exploitable au Nord Mali) ?

Le Mali, présenté longtemps comme un « miracle démocratique », était en crise, l’Etat en déconfiture, le pays en ruine, la corruption galopante. Une situation résultant pour une bonne part des pressions externes et « ajustements » imposés par les Occidentaux, à commencer par les Français. La question des populations sahariennes minoritaires et marginalisées, largement une conséquence de la colonisation, est restée sans solution après l’échec des accords de paix des années 90 au Nord Mali et la reprise des révoltes. La situation de ces populations s’est encore aggravée avec l’arrêt brutal des subsides versés par Kadhafi et l’arrivée de ses anciens « légionnaires » et de leurs armes.

Mais dans ce contexte, pourquoi et comment les jihadistes ont-ils pu gagner de telles capacités ? Les exactions des jihadistes et la menace qu’ils peuvent représenter pour l’ensemble des populations du Mali expliquent pourquoi, en majorité, les Maliens soutiennent l’intervention française (et notamment la grande majorité des Maliens résident en France).

Faut-il pour autant donner carte blanche l’armée française et aux forces de la CEDEAO ? Et quel rôle joue l’Algérie (et son allié américain) ? Il est certain, dans ce contexte, que l’opération « Serval » ne pourra pas se limiter à une guerre éclair où les blindés Sagaies et des Rafales français liquident les Toyota jihadistes comme dans un jeu vidéo. Mais quelle seront les conséquences d’une guerre prolongée ? Dans les pays du Sahel ? Dans les pays du Maghreb ? En Europe et en particulier en France. Et que peut on faire pour soutenir les maliens et les peuples de la région, revenir à la paix ?

Jeudi 14 février à 20H30, salle Duranti, 6 rue du lieutenant colonel Pelissier, Toulouse (Métro Capitole).

L’Université Populaire de Toulouse, l’association Survie MP, les Amis du Monde Diplomatique, avec le soutien d’organisations de solidarités internationales, vous invitent à la

Conférence-débat : Quelle guerre mène la France au Mali ? Avec quelles conséquences ?

Avec

Bernard Dreano, président du centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) et membre fondateur du réseau international Helsinki Citizens’ Assembly (représenté en France par l’Assemblée européenne des citoyens). Il est l’auteur de La perle et le colonel, réflexions sur les révolutions arabes, éditions Non Lieu, 2011. Il participe au conseil international du Forum social mondial (FSM) dont la prochaine rencontre à lieu à Tunis du 26 au 30 mars2013

Danyel Dubreuil, salarié de l’association Survie, qui depuis 1984 lutte pour un changement dans la politique de la France en Afrique, basée sur le respect de la souveraineté des peuples. Il est par ailleurs un des animateurs du réseau "Areva ne fera pas la loi au Niger".

survie.midipyrenees@free.fr

http://survie31.over-blog.com/

 
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