mardi, 18 décembre 2018
 

Il y a 50 ans, l’exécution d’Yveton

Le 11 février 1957, le militant du Parti communiste algérien (PCA), Fernand Yveton, condamné à mort par la justice coloniale française pour avoir rejoint la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie, était guillotiné dans la cour de la prison de Barberousse, à Alger. Son recours en grâce avait été refusé par le président de la République, René Coty, avec l’accord du garde des Sceaux de l’époque, François Mitterrand, et du chef du gouvernement socialiste, Guy Mollet.

Ouvrier tourneur, Fernand Yveton devint ensuite militant de la CGT à l’usine de gaz d’Alger. À l’époque, le PCA, très lié au PCF, avait surtout une implantation dans les milieux ouvriers « européens », dits « pieds noirs », avant qu’ils ne basculent dans le camp des ultras de l’Algérie francaise. Extérieur au FLN, le PCA avait créé ses propres groupes armés, les combattants de la Libération, qui passèrent rapidement sous le contrôle de l’Armée de libération nationale.

Au début de l’insurrection armée, le PCF avait eu une attitude plus que timorée. En 1956, ses députés avaient voté les « pouvoirs spéciaux » au socialiste Guy Mollet - pour ne pas rompre l’unité de la gauche, déjà ! -, et lui permettre de faire la paix. En fait, Guy Mollet utilisa ces pleins pouvoirs pour envoyer le contingent se battre en Algérie et intensifier la répression. Mais il y eut quelques Européens communistes qui ne se résignèrent pas, comme Maurice Audin, « disparu », ou Henri Alleg, torturé par les paras du général Massu. Fernand Yveton fut de ceux-là : il avait 31 ans.

Rouge 16/02/07

 
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