mardi, 21 août 2018
 

Declaration : Six ans de régime de Macky Sall, ou le règne de la fraude et du maquillage

Faux, maquillage et fraude : ‘’Grosse révélation’’ du 1er ministre Boun Abdallah Dione, dimanche dernier sur les ondes d’une radio de la place : « L’ex- ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall n’a pas démissionné du gouvernement. Il a été démis pour incompétence ». Mais alors Monsieur Dione, pourquoi et comment avoir découvert si tard l’incompétence du ministre Sall, qui a été membre du comité directeur de l’APR et coordonnateur national de la convergence des cadres dudit parti, directeur général de l’ARTP en 2012, ministre des Infrastructures et des Transports terrestre et du Désenclavement de 2012 à 2014, puis ministre de l’énergie de 2014 à 2017 ? Le refus de signer le contrat de TOTAL est certainement passé par là, administrant à l’opinion publique une énième illustration de la politique de faux, de maquillage et de fraude déployée, tous azimuts durant six ans, par le Président Macky Sall et les siens. Comme l’écrit le magistrat Ibrahima Hamidou Dème dans sa lettre ouverte publiée le 26 mars 2018, « nos valeurs cardinales de dignité, d’honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au profit du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence. »

Faux, maquillage et fraude érigés, non seulement en système de gouvernance mais de manière plus inquiétante encore, en règle de vie individuelle et collective, norme banale de comportement au pays des dóorkat (truands et roublards, en langage familier). Rien d’étonnant en cela du reste, quand on sait que dans la société, l’idéologie dominante est celle de la classe dominante. Lors du referendum de mars 2016, les conclusions des Assises nationales sont travesties, pour accoucher d’une réforme constitutionnelle maquillée selon les seuls désidératas et calculs pouvoiristes du prince. En juillet 2017, de Dakar à Saint Louis en passant par d’autres localités, des fraudes d’une ampleur inédite entachent le déroulement de certaines épreuves du baccalauréat ; les élections législatives de la même période font l’objet d’un hold up froidement exécuté, qui permet à l’Etat Parti APR-BBY de s’octroyer 75% des sièges à l’Assemblée nationale pour officiellement 49% des suffeages. Les pratiques grossières de fraude, aujourd’hui dépassées et chassées des bureaux de vote, se sont reconverties en technologies de fraudes plus ou moins sophistiquées, en amont du vote (fichier électoral, carte électorale dans le pays et à l’étranger, cartes d’électeurs, bulletins de vote, institutions chargées de l’organisation et de la supervision du processus électoral…). Les faux et usages de faux pullulent, faux douaniers, faux médecins, faux pharmaciens, faux marabouts, faux juges trafiquant de fausses décisions de justice contre espèces sonnantes et trébuchantes, etc. Des gradés de la police, agents assermentés, sont pris en flagrant délit de mensonge pour avoir lancé des grenades lacrymogènes sur une école élémentaire, occasionnant ainsi plusieurs blessés, et être venus ensuite effacer prestement les preuves matérielles de leur forfaiture et raconter des sornettes devant la presse ! Quand les rapports de l’ARMP, de l’IGE et de l’OFNAC mettent le doigt sur les techniques de prédation des ressources du pays par des DG, Ministres ou autres proches du ‘’macky’’, à travers des pratiques maffieuses de surfacturation, de gré à gré à tout vent, de subventions sans destinataires, de commandes fictives, de recrutements imaginaires, de caisses d’avance yaa ma neex, le chef de file de l’Etat Parti APR-BBY les met sélectivement sous le coude, dégage les fonctionnaires honnêtes et assure sans frémir la promotion des délinquants de la république ! Le président de la République, « le gardien de la Constitution » qui se subordonne tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, nous donne ainsi encore une fois la preuve par 9 qu’il gère le pouvoir, son pouvoir, non le pays, ni les intérêts du pays. N’a-t-il pas ordonné la réfection du building administratif, aux travaux jamais terminés, pour un coût de 39 milliards avant de décider d’aller loger plusieurs ministères à Diamniadio ? Ne vient il pas d’annoncer, en bombant curieusement le torse, la construction d’un second palais présidentiel à Diamniadio, au moment où les ventres crient famine dans plusieurs localités du pays, où les paysans n’arrivent pas à écouler leurs productions arachidières ou maraichères, se retrouvant ainsi obligés bien souvent de les brader à vil prix ? Qui parlait de « gestion sobre et vertueuse », et de « la patrie avant le parti » ? Mots d’ordre vite jetés à la mer de Ndaayaan !

