jeudi, 23 novembre 2017
 

Restaurer la légalité constitutionnelle au Mali

Un groupe de l’armée malienne a perpétré ce jeudi 22 mars 2012, un coup d’Etat militaire contre le gouvernement malien du Président Amadou Toumani Touré. Non content de remettre en question la légalité constitutionnelle du pays qui était cité parmi les plus démocratiques en Afrique de l’Ouest ces vingt dernières années, ce groupe a aussi pris en otage certains membres du gouvernement ainsi que des responsables de certaines institutions du pays.

Selon les informations reçues, trois personnes ont perdu la vie dans cette forfaiture et près d’une trentaine ont été blessées et se trouvent présentement à l’hôpital pour recevoir des soins. Ce coup de force a également favorisé des actes de pillage et de vandalisme dans la capitale Bamako entrainant par la même occasion l’attaque par un groupe armée de la Bourse du Travail, siège de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). Ce groupe a mis à sac le bureau du Secrétaire Général emportant tout le matériel informatique et autres biens appartenant à l’organisation avant mettre le feu dans les locaux.

Ce vendredi 23 mars 2012 alors que les travailleurs et les travailleuses membres de l’UNTM se réunissaient à la Bourse du Travail pour évaluer les dégâts, un autre groupe armé est rentré de force dans la cour de la Bourse du Travail et a arrêté violemment le Secrétaire Général Siaka Diakité et un autre camarade. Ils sont présentement acheminés vers une destination inconnue. La Confédération Syndicale Internationale (CSI) ainsi que ses 175 millions de membres à travers le monde condamnent fermement le coup d’Etat militaire survenu au Mali et demande une restauration sans délai de la légalité constitutionnelle dans le pays.

La CSI dénonce également l’attaque de la Bourse du Travail et l’arrestation arbitraire et le kidnapping de responsables syndicalistes de l’UNTM qui constituent une violation grave des conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail ratifiés par le Mali. Elle tient le groupe armée responsable de tout ce qui pourraient arriver à nos camarades et exige que leur sécurité et leur intégrité physique soient rigoureusement garanties.

La CSI rappelle à la junte militaire en place que ces exactions ne sauraient prospérer et qu’elle usera de toute son influence pour dénoncer auprès des institutions régionales et internationales de telles pratiques. D’ores et déjà, elle prendra toutes les dispositions pour déposer une plainte contre la junte militaire auprès des instances compétentes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour violation de la convention 87 relative à la liberté d’association et la protection du droit syndical.

La CSI réaffirme son soutien et sa solidarité aux camarades de l’UNTM ainsi qu’à l’ensemble du peuple malien pendant ces moments d’épreuves et en appelle à l’ensemble de ses membres pour dénoncer cette inqualifiable forfaiture.

 
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