mardi, 21 novembre 2017
 

Togo : harcèlement de l’opposition

FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT (FRAC)

UFC SURSAUT-TOGO ADDI ALLIANCE PSR


CONFERENCE DE PRESSE

D E C L A R A T I O N L I M I N A I R E

Depuis la proclamation des résultats frauduleux de l’élection présidentielle du 04 Mars 2010 et leur contestation par le FRAC, le régime RPT, comme à l’accoutumée, tente de se maintenir au pouvoir par tous les moyens : violations massives des droits de l’homme, tentative de destruction des partis politiques de l’opposition, tentatives de musellement de la presse et persécution des journalistes. Bref, c’est la stratégie de la terreur que le RPT a toujours mise en œuvre pendant les périodes électorales.

Dans la droite ligne de cette stratégie, les milices du RPT qui ont perpétré les massacres des populations togolaises en 2005 ont repris service. C’est ainsi que des hommes en tenue civile se réclamant de la gendarmerie, munis de pistolets, de couteaux, de divers objets contondants et de cordes de commando avec embouts métalliques, sont désormais visibles aux côtés des hommes en uniforme armés jusqu’aux dents.

Depuis le 10 Août 2010, date du Congrès extraordinaire de l’UFC, toutes les manifestations des partis politiques membres du FRAC sont systématiquement empêchées et sauvagement réprimées à coups de grenades lacrymogènes accompagnés de passages à tabac, d’arrestations arbitraires et de saisies de motos.

Sous l’autorité du Ministre de la Sécurité, les miliciens du RPT, à bord de véhicules de la gendarmerie et de voitures banalisées, à pied ou à moto, séquestrent les dirigeants du FRAC à leurs domiciles, les prennent en chasse dans les rues et les empêchent de circuler librement. Ils pourchassent et molestent les paisibles populations dans divers quartiers de Lomé. Ensemble avec les hommes en uniforme, ces miliciens matraquent les populations, les arrosent de gaz lacrymogène, saisissent les engins de tous les motocyclistes se trouvant dans les environs.

Ainsi, le mercredi 15 Septembre 2010, ce sont ces mêmes miliciens, appuyés par des éléments de la gendarmerie, qui ont pris position autour des domiciles des responsables du FRAC et allié pour les contraindre à rester chez eux. Malgré ce dispositif qui a été maintenu jusque tard dans la soirée, le Président Jean-Pierre Fabre est sorti pour honorer ses engagements. Toute la journée, il a été poursuivi par une meute de miliciens qui l’ont empêché de circuler librement. Les miliciens et les gendarmes se sont ensuite livrés à des actes de violence sur les populations de Kodjoviakopé, faisant de nombreux blessés graves.

Le FRAC dénonce et condamne l’utilisation de milices par le pouvoir RPT pour terroriser et asservir les populations togolaises.

Le FRAC dénonce et condamne également l’instrumentalisation de la police et de la gendarmerie qui se livrent à toutes sortes d’exactions sur les populations au lieu de les protéger.

Le FRAC attire l’attention de M. Faure Gnassingbé, du gouvernement Houngbo et du régime RPT sur les conséquences des exactions de leurs hommes de main quant à l’intégrité physique des responsables politiques et des paisibles citoyens.

Le FRAC met solennellement en garde M. Faure Gnassingbé, le gouvernement Houngbo et le régime RPT contre l’usage de la violence et de la terreur qui mène notre pays vers un embrasement généralisé.

Le FRAC appelle les populations à la vigilance.

La lutte populaire est invincible.

Fait à Lomé, le 22 Septembre 2010

Pour le FRAC,

Le Président

Jean-Pierre Fabre

 
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