Recrudescence des rapts d’enfants, des crimes et accidents mortels : A l’approche de la présidentielle du 24 février 2019, la rumeur ou la vox populi déclare n’être guère surprise par le regain de rapts d’enfants suivis de meurtres à Touba, à Mbao, à Rufisque, à Ziguinchor et ailleurs, ni par la multiplication d’accidents mortels, vite assimilés à des meurtres rituels et autres sacrifices humains et trafics d’organes, auxquels n’hésitent pas à recourir certains de nos politiciens assoiffés de pouvoir à conserver ou à conquérir, à tout prix ! Décidément, où en est donc le Sénégal dans sa descente aux enfers ?! Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : le laxisme de nos autorités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’indiscipline ancrée dans les mentalités et comportements de nos concitoyens, sont bien souvent à la base de beaucoup de nos drames ou catastrophes : hier la tragédie du bateau Le Diola avec ses 2 000 morts, aujourd’hui les incendies de Médina Gounass et de Parc Lambaye, le chavirement d’une pirogue à Betenty entrainant la mort de 21 braves femmes, le crash à Missirah dans la même zone du Niombato, d’un hélicoptère Mi-17 de l’armée sénégalaise, se soldant par 9 morts et 11 blessés, sans parler de ces accidents récurrents de la route (automobiles, camions, motos Djakarta, charrettes…) qui entrainent en moyenne 532 morts par an au Sénégal, soit presque 02 morts par jour pour cause d’accident de la circulation ! Bilan macabre aussi du côté des Sénégalais de la diaspora : succession record d’assassinats de Sénégalais en Italie, à Barcelone, à Madrid, sans oublier les USA, le Maroc ou la Libye. Que font les autorités sénégalaises en dehors de molles protestations vite rangées dans les tiroirs ? Le Président de la République en tout cas semble trouver un plaisir macabre à profiter de condoléances présentées à des VIP de la République pour valoriser publiquement ses compétences en matière de pêche aux …transhumants ! La transhumance politique, une des pires endémies affectant le corps social sénégalais, contribuant largement au discrédit de la politique et des acteurs politiques dans notre pays. Même « l’Association des femmes de ministres » y jette son grain de sel, oublieuses qu’elles sont du caractère plutôt éphémère de la fonction de leurs chers époux !

A la veille des échéances de 2019, S’opposer à la dictature émergente et au tripatouillage de la Constitution : L’Etat-Parti APR/BBY redouble d’ardeur dans sa démarche unilatérale de dictature émergente faite de maa tey, d’étouffement des libertés, de brigandage et de coup d’Etat électoral, le tout pour une victoire du macky au 1er tour en 2019, en vue d’un second mandat présidentiel plutôt hypothétique. Tout y passe pour habiller et maquiller leur jeu de gladiateurs : un ministre de l’intérieur qui proclame sans sourciller que sa mission consiste à faire réélire son candidat de président dès le 1er tour ; un faux audit permettant de proclamer l’actuel fichier électoral fiable à 98% ; une justice aux ordres du Prince pour cibler, condamner et éliminer cyniquement de potentiels candidats ; le refus obstiné d’instituer le bulletin unique ainsi qu’une autorité indépendante consensuelle, chargée de garantir l’organisation d’élections régulières, transparentes, démocratiques et pacifiques, etc.

