mardi, 23 juillet 2019
 

Senegal : L’APPEL DE CAYTU 2019

Yoonu Askan Wi, RND

YOONU ASKAN WI /Mouvement pour l’Autonomie Populaire RND/Rassemblement National Démocratique

​​ En ce jour de commémoration, désormais rituelle, du 33ème anniversaire de la disparition du Pr Cheikh Anta Diop, alors que le Sénégal se trouve en pleine campagne pour la 11ème élection présidentielle de son histoire, il apparaît clairement que le pays est à la croisée des chemins, à l’image du reste du continent africain.

En effet, au-delà de la multiplicité apparente des candidatures admises ou recalées, il est manifeste que l’on est en présence de deux camps qui s’opposent frontalement : celui de la continuité du pouvoir néocolonial et celui de l’alternative souveraine.

Le premier, représenté par la coalition BennooBokkYakkaar(BBY) du Président sortant, regroupe l’ensemble des partisans du statu quo qui, toutes obédiences ou étiquettes confondues (libéraux, socialistes, marxistes, panafricanistes, etc.) entendent perpétuer indéfiniment le système multiséculaire de domination et de prédation au service de l’étranger et de ses affidéslocaux.

Le second, porté principalement par notre coalition Sonko Président, prône une rupture d’avec ce système mortifère pour le peuple et un changement de cap radical et salutaire pour le pays. Celle-ci devra commencer par la refondation de l’État sur des bases souveraines, démocratiques et populaires, conformément aux dispositions de la Charte consensuelle des Assises Nationaleset aux recommandations pertinentes de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI), toutes deux conduites par le vénérable Président Amadou MahtarMbow. Autant d’engagements librement souscrits par la plupart des tenants du pouvoir actuel, leur chef en tête, mais allègrement reniés ou méprisés tant par eux-mêmes que par certains de ceux qui leur disputent la place dans la compétition en cours…

C’est pourquoi, au vu de son bilan humain désastreux, le conglomérat de danseurs du ventre qu’estBBY ne peut qu’être minoritaire dans le pays réel, tandis que le pôle alternatif en construction, nullement comptable du passif des régimes successifs de Léopold Senghor à MackySall, soulève d’immenses espoirs parmi nos concitoyens et se positionne d’ores et déjà comme forcepotentiellement majoritaire. En tous cas, aux yeux de l’opinion, il reste le seul camp crédible et fondé à proposer des solutions novatrices, conformes à l’intérêt général, c’est-à-dire national et africain. Celaexplique la peur panique du suffrage universel qui s’est emparée des usurpateurs du pouvoir d’État à l’approche de l’élection et pourquoi il faut s’attendre à ce qu’ils ne reculent devant rien pour s’y maintenir afin de conserver leurs privilèges et préserver ceux de leurs maîtres étrangers. Ni la ruse et la corruption, ni mêmela force et la répression plus ou moins sanglante !

C’est dire que l’heure est grave. Le moment est venu pour nos compatriotes de départager une fois pour toutes les deux camps en présence et de décider de l’avenir du pays, en choisissant entre la continuité et la rupture, dans le cadre d’un débat public programmatique, ouvert, calme et serein. Après trois rendez-vous historiques manqués, d’abord avec l’indépendance nationale à l’occasion du référendum gaulliste truqué de 1958, puis avec l’unité africaine du fait de l’éclatement de la Fédération du Mali en 1960 et enfin avec le vrai patriotisme lors du funestecoup d’État franco-senghoriencontre le Président Mamadou Dia en 1962, et à l’issue de deux alternances dévoyées en 2000 et en 2012, n’est-il pas grand temps de rompre définitivement avec près de six décennies de fausse indépendance et de démocratie de façade ?

Aussi s’agit-il, ici et maintenant, de faire basculer le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest et, à terme l’ensemble du continent, sur la pente de notre destinée souveraine, unitaire, démocratique et populaire. Telle est la condition sine qua non d’un avenir solidaire et d’une vie meilleure pour tous, seule garantie d’une véritable sécurité humaine et d’une authentique paix durable. Le premier pas dans cette nouvelle direction salutaire est de s’organiser, d’aller tôt voter le 24 février prochain et surtout de voter utile pour le Sénégal et pour l’Afrique en votant pour la coalition Sonko Président et en se mobilisant massivement pour faire respecter la volonté populaire. Telle est la meilleure manière de rendre au regretté Cheikh Anta Diop l’hommage qui lui est dû en son terroir.

Ku bëreeydàan !​​​​​​​​ caytu, le 7 février 2019

Pour YoonuAskan Wi Le Délégué Général MadieyeMbodj Pour le RND Le Secrétaire Général Honoraire Dialo Diop

 
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