mardi, 24 octobre 2017
 

Togo : Réformer le système néocolonial ou le détruire ?

Sus à la France et aux collabos Jean Dégli, Fulbert Attisso, Kuakouvi Magloire. !!!

Malgré les grandioses manifestations de notre vaillant peuple à Lomé, Sokodé, Atakpamé et d’Aného pour réclamer le départ immédiat du jeune despote Faure Eyadema, malgré les protestations des togolais vivant en exil au Bénin, au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Allemagne, Belgique, au Canada, en France, les États Unis et en Suisse ; les partisans résolus d’un troisième mandat pour le fils du père Eyadema Faure ne désarment point. Apres une première sortie ratée, la tête de pont de cette campagne, Jean Dégli vient, une fois encore, de lancer une nouvelle association. Il s’agit en fait d’un conglomérat dénommé groupe de médiation pour accélérer les prétendues réformes constitutionnelles. Sacré Jean Dégli, notre vaillant peuple est aux aguets !

Le moins qu’on puisse dire est que Faure et son écuyer Jean Dégli continuent leurs morbides campagnes contre la volonté populaire et contre le cours de l’histoire. Or, la vie a confirmé que la roue de l’histoire ne tourne jamais à l’envers. Et l’histoire donnera raison à tous ceux qui continuent de lutter avec courage et abnégation contre ce pouvoir tyrannique. Ce nouveau groupe dit de médiation est un nouveau faux-fuyants, un véritable échappatoire qui a pour but, non seulement, de noyer les mots d’ordres salutaires du peuple, à savoir le départ immédiat de l’apprenti dictateur Faure, mais aussi, de prolonger la survie de la dictature, et ce dans le plus grand intérêt de la France, véritable maître d’œuvre de toutes ces machinations autour des prétendues réformes constitutionnelles.

A part les gesticulations de Jean Dégli et de son groupe de médiation, il est à noter, le perfide rôle de l’ambassadeur-gouverneur de France qui ne cesse d’organiser des réunions nuitamment avec tous les protagonistes y compris les responsables de l’ANC/CAP2015 afin de donner des instructions et ultimatum à Jean-Pierre Fabre et ses comparses qu’ils doivent "patienter et laisser Faure de se présenter pour un troisième mandat" "votre temps viendra... ". Voilà comment la France contrôle, s’ingère constamment dans la situation politique au Togo.

En outre, il faut admettre que depuis la chute de l’autocrate Compaoré au Burkina Faso, le pays n’est plus un territoire sûr pour l’impérialisme français. La France est réticente, hésite sur l’évolution de la transition politique au Faso et c’est dans ce contexte d’instabilité que le jeune despote Faure a pris du poids et est devenu un atout important dans la sous-région, le nouveau garçon de course, pour la France. Ainsi, elle peut s’appuyer constamment sur Faure Eyadema dans sa nouvelle stratégie militaire qui consiste à implanter des bases d’agressions pour ses forces spéciales qui sont actuellement sur plusieurs terrains d’opérations en Afrique de l’Ouest et Centrale.

En parcourant l’histoire de luttes des peuples, on constate avec acuité qu’on n’a jamais réformé un système prédateur, une dictature sanguinaire aux mains d’une puissance étrangère. L’expérience a montré que les peuples en lutte ont toujours combattu vigoureusement et chassé du pouvoir les satrapes et les sanguinaires. Les exemples historiques sont légions, on peut facilement citer : -le renversement du Shah en Iran en 1979,
- la révolution sandiniste qui avait défait le dictateur Somoza au Nicaragua en 1979,
- la chute violente de Bébé Doc le 7 février 1986 en Haïti et, -tout récemment, au Faso le départ de l’assassin Compaoré en octobre 2014.

Pour ne citer que ces exemples. On a vu ailleurs que ce ne sont pas les réformes constitutionnelles et institutionnelles qui peuvent amener le changement démocratique. C’est plutôt la fin de la dictature et l’instauration d’un régime démocratique qui dote les pays en lutte d’institutions démocratiques.

Pourquoi donc chez nous au Togo, les faux amis du peuples, les faux démocrates regroupés au sein des clubs électoraux (CAR, ADDI, UFC, l’ANC/CAP2015) veulent continuellement imposer à notre vaillant peuple la voie du dialogue, des négociations au sommet, des réformes constitutionnelles ? La raison est toute simple. Le programme politique et économique de ces clubs électoraux ne sont qu’une copie conforme de celui du parti au pouvoir le RPT/UNIR. Tout au plus, ces deux clans rivaux ne jurent que par les puissances étrangères qui interviennent dans notre pays à savoir la France, l’Allemagne et les États Unis.

En outre, pour leurs intérêts mesquins, ces faux amis du peuples, ces faux démocrates ont oublié que le sang de nos martyrs tombés en février-avril 2005 n’a pas encore séché. Ils ont aussi oublié la souffrance et les sacrifices des ouvriers des mines, de nos enseignants, des infirmières et surtout la misère d’une jeunesse désespérée et désemparée. Il apparaît clairement qu’ils n’en ont cure des souffrances du peuple. Aussi est-il évident que pour quelques sequins Jean Dégli, Magloire Kuakouvi, Fulbert Attisso et leurs comparses se sont bouchés les oreilles et fermés les yeux sur les pratiques crapuleuses, dégradantes et inhumaines de la dictature. Bref, il est clair que les partisans d’un troisième mandat de l’apprenti dictateur ne sont dans les faits et les actes que de vils valets de la France et prompts à s’aplatir totalement devant les quatre volontés du clan Gnassingbé. Le peuple togolais doit les identifier comme tels et les combattre au même titre que la dictature.

Plus que jamais, les patriotes, les démocrates et tous les hommes épris de paix et de justice doivent se lever comme un seul homme pour organiser une longue résistance pour déjouer cette nouvelle forfaiture contre les intérêts de notre peuple. Plus que jamais les démocrates révolutionnaires ont l’ultime devoir de continuer sans cesse la mobilisation et le renforcement de leurs organisations de bases en vue d’une insurrection populaire pour détruire ce système néocolonial et rendre le pouvoir au peuple togolais !

 
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