Dans ce cadre, l’interdiction de manifestations pacifiques de l’opposition, droit garanti par la Constitution, est devenue, même pas une simple ‘’restriction momentanée’’ mais bien la règle systématique, au nom d’un Arrêté liberticide, combattu hier mais avalisé aujourd’hui, dit « Arrêté Ousmane Ngom ». Cet Arrêté n° 7580 du 20 juillet 2011 interdit « toutes manifestations à caractère politique dans l’espace compris entre l’avenue El Malick Sy et le Cap Manuel, notamment devant les immeubles abritant l’Assemblée nationale, le Sénat (actuel Primature), le Conseil économique et social, les Cours et tribunaux, le Palais de la République, le Building administratif et la Place de l’Indépendance » !! Un véritable apartheid digne des temps sinistres des Pieter Botha en Afrique du Sud ! Et pour couronner les forfaitures, des projets de loi de révision, en procédure d’urgence, de la Constitution, adoptée récemment en mars 2016, ainsi que modification du code électoral, pour y introduire un parrainage piégé, maqué par une volonté d’invalider sélectivement des candidatures supposées gênantes pour n’admettre à la compétition électorale que les adversaires de son choix, sans recours possible ! Faut- il par ailleurs le souligner, la démocratie ne saurait se réduire à 03 jours périodiques d’élection, à raison de 01 pour la présidentielle, 01 pour les législatives et 01 pour les locales. Des élections pas toujours régulières d’ailleurs, loin de là ! Par conséquent, pour s’opposer au tripatouillage électoraliste de la Constitution de notre pays, la mobilisation non pas seulement des partis politiques ou de l’Initiative pour des Elections Démocratiques (IED), mais plus encore la mobilisation citoyenne, la riposte de masse, démocratique, organisée et progressive de tous les démocrates et patriotes authentiques du Sénégal, sont plus que d’actualité pour assurer la tenue d’élections régulières, transparentes et fiables, gage de paix civile.

DECLARATION : SIX ANS DE REGIME MACKY SALL, OU LE REGNE DE LA FRAUDE ET DU MAQUILLAGE ! (DEUXIEME PARTIE / SUITE ET FIN)

Croissance et émergence ou bradage des ressources naturelles : Comment peut- on parler d’émergence de notre pays tout en hypothéquant pour 30 ans au moins, au grand détriment des générations actuelles et futures, nos ressources en gaz et pétrole ainsi que nos ressources halieutiques sans oublier le bradage des ressources foncières, ce à travers des contrats et accords conclus de façon opaque au nom d’intérêts occultes et claniques ? Comment peut- on parler d’émergence quand des décisions de justice prononcées en faveur de centaines de travailleurs injustement licenciés ou mis au chômage, eux qui pourtant assurent la production et les richesses, restent non exécutées 05, 10 ou 20 ans durant, du fait d’employeurs véreux bénéficiant de la complicité active ou passive de l’Etat ? Comment peut- on se targuer de taux de croissance de plus de 7%, une croissance non durable car le plus souvent tributaire des aléas de la pluie et du climat, une croissance qui ne réduit pas les importations, une croissance extravertie dont 52% de la valeur en 2016 sont rapatriés à l’étranger, une croissance sans création massive d’emplois ni réduction de la pauvreté : signalons, à titre d’illustration, que le taux de pauvreté est passé à 77% dans des régions pourtant aux fortes potentialités comme Kolda et Kedoudou, ou même Ziguinchor et Tambacounda ? Comment peut on parler d’émergence sans politique d’industrialisation, sans articulation entre agriculture et industries de transformation des produits primaires ?

Pourquoi tous ces paradoxes ? Parce que, répond l’économiste, le professeur Kassé que l’on ne saurait traiter d’opposant, « si vous regardez un pays dont les exportations sont à 12 % et les importations à 30 %, il y a quelque chose qui ne marche pas ; c’est-à-dire qu’au fond, la machine économique et les revenus que nous tirons repartent à l’extérieur. C’est tout comme si la machine économique travaille pour l’extérieur. En science économique, je n’ai jamais vu un pays se développer à partir des importations. Ces importations aussi, il faut les analyser pour savoir qu’est-ce qu’on importe. On a l’impression de vouloir faire du pays un énorme bazar » (Pr Kassé lors du Point économique organisé le 13 mars 2018 par le MEFP). Pendant ce temps, ce sont chaque année 275 000 demandeurs d’emploi qui viennent grossir l’armée des chômeurs, constitués surtout de jeunes et de femmes, et estimés à plus de 4 500 000 personnes, soit 58% des 7 800 000 personnes âgées entre 15 et 35 ans qui constituent la population active du Sénégal. Que signifient alors les quelque 336 650 emplois créés, dont se vante le premier ministre Dione ? Jetée là aussi à la mer de Ndaayaan la promesse des 500 000 emplois !

