lundi, 24 septembre 2018
 

POUR L’’ARRET IMMEDIAT DES RAFLES,, ARRESTATIONS ET REFOULEMENT D’’ETRANGERS DE LA MAURITANIIE VERS LES FRONTIERES SENEGALAISES ET MALIENNES !

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) a été saisie par des Organisations de défense des Droits humains, notamment Justice Sans Frontières pour les Migrants et l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) à propos d’une opération de contrôle de maisons et de voitures de Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie, pour arrêter et rapatrier tous les étrangers qui ne sont pas en situation administrative régulière. Aussitôt alertée, la RADDHO a saisi le Coordonnateur de son Observatoire régional des Droits humains basé Saint-Louis, pour vérifier l’information selon laquelle des refoulements auraient déjà été opérés vers Rosso, ville frontalière entre la Mauritanie et le Sénégal. D’après les informations reçues, il y’aurait des femmes et des enfants de diverses nationalités de la sous région. Selon divers témoignages, le Jeudi 5 avril 2012, les services de sécurité de Nouadhibou ont entamé une opération de contrôle de maisons et de voitures pour arrêter et rapatrier tous les étrangers qui ne sont pas en situation administrative régulière. Selon un communiqué de l’AMDH : « La police a dressé des barrages sur la route menant du centre-ville vers le quartier de Cansado et mené des investigations au niveau de l’identité des pêcheurs travaillant à Nouadhibou. Une opération qui aurait abouti à l’arrestation de centaines d’étrangers qui ont été orientés vers le centre d’accueil des rétention des migrants « clandestins » en vue de leur rapatriement vers leurs pays d’origine ».

De même, Migreurop a récemment publié des informations dans son site faisant état d’une opération de rafles, d’arrestations et de refoulements d’étrangers depuis Nouadhibou vers les frontières sénégalaises et maliennes. Selon la même source « Toutes les personnes arrêtées, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieillards ont été sommés de s’asseoir à même le sol sur le trottoir ou sur les immondices, le tout sous un soleil de plomb et ce durant des heures. Ce sont donc plus d’un millier d’hommes, de femmes et d’enfants de toutes nationalités subsahariennes confondues qui ont été transférés à bord de pick-up et de fourgonnettes de la gendarmerie et de la police et « parqués » comme du « bétail humain » au centre de rétention « Guantanamo » et de la nouvelle prison civile de Nouadhibou. De mémoire d’habitant de Nouadhibou un tel acte ne s’était jamais produit auparavant ».

Face à la gravité de la situation, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) :
- Condamne fermement ces actes qui violent les dispositions de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et qui sont contraires à l’esprit d’’hospitalité du peuple Mauritanie ;
- Invite l’Etat mauritanien à respecter ses engagements vis-à-vis des conventions régionales et internationales qu’elle signées et ratifiées, notamment la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ;
- Exige l’arrêt immédiat de cette opération de rafles, d’arrestations et de refoulements afin de permettre à ces personnes de se mettre en règle.

Fait à Dakar, le 10 Avril 2012

Le Président

 
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