mardi, 20 février 2018
 

Marche à Alger le 12 février

Coordination nationale pour le changement

Initialement prévue pour le 9 février, la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, constituée de partis politiques, syndicats autonomes et organisations des droits de l’homme entre autres, aura lieu finalement le 12 février comme proposé par Ali Yahia Abdenour de la LADDH, et qui coïncidera avec le week-end « afin de permettre une large adhésion de la population ».

Ainsi a décidé la majorité des représentants des organisations qui se sont réunies hier à la maison des syndicats à Dar El Beida (Alger), le consensus ayant été long à se dessiner eu égard aux divergences de vues.

L’objectif premier est de réussir la marche « avec ou sans autorisation ». Les nombreuses personnes qui ont pris la parole au cours de la réunion d’hier (une vingtaine d’organisations représentées), ont d’ailleurs évoqué la nécessité de profiter de la conjoncture actuelle à l’échelle de la région et préconisé de « suivre » l’exemple de nos voisins.

La coordination nationale dont les membres se réuniront aujourd’hui pour installer une commission technique chargée du suivi du mouvement va incessamment faire un appel à toutes les organisations aussi bien syndicales, qu’estudiantines et de la société civile en général « pour adhérer à cette dynamique désormais enclenchée », alors que l’itinéraire de la marche n’a pas encore été décidé.

Il interviendra ultérieurement, « quelques jours avant la marche », selon Maître Bouchachi, président de la LADDH.

Même si les membres de la coordination se sont accordés à dire que l’action du 12 qui ne doit pas être conjoncturelle doit être placée hors de toute chapelle politique, il n’en demeure pas moins que chacun des intervenants a, au cours des débats qui ont duré plus de quatre heures, essayé de tirer son épingle du jeu.

D’autres revendications d’ordre social notamment (augmentation du SNMG, logements…) ont fait leur apparition alors que la réunion avait pour objectif de dégager une date pour la marche et trancher à propos des slogans qui devaient la caractériser.

« On ne peut demander quoi que ce soit à un pouvoir dont on exige le départ », a tranché Maître Bouchachi à la fin des débats, chose qui n’a pas plu par exemple au représentant du PST, qui estimera qu’« on ne peut pas occulter la dimension sociale du mouvement ».

Le consensus a néanmoins été laborieusement trouvé, même si les divergences demeurent toujours à propos de la demande d’autorisation de la marche ainsi que la tenue d’autres marches synchronisées au niveau national. Pour Ali Yahia Abdenour, il faut faire la demande pour la marche ne serait-ce que pour le côté « légal » et « aux yeux de l’opinion internationale, et marcher quelle que soit la réponse ». Réponse le 12 février… sur le terrain.

 
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