Comment parler sérieusement de croissance inclusive si les entreprises nationales, contraintes pour 97% d’entre elles de se débrouiller dans l’informel, sont écartées des marchés juteux au profit des sociétés françaises, chinoises, marocaines, turques ou autres, et sont en même temps étouffées par le poids de la dette intérieure de l’Etat sénégalais ? Cette dette chiffrée en 2012 à 41% du PIB, est montée à 61% du PIB en 2016. Les recours répétés aux emprunts sur le marché financier international (la dernière opération Eurobond a permis au Sénégal de lever un emprunt de quelque 1200 milliards FCFA en mars 2018, soit le double de celle lancée en 2017) cachent mal les difficultés actuelles de trésorerie, dues essentiellement à la dilapidation effrénée et irrationnelle des ressources financières du pays, ce malgré l’annulation déjà sous Wade, à hauteur de quelque 2 800 milliards FCFA, de la dette multilatérale du Sénégal, dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés). En définitive, la croissance actuellement au Sénégal sert, d’une part à enrichir les multinationales capitalistes étrangères, d’autre part à rembourser une dette colossale illégitime, et enfin à engraisser une bourgeoisie politico-bureaucratique d’Etat parasitaire et prédatrice. Dilapidation des ressources financières : Au Sénégal, alors qu’aucune disposition de la Constitution ne le prévoit spécifiquement, Macky Sall par décret n°2013-125 du 17 janvier 2013, attribue à tout ancien président de la République un traitement princier mensuel de 5 millions de FCFA, auquel s’ajoutent divers avantages et privilèges, surtout s’il choisit de s’établir hors du Sénégal : une assurance-maladie étendue au conjoint, deux véhicules, un téléphone fixe, une indemnité de logement d’un montant mensuel net de 4, 5 millions francs CFA, des billets d’avions jusqu’à concurrence de 40 millions de francs CFA par an pour lui et son (ses) conjoint(s), quatre collaborateurs de son choix, un aide de camp, des gendarmes pour la sécurité de son logement, deux gardes du corps, un agent du protocole, deux assistantes, un standardiste, un cuisinier, une lingère et un jardinier, tous salariés de l’Etat du Sénégal-excusez du peu ! Au vu de ce train de vie royal de retraité, l’on est fondé de demander à combien s’élèvent les revenus réels et autres privilèges du président en exercice ! Monsieur Macky Sall par décret n°2014-697 du 30 mai 2014 octroie une indemnité mensuelle forfaitaire de 500 000 FCFA aux conjoints des ambassadeurs et consuls. Il crée des institutions politiciennes inutiles, à la HCCT, entretenues à coups de milliards, un HCCT qui roule sur un budget annuel de près de 7 milliards dont 500 millions de fonds politiques. Revendications sociales légitimes : Dans ce Sénégal là, en 2018, le gouvernement rechigne à payer leur dû aux enseignants, faisant fi d’accords ‘’réalistes et réalisables’’ signés solennellement et officiellement depuis 2014. Idem pour les agents du secteur de la santé. Les étudiants quant à eux sont régulièrement contraints de faire grève, d’allumer des pneus et de jeter des pierres face aux grenades lacrymogènes, simplement pour percevoir leurs bourses. Quelle prise en charge effective et consensuelle a été faite des conclusions issues de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur de 2013 ainsi que des Assises nationales sur l’éducation et la formation de 2014, pour des solutions durables aux crises répétées dans le secteur de l’éducation, de la formation et de la recherche ? Pendant ce temps, les dettes cumulées et non payées aux structures de santé au titre de la CMU tant vantée, sont entrain d’étouffer dangereusement les établissements de santé. Comment peut- on alors parler d’émergence tout en compromettant quotidiennement le fonctionnement de secteurs stratégiques vitaux tels que l’éducation et la santé ainsi que leur capacité à assurer aux citoyens un service public de qualité ? Ce ne sera certainement pas en traitant les enseignants grévistes d’« anarchosyndicalistes aux revendications excessives », formulées « à des fins politiques avouées de vote -sanction contre le Président Macky Sall, candidat à un second mandat » ! Décidément, le spectre du second mandat hante même le sommeil de certains ‘’publicistes marxistes’’ convertis au mackysme ! Une urgence s’impose nettement : le système déséquilibré, incohérent et inéquitable de rémunération des agents de la fonction publique, hérité en particulier du système Wade et maintenu par Macky Sall, doit être revu en profondeur dans un souci d’équité, de justice et de transparence, facteur de paix sociale. Désormais, pour une sortie de crise dans le secteur éducatif, n’est- il pas indispensable de nouer un Pacte de solidarité citoyenne pour l’école, entre enseignants, parents et élèves, en vue d’aller au-delà du dialogue de sourds Syndicats / Gouvernement, pour constituer un pôle tripartite chargé de conclure avec le gouvernement les conditions d’un climat de sérénité, passant par la mise en œuvre effective des accords signés, et prenant l’opinion nationale à témoin, mettant ainsi publiquement chacun des acteurs devant ses responsabilités ?

Unité et lutte, exigence d’alternative crédible : Cela va de soi, bien évidemment tout ne peut pas être négatif dans les six ans de règne de Macky Sall : moins de coupures d’électricité, plus d’infrastructures, plus d’accalmie en Casamance… Certes, mais il faut bien l’admettre, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs… de campagne électorale !

Face donc aux leurres, aux reniements ou autres wax waxeet, aux gaspillages et aux détournements, à la gestion maffieuse, clientéliste et prédatrice, face aux dérives liberticides et autres tentatives organisées de « un coup k.o », véritable coup d’Etat électoral, seules l’unité et la lutte peuvent constituer une voie salutaire pour notre peuple. Unité et lutte des Sénégalaises et Sénégalais en vue de réussir l’indispensable révolution culturelle pour le changement décisif des mentalités et des comportements, comme vient de l’illustrer Ibrahima Hamidou Dème, qui « démissionne d’une magistrature qui a démissionné », pour refuser de cautionner « une culture de soumission qui a progressivement remplacé une longue culture d’honneur, de dignité et d’indépendance », et pour prôner en actes « une nouvelle mentalité…, l’émergence d’une nouvelle citoyenneté, l’émergence d’un patriotisme nouveau, l’émergence d’une nouvelle gouvernance, seules capables de vaincre le statu quo et de porter un développement durable et harmonieux. »

Unité et lutte des travailleurs sur le terrain, autour des revendications populaires, à l’exemple de la marche de la CNTS du 23 janvier 2018. Nécessaires unité et lutte des travailleurs sur le terrain, en général et en particulier dans les secteurs de l’éducation et de la santé, à travers l’indispensable fédération de leurs différents cadres syndicaux, afin de renforcer la crédibilité et l’efficacité de leurs combats. Rassemblement et lutte des démocrates et patriotes, sur le terrain, à la veille de l’échéance présidentielle et des élections locales de 2019, dans la convergence et l’interaction des « 3F » : Fusion, Fédération, Front. Telle est la voie pour une recomposition politique indispensable, dans la perspective, non plus d’une simple alternance dans la continuité de la dépendance et du pillage, mais plutôt d’une vraie alternative autour d’un Plan Sénégal Indépendant pour la souveraineté et le développement endogène, dans une Afrique de liberté et de dignité, pour la refondation démocratique et institutionnelle, la mise en œuvre d’un projet de transformation sociale porté, non par un individu, mais plutôt par un leadership collectif imbu de valeurs et d’éthique de progrès, dans l’esprit des conclusions des Assises nationales et des Recommandations de la CNRI. Il y va du salut du Sénégal, aujourd’hui et demain.

Fait à Dakar le 28 Mars 2018

Le Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi

 
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